Marsouins de France et d'outre-mer

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 Qui sont les Frères Musulmans? pour mieux comprendre ce qui se passe au Moyen-Orient

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Jeanlouis

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MessageSujet: Qui sont les Frères Musulmans? pour mieux comprendre ce qui se passe au Moyen-Orient   Lun 25 Juin - 19:52

Les élections "démocratique" en Egypte, ont permit l'accession au pouvoir des frères musulmans, cette élections risque d’entraîner un clash énorme au Moyen Orient voir même d’emmener l'occident vers un avenir quel cherche à éviter depuis longtemps.
J'ai voulu en connaitre plus sur ces frères musulmans du coup je partage ces infos avec vous, sans dérive juste de l'info brut de caisson silent silent

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Symbole des frères musulmans


Pour la plupart d'entre nous, citoyens des pays occidentaux, l'islamisme radical est une découverte encore récente. Il aura fallu le 11 septembre, les talibans, Al-Qaeda pour que nous commencions à entrevoir la profondeur et la puissance du conflit qui s'installe.
Pourtant, depuis plusieurs décennies, un penseur égyptien avait déjà élaboré les fondements de cette guerre. Une guerre totale, à ses yeux, presque un conflit cosmique, indissociablement mystique et politique. Son oeuvre monumentale, élaborée au milieu du XXe siècle, semble appartenir à un autre temps. Elle évoque, pour nous, le Moyen Age et le totalitarisme fanatique.
Sa lecture est à tous égards impressionnante. Cet homme se nomme Sayyid Qutb (prononcez « Kot'b »).

Mais avant allons aux origines des frères musulmans:

Fils d’un fonctionnaire de l’État égyptien, Hassan al-Banna (en arabe حسن البنا) naquit en 1906 dans le delta du Nil. Son père lui imposa une éducation religieuse stricte. Dans cette ambiance familiale toute en dévotion, le jeune Hassan nourrissait un fort sentiment d’admiration pour la monarchie saoudienne. Il idéalisait sa conquête du trône d’Arabie et le courant puritain islamiste des Wahhabites, surgi dans la péninsule au XVIIIème siècle. Il écrira plus tard: "Qui aurait pu imaginer que le roi Abdelaziz al Saoud... deviendrait l’un des espoirs de la renaissance et de la réunification du monde musulman?"
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Hassan al-Bannâ 1906-1949


Pendant ses études, au Caire, Hassan al-Banna entre en contact avec les intellectuels musulmans du mouvement "salafiyya," ou salafiste, qui se veut dans la tradition des compagnons du prophète Mahomet. En septembre 1927, il obtient son premier poste d’instituteur à Ismaïlia sur le canal de Suez.

En mars 1928, il crée la société des Frères musulmans avec une douzaine d’autres personnes. En 1929, elle compte déjà 4 sections, 15 en 1932 pour atteindre le chiffre de 300 cellules en 1938. En 1949, on estime les Frères à 2 millions de membres répartis à travers toute l’Égypte.

Brillant orateur, Al-Banna galvanise les foules, jouant sur la frustration de ses compatriotes sous occupation britannique et attribuant tous les malheurs de la communauté musulmane à l’Occident. Cependant, son propos garde une tonalité religieuse, appelant à la stricte observance des préceptes coraniques.

UNE LOI COMPLÈTE POUR DIRIGER CETTE VIE

Dans leur premier journal, créé vers 1930, les Frères publient leur profession de foi.
On lit:
"Je crois que tout est sous l’ordre de Dieu, que Mohammad (Mahomet) est le sceau de toute prophétie adressée à tous les hommes... que le Coran est le Livre de Dieu, que l’islam est une Loi complète pour diriger cette vie et l’autre..."

"L’islam est une loi complète pour diriger cette vie..." .
Érigeant ces mots en règle absolue, Hassan Al- Banna place la religion musulmane au-dessus de toutes les lois humaines.

"Je renforcerai les rites et la langue de l’islam..." La langue arabe, celle du coran, devient objet de sacralisation. A ce titre, il convient d’en préserver la "pureté" et d’en répandre l’usage. Voire de l’imposer. Comme, dans le passé, aux chrétiens du Liban. Comme aujourd’hui, aux Maghrébins berbérophones.

"Je crois que le musulman a le devoir de faire revivre l’Islam par la renaissance de ses différents peuples, par le retour à sa législation propre (la charia); que la bannière de l’islam doit couvrir le genre humain; que chaque musulman a pour mission d’éduquer le monde selon les principes de l’Islam..."

On voit là les Frères révéler leur volonté prosélyte. Il n’y aurait rien à dire s’ils acceptaient la réciproque des autres courants religieux, y compris non musulmans. Mais, en Égypte, par exemple, sous leur influence, les lois de l’État interdisent la conversion d’un musulman.

LE TOTALITARISME DES FRÈRES

A la tête des frères, Al-Banna se donne le titre de "Mourched al aam" (Guide général).
Il dirige assisté d’un conseil de 12 à 20 membres nommés par lui. A la base, une assemblée élue ne jouit que d’un rôle consultatif. Le Guide détient tous les pouvoirs. Son autorité s’appuie sur un serment d’allégeance à sa personne prononcé par chacune des recrues.
"Je m’engage envers Dieu, le Très-Haut, le Très-Grand, dit le postulant, à adhérer fermement au message des Frères musulmans, à accomplir pour lui le "jihad" (la guerre sainte), à avoir entière confiance en son chef et à lui obéir totalement en toute circonstance heureuse ou malheureuse..."

Dans le serment d’allégeance, le terme "jihad" est déterminant.
Rapidement, les Frères se dotent d’une force militaire. D’abord au sein de leur organisation de scoutisme, où un millier de jeunes gens portait des armes. En 1936, lors du soulèvement arabe en Palestine, puis en 1948, pendant la première guerre israélo-arabe, ils participent aux combats.

Puis les Frères se dotent d’une structure militaire clandestine, l’"Organisation secrète," commandée par Saleh Achmaoui. Dès 1940, une relation se noue entre cette Organisation secrète et les cadres de l’armée, futurs putschistes, des "Officiers libres." Anouar al-Sadate, très lié à Gamal Abdel Nasser, fournit des armes à la confrérie. En 1944, Nasser établit même une connexion directe entre elle et lui.

HASSAN AL-BANNA PERD LE CONTRÔLE

Cet activisme finit par inquiéter le pouvoir. Au mois de mars 1948, ce dernier exige la remise des armes de la confrérie et l’intégration de ses unités militaires à l’armée régulière. Al-Banna ordonne à ses troupes d’obéir, mais beaucoup refusent.
Cet incident est révélateur du dilemme des Frères. Leur discours mobilisateur leur assure un recrutement rapide et leur assure une masse de manœuvre importante. Mais l’action politique, faite de patience et de compromissions, déçoit les recrues les plus motivées, qui refusent d’obéir ou quittent la confrérie pour créer des groupes plus radicaux. En ce sens, ils sont les initiateurs des mouvements terroristes agissant au nom du "jihad."


Le contrôle de l’organisation échappe à Al-Banna. Au printemps 1948, un jeune Frère tue un juge. Au mois de novembre, pendant une manifestation de rue de la confrérie, deux officiers anglais sont lynchés. Le 6 décembre, le Premier ministre, Noqrachi, ordonne la dissolution des Frères musulmans. Un étudiant, sorti des rangs de ces derniers, assassine alors le même Premier ministre trois semaines plus tard, quand Al-Banna cherchait à joindre le palais royal pour trouver une issue à la crise.

En janvier 1949, les autorités arrêtent 4000 militants. Le 12 février 1949, dans des circonstances mal élucidées, Hassan Al-Banna meurt, tué dans un attentat organisé, semble-t-il, par la police. Pendant les funérailles, le gouvernement interdit la constitution d’un cortège et fait encadrer le cercueil par un détachement de blindés afin d’éviter des émeutes.

LES FRÈRES SOUTIENNENT L’ASCENSION DE NASSER

Décapité, obligé à la clandestinité, le mouvement survit en dépit de ses divisions internes. Trois tendances se dessinent. La première, conservatrice et de caractère religieux plus accusé, la seconde attirée par l’action violente, la troisième enfin, prétendue "modérée", mais surtout plus politique.
Cette dernière, va l’emporter et amener la confrérie à soutenir les Officiers libres de Nasser.

A cette époque et jusqu’au mois de juillet 1952, date du coup d’État des Officiers libres, les Frères prennent une large part aux émeutes anti- britanniques affaiblissant une monarchie jugée par tous trop proche de l’occupant.
Forts de leurs relations avec les putschistes, ils croient le pouvoir à portée de leur main quand le roi tombe. Mais Nasser, renforçant ses positions sous la présidence du général Néguib, s’oriente de plus en plus vers un socialisme marxisant.
Les Frères le gênent.
Le 4 janvier 1954, prenant prétexte d’une manifestation organisée par eux trois jours plus tôt à l’université du Caire, il fait arrêter quelques chefs et interdit le mouvement.
Le 23 octobre de la même année, un jeune Frère tente d’assassiner Nasser à Alexandrie. La répression se déchaîne alors contre la confrérie. Quand, en novembre Nasser devient premier Ministre, puis en juin 1956 prend le titre de Président, ses anciens alliés croupissent dans des camps.

Dans cet univers concentrationnaire, où la torture sert de méthode habituelle d’interrogatoire, les Frères musulmans se durcissent. Un nom va émerger, celui de Sayyid Qotb.
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LES FRERES MUSULMANS A LA CONQUETE DU MONDE


Sayyid Qotb aurait pu n’être qu’un théoricien anonyme. Mais son séjour en prison le radicalise. Sa doctrine tend à s’imposer sur la confrérie en lieu et place de celle de Hassan Al-Banna, attaché lui à une islamisation progressive de la société. Il préconise le recours à la force contre le pouvoir jugé impie.

Après huit ans de prison, en 1964, avec ses compagnons de détention Qotb bénéficie d’une amnistie politique générale concédée par Nasser. Il ne goûte pas longtemps la liberté.
Le 29 août 1965, le Raïs dénonce un nouveau complot des Frères.
Quelques-uns des camarades de Qotb parviennent à s’enfuir à l’étranger, en Europe et en Arabie Saoudite. Lui, repris, sera pendu le 26 août 1966. L’un de ses livres, traduit sous le titre "Signe de piste," devient la référence des extrémistes islamistes.

Sous Anouar Al-Sadate, après la mort de Nasser, en octobre 1970, on assiste à une prudente collaboration entre le pouvoir et la Confrérie. En réalité, elle est tolérée, mais non reconnue. Elle doit se contenter de cette demi-existence qui lui interdit de se constituer en parti politique et de présenter des candidats aux élections.

Les Frères en profitent pour se restructurer.
Dans le discours, la doctrine de Hassan Al-Banna reprend le dessus sur celui de Qotb. Cheikh Omar Talmassani, Guide officieux depuis 1973, va jusqu’à affirmer:
"Sayyid Qotb exprimait ses propres vues, pas celles de la Confrérie..."

L’ambiguïté, pourtant perdure quant aux relations de la Confrérie avec les organisations terroristes. En avril 1974, par exemple, Saleh Abdallah Sariyya, un membre du "Parti de la Libération" (Hezb Al-Tahrir) basé en Jordanie, tente d’assassiner Sadate. Les Frères dénoncent l’attentat.
Est-ce sincère? Le Parti de la Libération dépendait alors de l’organisation des Frères musulmans.
Zaynab Al-Ghazali, figure éminente de la confrérie, reconnaît au cours du procès avoir rencontré l’accusé pour le présenter au Guide suprême.

Le voyage de Sadate à Jérusalem, en 1977, puis les accords de Camp David entre l’Égypte et Israël, consacrent la rupture entre les Frères et le pouvoir.
En septembre 1981, les critiques se faisant de plus en plus vives contre le Raïs, ce dernier met à profit des violences dont est victime la minorité chrétienne copte du fait des islamistes pour mettre 1500 Frères musulmans en prison.

Le 6 octobre du mois suivant Sadate est assassiné par des membres, infiltrés dans l’armée, du "Jihad islamique." Une organisation islamiste, elle aussi sortie de la matrice des Frères.
Au cours du procès, une fois encore la culpabilité de la Confrérie n’est pas établie.
Le Jihad islamique fera cependant carrière: Ayman Al-Zawahiri, considéré comme le bras droit de Ben Laden, s’en dit le chef, même si, en réalité, il est à la tête d’une faction sécessionniste de cette organisation.

Sous Hosni Moubarak, les Frères retrouvent leur liberté d’action mais gardent leur statut: tolérés mais non reconnus.
En 1987, pour participer aux élections, ils se servent d’un subterfuge présentant leurs candidats sous l’étiquette du "Parti socialiste du travail" (PST).

Formant un groupe à l’Assemblée nationale, ils n’ont cependant jamais dépassé la vingtaine de députés. Même s’ils y bénéficient d’un certain prestige, en Égypte, les frères ne jouissent plus de la même popularité qu’au temps d’Hassan Al-Banna.

D’abord en raison d’un glissement élitiste, remarquable par le recrutement de notables. Ensuite parce que les divisions du mouvement affaiblissent l’autorité du Guide. Enfin à cause du traumatisme causé par les vagues de répression, qui force les Frères à la prudence.

Leur force se mesure mieux en termes d’influence.
Profitant du peu d’intérêt de leurs compatriotes pour les syndicats, ils ont investi ceux-ci et les contrôlent chez les ingénieurs, les médecins, les architectes etc... Surtout, leur idéologie, dans ses deux versions, celle d’Hassan Al-Banna et celle de Sayyid Qotb, servent peu ou prou de références à tous les mouvements islamistes dont ils sont les précurseurs modernes.

Enfin, dépassant les frontières de l’Égypte, leur organisation a engendré des "succursales" sur les cinq continents. Un bureau international coordonne la politique générale.
Y siège le Guide, les principaux membres égyptiens et un représentant pour chaque pays où les Frères disposent d’une structure. Parmi ces pays, la plupart de ceux où l’on parle arabe, mais aussi des États européens, comme la France.Quelques exemples méritent d’être étudiés.

LES FRÈRES EN SYRIE

Parmi les contrées dans lesquelles les Frères furent le plus présents, la Syrie.
La pénétration commença entre les deux guerres mondiales, sous le mandat français.
Le véhicule furent les étudiants, séduits par les idéaux de la confrérie pendant leurs humanités à l’université d’Al Azhar du Caire, lieu fréquenté par l’ensemble du monde musulman.
Ils créèrent les "Chabab Mohammad," (les Jeunesses de Mahomet) et, au cours des ans quadrillèrent le pays.

L’importance de la branche syrienne devint telle, qu’en 1954, quand la Confrérie fréquentait en Égypte les prisons de Nasser, Moustapha al-Sibai, le Guide syrien, reçut temporairement la direction de l'ensemble des Frères musulmans.

A la suite d’un coup d’État, le 8 mars 1963, arriva au pouvoir le Baa’th, un parti panarabe, laïc et marxisant.
Cela provoqua la colère de la mouvance islamiste syrienne.

Résultat, dès avril 1964, les étudiants de la ville de Hama se révoltent sous la direction des Frères musulmans.
En janvier 1965, l’agitation s’étend à l’ensemble de la Syrie et atteint Damas, la capitale. La brutalité de la répression ramène l’ordre.

En novembre 1970, Hafez Al-Assad s’empare des rênes de l’État, puis se fait élire Président de la République le 12 mars 1971. Alaouite de confession, religion il est vrai sans relation avec l’islam, il est considéré comme "impie" par les musulmans. Sa présence à la tête du pays prend pour eux des allures de blasphème.

Le 21 février 1973, deux ans après l'élection d’Assad, les religieux appellent à nouveau à la rébellion.
A partir de 1974, en raison du peu de résultat de la contestation, les Frères se lancent à corps perdu dans le terrorisme.

Parmi leurs faits d’arme les plus spectaculaires, on note l'attaque de l'école militaire d'Alep, le 16 juin 1979, et l’assassinat de 83 élèves officiers alaouites, la religion des Assad.
Le gouvernement réagit en exécutant une quinzaine de détenus.
Puis, le 9 mars 1980, 200 personnes sont assassinées par l’armée dans le village de Jisr Al-Choughour.
Autre exemple, le 6 avril, 25 000 soldats ratissent Alep et arrêtent 8000 individus suspects de complicité avec les Frères.

En réponse, le 26 juin, la Confrérie tente d’assassiner Hafez Al-Assad. Le jour suivant, le frère du Président, Rifaat, organise une opération punitive à la prison de Palmyre, où des Frères sont détenus. Plusieurs centaines de prisonniers sont exécutés.

Les insurgés passent alors au terrorisme urbain.
Le 29 novembre 1981, à Damas, un attentat à la voiture piégée fait plus de 200 morts.

Le 2 février 1982 , les Frères prennent le contrôle de la ville de Hama.
Ils distribuent des armes et mettent sur pied un tribunal islamique. Plusieurs dizaines de personnes sont exécutées au nom d’Allah.

En réponse, l’armée pilonne la ville. L’aviation tire des missiles. Des quartiers sont "nettoyés" maison par maison. Au bout d’un mois, Hama est vaincue. En ruines, mais vaincue. Le nombre des morts s’élève à au moins 7000.

Écrasés, jusqu’à aujourd’hui les Frères n’ont plus tenté d’organiser de révolte contre le pouvoir.

LE MAUVAIS CALCUL D’ISRAËL

En Palestine occupée, le 9 décembre 1987, ils autorisent cheikh Ahmad Yassine à créer le mouvement HAMAS, une émanation des Frères musulmans.
De cette manière, les services israéliens comptent susciter la zizanie entre Palestiniens et affaiblir Yasser Arafat.
Le HAMAS se fait le maître d’œuvre de la 1ère Intifada et l’un des principaux organisateurs d’attentats contre Israël.
Les Frères musulmans jouant sur deux registres, en situation de faiblesse, ils se font légalistes et non-violents, mais si, comme en Palestine ou dans les années 70 en Syrie, ils croient le pouvoir à portée de leur main, alors ils recourent à l’action violente. Une leçon à retenir.

"Aujourd'hui, ce sont des radicaux inspirés de Sayyid Qutb mais qui ont renoncé à la violence", résume Tewfik Aclimandos, chercheur égyptien au collège de France. Leurs textes doctrinaux prônent un État islamiste avec une Assemblée soumise à un contrôle d'un conseil d'oulémas -théologiens sunnites de l'Islam, N.D.L.R.- qui applique la charia et le droit pénal islamique".
Les Frères musulmans exercent une grande influence dans la société égyptienne à travers des prestations sociales : hôpitaux, écoles, dispensaires… "Ils repèrent des provinciaux de classe moyenne qui arrivent en ville et voient si leurs comportements sont adaptés à la morale musulmane. Peu à peu, ils leur proposent des services. C'est un recrutement progressif", conclut Tewfik Aclimandos
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Tewfik Aclimandos
Chercheur au Collège de France, spécialiste de l'Egypte.


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Le reste en furetant sur le web
Voila c'est long mais instructif, j'espère que vous ne dormirais pas avant la fin du post Laughing Laughing
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