Marsouins de France et d'outre-mer

Ce forum est dédié à tous les marsouins de France et d'Outre-mer, pour se retrouver, quelque soit le régiment duquel ils sont issus. Infanterie, Bigor, Cavalerie, parachutiste. et à tous nos frères d'armes.
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Septembre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930 
CalendrierCalendrier

Partagez | 
 

 La Naissance du 3ème Régiment de Parachutistes Coloniaux

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
prigent

avatar

Messages : 262
Date d'inscription : 01/01/2011
Age : 81

MessageSujet: La Naissance du 3ème Régiment de Parachutistes Coloniaux   Jeu 13 Sep - 18:13

La naissance 3éme R.P.C en Algérie .







Le 8 août 1955, le 3ème BCCP pose pour la première fois le pied sur le sol algérien, à BÔNE, où il va demeurer près de sept ans . Dès le lendemain, le bataillon est acheminé par voie ferrée à Ouled-Rhamoun,à 25 kilomètres de Constantine. Le bataillon découvre ses futures missions comme en atteste une note de service du commandant LENOIR: «Objet : situation particulière du quartier d'Ouled-Rhamoun à la date du 9 août 1955- Le bataillon est en réserve générale de la division de Constantine. Les unités en alerte sont a tout moment susceptibles d'intervenir sur un point quelconque du territoire ».

En réalité, durant ses quatre premiers mois dans le Constantinois, le bataillon remplit surtout des tâches de présence, d'occupation du terrain et de contrôle des populations.

Au mois d'août 1955, il participe à toutes les opérations importantes menées dans le secteur de Constantine. On le trouve tout d'abord dans le djebel Fortas où , au prix d'un tué et de deux blessés, il accroche sérieusement une bande rebelle qui laisse 7 morts et 5 armes sur le terrain. Le 15 août, trois compagnies du bataillon commandées par le capitaine LEFRANC rejoignent Tébessa- Bir-El-Ater où elles renforcent le 2e bataillon d'infanterie coloniale ( BIC ) stationné à El-Ma - El-Abiod , près de la frontière algéro-tunisienne. Au matin du 20 août, le reliquat du bataillon fait mouvement sur Aïn-Beïda, où la présence de hors-la-loi a été signalée. Prévue de longue date et menée avec des moyens importants, dont la participation de chiens et de gendarmes OPJ (officier de police judiciaire), la fouille des mechtas Medouani dans le djebel Hammana tombe dans le vide ; prévenus par la population , depuis longtemps les rebelles se sont esquivés.

Le 23 août, après une mission de maintien de l'ordre a Constantine, il est à Philippeville où il renforce la 41 e DPB lors des émeutes qui ensanglantent la ville. Le 27 , les 1re et 3e compagnies, aux ordres du capitaine de CUGNAC, traquent une bande de rebelles signalée par un hélicoptère au sud-ouest de Sigus. Pris dans la nasse du bouclage, les fellaghas accrochent les paras à l'ouest de Faset. Bilan:5 HLL abattus et 7 armes récupérées aux prix de trois blessés à la 3e compagnie dont un qui décédera en arrivant à l'hôpital.

Septembre 1955 est un mois chargé pour le bataillon. Le 12, il rejoint Aïn-Beïda et participe à une opération sans grands résultats dans le triangle s'inscrivant entre le mont Corbin, Aïn-El-Bordj et Aïn-Facroun. Au cours de la deuxième partie du mois, le 3e BCCP est détaché pour la deuxième fois dans le secteur de Tébessa. Il effectue plusieurs opérations dans les Németchas, et plus particulièrement dans le quartier de Djeurf, en liaison étroite avec la 13e DBLE. Au cours d'un ratissage, les 1er et 3e compagnies accrochent une forte bande rebelle à El-Mezraa, sur la cote 1393.







Après un violent combat qui n'a plus rien à voir avec les opérations de police des mois précédents, les rebelles laissent sur le terrain 25 tués et le bataillon qui ne déplore aucune perte,récupère 17 armes.

En octobre,le bataillon poursuit sur sa lancée. Le 5, lors de fouille d'un secteur très accidenté, la 3e compagnie abat neuf rebelles et saisit de très importants documents précisant l'organisation du FLN dans la région. Le 15 octobre, c'est l'opération Arthur. Elle débouche sur un violent accrochage entre la 1er compagnie et la bande recherchée. Le combat se poursuit jusqu'à la tombée de la nuit, les rebelles espérant profiter de l'obscurité pour se disperser dans le maquis montagneux. Ce jour-là, les rebelles comptent huit tués, et cinq autres sont faits prisonniers. La 1er compagnie déplore un tué et quatre blessés. Par la suite, jusqu'à la fin du mois, le bataillon participe, conjointement avec le 2e BEP ( bataillon étranger parachutistes) à des opérations dans la région de Guentis, puis, le 28 octobre, il fait mouvement sur Aïn-Mokra avant de subir, le 1er novembre 1955, une restructuration qui va changer son destin.

Devenu 3e R.P.C, en même temps que le lieutenant-colonel BIGEARD le transforme en unité d'élite, le régiment continue à participer aux « opérations de maintien de l'ordre »en temps que réserve de secteur. Du 2 au 20 novembre 1955, ses unités opèrent dans le massif de l'Edough situé entre Philippeville et Bône, pas très loin de la frontière tunisienne. Le lieutenant-colonel du quartier de l'Edough, installe le PC du régiment dans la ferme Souamis à Aïn-Mokra, avec la CA et la 3e compagnie bivouaque en bordure de la route nationale Bône- Phillippeville.

La 1er compagnie s'implante à Bugeaud, après de 1000 mètres d'altitude et la 2e compagnie est a Herbillon, un petit village de pêcheurs au bord de la mer. Durant cette période, rayonnant à partir de leurs bases, les unités ont dressé 228 embuscades de nuit, mené 164 reconnaissances de patrouilles, et 32 sections auront nomadisé dans le massif. Le régiment a effectué 17 coups de main de nuit sur renseignements, un bouclage en opération, cinq ouvertures de routes et sept escortes de convois. La prompte exploitation des renseignements a permis de mettre hors de combat 14 HLL, dont 11 tués, d'arrêter une soixantaine de suspects dont six fellaghas reconnus et de saisir 64 armes. De son côté, le régiment a perdu son premier officier, le lieutenant CADOT, et compte trois blessés. Peu après, le 3e R.P.C enchaine avec une autre mission de pacification dans le secteur de Madjar, à proximité d'El-Milia, baptisé opération Éventail qui débouche sur un échec. BIGEARD poursuit à sa manière la pacification du sous-secteur de Madjar. Les forces rebelles sont évaluées à 140 hommes dotés d'armes de guerre et commandé par SI-Messaoud qui se révèle bon tacticien. Cette fois, le bilan est satisfaisant, même si le baroud n'était pas au rendez-vous : 6 HLL tués, mais surtout 430 suspects arrêtés et 402 armes saisies.

Le début de l'année 1956 voit le 3e R.P.C renforcé de la 4e compagnie formée en France, en même temps qu'un officier d'action psychologique, le lieutenant Boutella rejoint le PC Bruno. Les opérations se poursuivent à un rythme accéléré. Du 1er au 10 janvier 1956, le régiment opère dans la région de Mourbah, puis il fait mouvement vers l'Est-Constantinois où la 2e DIM du général BEAUFRE est sérieusement accrochée.



Le 21 février, le 3e R.P.C participe à l'opération 744 au sud du djebel Ifri et inaugure un nouveau procédé tactique qui, en peu de temps supplantera les OAP classiques. C'est au groupe d'hélicoptères N° 2 (GH2) du colonel CRESPIN que naît en 1955 le concept de la manœuvre, puis du combat héliporté. Malgré quelques restrictions, l'opération s'avère être un succès complet et les compagnies embarquées à bord de Sikorsky , abolissant le temps et l'espace, fondent sur les rebelles complètement dépassés par la rapidité d'exécution des paras et la densité de feu qui les décime.

En quelques heures, 43 HLL sont tués, 96 suspects arrêtés et 116 armes saisies. Au cours des différents engagements de l'opération, le régiment ne compte ni un tué ni un blessé. Cette « première » de l'assaut héliporté fait grand bruit et Paris Match n'hésite pas à titrer : « Pour les paras devenus chasseurs d'Afrique, une nouvelle arme inattendue : le ventilateur! » . Peu à peu, le GH2 s'impose parmi les unités d'intervention dont les chefs – surtout parachutistes -ont rapidement compris le profit qu'ils pouvaient tirer des hélicoptères et le colonel Crespin crée les détachements d'intervention héliportés. Les DHI , forts d'une dizaine de « Bananes » Piasecki ou de Sikorsky H 55 seront désormais présents dans toutes les grandes opérations à venir.

La France n'est pas prête pour fournir des troupes équipées convenablement avec des équipement étudiés en fonction du climat et du terrain, de plus l'armement est disparate. Quand Bigeard arrive en octobre 1955 à Constantine prendre le commandement du « 3 », il découvre une troupe présentant les armes d'une médiocrité qui l'irrite, mal encadrée,le maniement d'armes laisse à désiré et les hommes manquent d'allure, il ne voit pas cette flamme brillé dans les yeux, écrasés par leur casque lourd sous une chaleur étouffante, ces paras sont sans aucune motivation, avec des armes datant de la 2e guerre mondial et même de la 1er, des Lebel ( appelé canne à pêche ) et des mitraillettes de 1938 ou des Mauser récupérés aux Allemands, l'ensemble donnant une pauvre impression de paras devons se battre avec des armes hétéroclites.

Bigeard va changer tout cela A suivre ...........
Revenir en haut Aller en bas
http://blogdegustave-3RPC.over-blog.com
prigent

avatar

Messages : 262
Date d'inscription : 01/01/2011
Age : 81

MessageSujet: Re: La Naissance du 3ème Régiment de Parachutistes Coloniaux   Jeu 13 Sep - 19:15

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
http://blogdegustave-3RPC.over-blog.com
prigent

avatar

Messages : 262
Date d'inscription : 01/01/2011
Age : 81

MessageSujet: Re: La Naissance du 3ème Régiment de Parachutistes Coloniaux   Ven 14 Sep - 15:06

BIGEARD, un chef sans faille.













D'un bataillon sans forme et sans conviction, le colonel BIGEARD en quelques mois, va en faire un régiment d'ELITE (avec l'apport des compagnie formées en France) , un desmeilleur sur ce sol d'Afrique du Nord, ou plutôt, sur notre sol national, car en 1941 l'Algérie est formée de quatre départements et sont numérotés à la suite des départements français: 91 A pour Alger, 92 A pour Oran, 93 A pourConstantine et 94 A pour les territoires du Sud: A signifiant Algérie.




BIGEARD songe à son ( merveilleux ) 6e para d'Indochine, il va devoir repartir à zéro pour essayer de former cette unité à son image, tout reprendre de A à Z, mais d'abord faire comprendre a ses commandants de compagnies ce qu'il va exiger d'eux et de ses paras, une discipline de fer dans tous les domaines. Des cadres pas assez étoffés sont renvoyés au PC MASSU avec explications.

Et puis tout va très vite, un responsable Deuxième Bureau est désigné, dactylos, dessinateurs, photographes sont trouvés dans les compagnies. La tenue impeccable de rigueur, un insigne pour le régiment est dessiné, un fanion fabriqué à Paris, les casquettes sont prêtes également. Maintenant au travail !: sport, tirs, exercices de nuit, longues marches dans le djebel (montagne), s'endurcir, s'instruire de l'art du combat.... les fellaghas viendront après que notre formation soit sans faille: souffrir, beaucoup souffrir !! pour Être est Durer !

Le temps passe, les renforts arrivent mais la situation devient très vite ingérable, tout se dégrade, la deuxième division d'infanterie motorisée du général Beaufre est tombée dans de sérieuses embuscades faisant des morts.

La boutique se rôde, les hommes se sont endurcis par des jours et des nuits de marche dans le froid et la pluie, les petits gradés formés à rude épreuve sur le tas avec les gradés anciens d'Indo, ont une gueule terrible, le général Gilles râle de l'exigence de Bigeard, mais donne satisfaction sur toute les demandes de «BRUNO ».




Le mois d'avril arrive est le complément du 3ème R.P.C débarque sur le sol d'Algérie. Formées dans leurs spécialités,: un commando avec le capitaine PETOT à la tête de gars triés sur le volet, une quatrième compagnie; à la tête le capitaine FLORES dit « Bir-Hakeim » et enfin l'Escadron de Jeeps Armées du capitaine LE BOUDEC, mon capitaine , mon Escadron dont je suis du quatrième peloton, chauffeur et chargeur à la pièce du Fusil-Mitrailleur 1924/29, vieille armes collective, mais d'une fiabilité hors norme.



Le « 3 » est maintenant au complet avec ses 1220 hommes, des changements et des retraits d'éléments perturbateurs sont vite effectués , c'est le cas du capitaine de la 2e compagnie, solide, courageux au feu mais un penchant sur l'alcool,

déplait a Bigeard, il est relevé c'est le capitaine PLANET qui le remplace.







Le lieutenant DATIN a pris le commandement de la première compagnie, en remplacement du capitaine HOVETTE dont le temps est terminé.

le capitaine VOLQUEMANNE, 1,60 m et 50 kilos à la tête de la troisième compagnie, gonflé à bloc sera dans les meilleur.

FLORES « dit Bir-Hakeim » est un vieux briscard de toutes les épopée de tout les coups durs.

Le capitaine CHABANNE « Raymond » le chat-tigre, commande d'une façon assez particulière la compagnie d'appui.

Le capitaine LE BOUDEC, blessé plusieurs fois à Diên Biên Phu est a la tête de l'Escadron.

Au PC, le commandant LENOIR, parfait coéquipier de Bigeard sera de tout les combats et rédigera tout les commandements de Bruno. Bigeard dira de lui:




A mon PC le commandant LENOIR est un parfait coéquipier, nous nous entendons comme deux frères, il rédige vite et bien, et ensemble nous ne cessons d'améliorer, d'inventer de nouvelles méthodes de combat.




Il en est de même du sergent-chef Martial Chevalier, secrétaire-dactylo parfait complément de choc, sur sa machine à écrire portative il tapera les directives, les ordres de marche du régiment, tout ce qui c'est fait dans la journée, les renseignements, il tiens également à jour les archives du « 3 », la « chrono », abréviation de: chronologie.

Bigeard dira de lui: Un modèle de dévouement, de fidélité sans limites ; avec moi depuis plusieurs années, c'est mon confident, lui seul connait mes pensées, mes soucis. Combattant d'élite, excellent dactylo, d'une grande intelligence, il a, je le sais, une confiance aveugle dans mes décisions,me disant: « quoi qu'il arrive, mon commandant, je vous suivrai au bout du monde. »

Et il tiendra ses promesses; six années en Algérie à mes côtés. Lorsque je serai exilé au cœur de l'Afrique, il me rejoindra dans la disgrâce. De retour aux paras, il sera là à nouveau et maintenant encore, devenu officier, son attachement est toujours aussi pur et désintéressé....Il aura vécu quinze années pour moi et non pour lui... Sois en remercié, Martial, tu m'es plus proche qu'un frère.




Après avoir débarqué à BÔNE le 6 avril, l'Escadron rejoint le reste des compagnies, Le capitaine Le Boudec en tête,Bigeard est heureux de le retrouver égal à lui même, beau garçon et n'entendant que d'une oreille suite de blessures. Tulé, Diên Biên Phu sont loin; c'est un capitaine brillant, nous allons devenir l'égal des meilleurs, mais les jeeps seront mises sur cales, et nous allons faire la guerre aux rebelles à pied, le traquer dans ses repaires.
Revenir en haut Aller en bas
http://blogdegustave-3RPC.over-blog.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La Naissance du 3ème Régiment de Parachutistes Coloniaux   

Revenir en haut Aller en bas
 
La Naissance du 3ème Régiment de Parachutistes Coloniaux
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 7e Régiment de Parachutistes Coloniaux
» 6e Bataillon Parachutistes Coloniaux - 6e Régiment Parachutistes Coloniaux
» 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine
» Commando Parachutistes Coloniaux
» 3e Régiment de Parachutistes Coloniaux

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marsouins de France et d'outre-mer :: histoire militaire :: guerre d'algérie-
Sauter vers: