Marsouins de France et d'outre-mer

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 La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper.

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Jeanlouis

Jeanlouis

Messages : 1079
Date d'inscription : 25/11/2009
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Localisation : Grasse - Alpes Maritimes

La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper. Empty
MessageSujet: La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper.   La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper. I_icon_minitimeVen 16 Nov - 9:54

On commence par enfiler le nouveau gilet pare-éclat, qui colle au corps, libère les épaules et protège aussi les flancs : 12 kg. Dans ses poches, les munitions réglementaires pour une autonomie de combat : douze chargeurs de 26 balles X 500 grammes, soit 6 kg. Plus l'arme, un fusil Famas, pour tirer au coup par coup ou en rafles : 3 kg. Un casque, bien sûr, un petit kilo. Déjà, on se sent calé ! Reste à accrocher le harnais pour loger le matériel médical, les piles, l'optique de nuit... 9 kg de plus. Et la musette, le sac Camel, 4 litres d'eau et une pipette, avec un complément de munitions, grenades, roquette, colt... 15 kg au total. Un minimum. Plus un coup de main au mitrailleur en lui prenant une bande de cartouches. Calculez : la charge par homme dépasse les 45 kg !

À ce stade, marcher est pénible, mais cela ne suffit pas. Il faut être opérationnel, pouvoir s'agenouiller, se coucher, se relever vite, bondir et grimper des dénivelés de cinq à six cents mètres, dans la neige de l'hiver afghan ou l'été, par 40- 45 degrés centigrades, comme dans le col de Sper Kunday où les hommes du RPIMA sont tombés dans une embuscade, le 18 août par une chaleur infernale, le nez collé à la pente, en pleine ascension. Pour porter cette armure moderne, il faut des hommes jeunes, en pleine condition physique, qui passe une partie de leur temps courir ou dans une salle de musculation. En face, il y a les combattants afghans. Une Kalachnikov ou un RPG sur l'épaule, une couverture, une galette de pain dans la ceinture. Ils ne marchent pas, ils courent : « On les a chronométrés à 7 km/h, en portant leurs blessés sur le dos... » dit un officier, admiratif.

Chacun sa guerre. Personne ne peut battre les Afghans sur leur terrain. Le temps des commandos de chasse à la Bigeard est révolu. Qui pourrait assumer la mort d'un soldat français tué d'une balle en plein coeur, parce qu'il n'avait pas son gilet doublé d'une plaque de céramique ? Alors, il faut leur faire notre guerre, moderne, équipée, pointue et protégée. Malgré le poids écrasant, le froid ou la chaleur infernale.

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william.kessler



Messages : 69
Date d'inscription : 15/07/2012

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MessageSujet: Re: La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper.   La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper. I_icon_minitimeVen 16 Nov - 13:19

Bonjour,

s'est la le drame fondamental des armées de pays "civilisés"
Si un soldat meure au combat s'est tout de suite la recherche de coupables qui n'a pas fait...
alors on prend toutes les pré&cautions possibles et imaginables, et on retrouve un soldat avec une charge de 45 kg sur le dos, le rendant quasiment inopérant donc..... une cible facile pour tout tireur armé d'une simple pétoire.


Le métier de soldat comporte un risque majeur qui est connu de tous, le risque de mourir au combat, s'est le risque du métier.
Cela n'a rien a voir avec un ordre de combat complétement idiot, donné par un chef à coté de la plaque.

Le premier qui a compris que le soldat pour être mobile doit pouvoir se déplacer, (s'est d'une évidence ) et plus le soldat est libre de ses mouvement et de charge a transporter, plus il est mobile, Napoléon l'avait bien compris et la mobilité de ses armées ont pendant des années surpris les armées ennemies.

Je me rappelle qu'au chateauneuf , ( 1er R.P.I.Ma) on nous faisait courir avec un sac de 30 kg, les plus rapides arrivaient a courir un peu, mais la plus part avait un pas a peine plus rapide que la marche accélérée, ce qui donnait pas une vitesse de sprinter loin de la.
Les salles de musculation... y en avait pas donc.....on se contentait d'une marche commando et de temps en temps le tour de la cour avec un sac de 30 kg, avec ça on était entrainé

Et bien sur, la différence entre combat d'armées modernes et la guérilla n'est apparemment pas encore entrée dans la caboche de nos hauts gradés, pourtant un certain Hitler nous en a fait une sévère démonstration en 40, lorsque ses soldats nous ont bousculés en bras de chemise et nous chargés comme des mulets ont pouvaient a peine se bouger.
sans parler de l'organisation des groupes de combats qui correspondait encore aux régiments de lignes de la grande guerre.

Combattre contre une guérilla pour une armée conventionnelle est quasiment mission impossible, les plus grandes puissances se sont cassées les dents, américains, russes y ont laissé des plumes et pourtant au Vietnam, certains bombardements du nord ont en 1 bombardement reçu autant qu'équivalent tonnes de bombes conventionnelles que 4 bombes Hiroshima et pourtant les américains ont perdu la guerre avec en plus 600 000 hommes sur le terrain.

S'est malheureux a dire mais faire une guérilla contre une partie d'un peuple, ( ici les talibans) sur le sol d'un peuple, ( les afghans) il faudrait mener une grande rafle de tout le peuple, faire le tri et fusiller les talibans, ce qui est possible sur le terrain mais moralement inacceptable, et encore il faudrait des millions de soldats pour mener une opération de cette envergure, et s'est pas sur que le "mal" soit éradiqué à 100% pour autant, l'ennemi ne va pas rester sur place a attendre de se faire éliminer.
donc on est devant une impasse qui coute des vies pour en définitive a qu'une seule alternative, se retirer la queue entre les jambes ou trouver une porte de sortie honorable mais dans les deux cas, on a perdu sur le fond. et des hommes.

Une guérilla s'est le piège a c.., on croise un civil tout apeuré et 10 m plus loin on se prend une rafale dans le dos, on se retourne il n'y a que des civils avec leurs bourricots ? ? ? ?
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Guy



Messages : 563
Date d'inscription : 20/02/2010

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MessageSujet: Re: La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper.   La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper. I_icon_minitimeSam 24 Nov - 19:47

Salut
je ne veux pas jouer au stratège de la guérilla ou contre guérilla mais ceci m'interpelle :
Citation :
Le temps des commandos de chasse à la Bigeard est révolu
Jusqu'à preuve du contraire : c'est la seule méthode. Les américains et leurs bombardiers, leurs millions de dollars n'ont pas fait mieux!
Je dis la seule, non pas l'unique; car dans une guérilla, il faut d'abord gagner le coeur de la population, avec par exemple des SAS
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puisque on prend l'exemple Bigeard donc de la guerre d'Algérie. Ensuite couper le ravitaillement extérieur, type "ligne Morice"
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Et en premier lieu, il faut de bonnes raisons pour faire une guerre; ce n'est surtout pas le cas de l'Afghanistan.
Un va nu pied au moral d'acier aura toujours le dessus et ce n'est pas des armures et des "FELIN" qui changeront la donne.
Amitiés
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prigent

prigent

Messages : 266
Date d'inscription : 01/01/2011
Age : 83

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MessageSujet: Re: La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper.   La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper. I_icon_minitimeSam 24 Nov - 23:49

OUI !!! On culpabilise trop l'armée et ses responsables, rien qu'a voir les familles demander des comptes sur la responsabilité de la section quand il y a mort de combattant, moi je dis que s'il y a trop de mort c'est par l'équipement complétement absurde, comment voulez-vous qu'un gus fasse un 50mètres ou même 10 mètres il est mort avant, nos grands techniciens n'ont pas compris que l'exploitation d'un renseignement se faisait dans le plus grand secret, mais les portables talibans ou même des soldats qui communique à leur famille sont autant de renseignements exploités par l'adversaire!! et puis apprendre à faire de la contre guérilla en silence et rapidité avec des équipes restreintes mais éfficaces, et puis le fonctionnement de cette guerre àla façon des Ricains, et vouée à l'échec avant de commencer. On pourrait palabrer des heures sur la façon de se ramasser un piquette!!
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Guy



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Date d'inscription : 20/02/2010

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MessageSujet: Re: La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper.   La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper. I_icon_minitimeMer 28 Aoû - 9:11

Bonjour
trouvé ceci en rapport avec le sujet :
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Avis tout à fait personnel :
Ces dépenses permettront notamment à ce sous-officier de remplacer son sac à dos de dotation trop lourd, la toile de son gilet réglementaire qui casse facilement et sèche mal, ou encore sa gourde officielle, dont le joint - véritable nid à bactéries - transmet toutes formes de maladies. "La République est censée nous offrir tout le nécessaire pour nous équiper mais, dans les faits, elle va au moins cher, déplore ce soldat. Au final, c'est nous qui payons." a écrit:
Il trouve le sac à dos règlo trop lourd mais s'équipe de une sangle et une poignée de fusil d'assaut Famas, des sous-vêtements isolants, des lunettes antibalistiques, des genouillères, un sac d'hydratation!
La poignée de Famas est peut être légère mais l'achat me parait superflu vu que le Famas a un recul de 22 long rifle, le reste est du même tonneau.
"La République est censée nous offrir tout le nécessaire pour nous équiper mais, dans les faits, elle va au moins cher, déplore ce soldat. Au final, c'est nous qui payons." Ben oui sergent, la République achète ses équipements à l'étranger, pas du Made in France.
Salutations
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Euvrard

Euvrard

Messages : 49
Date d'inscription : 02/08/2015

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MessageSujet: Les va-nus-pieds   La guerre est un métier pesant. Combattre aujourd'hui, c'est d'abord s'équiper. I_icon_minitimeLun 3 Aoû - 11:24

Bonjour.

Beaucoup de grandes batailles furent remportées par la détermination de combattants parfois sous équipés contre un adversaire sur équipé mais arrogant de part sa technologie « supérieure » : le matériel ne vaut rien sans les hommes. Trop de soldats modernes sont perdus sans la technique.

Les soldats russes de la Seconde Guerre mondiale manquant d'armes individuelles, les soldats viet-minhs en Indochine avec leurs fusils et leurs boudins de riz, l'emportèrent certes aussi avec des engins modernes mais surtout grâce à leur rusticité et leur détermination, certes celle-ci souvent stimulée par des menaces, mais ils y parvinrent.

On écrase pas des mouches à coups de marteau. Les bombardements massifs ne viennent pas à bout des population, sauf à utiliser une débauche de moyens lourds, voire l'arme nucléaire, et ne suscitent que de la haine mobilisatrice.

La pléthore d'informations tue l'information et complique leurs traitements. Elles brident les initiatives personnelles qui, c'est prouvé, peuvent emporter la décision.

Nous constatons de plus en plus l'étirement des voies de ravitaillement. Dans un conflit qui s'englue, l'aviation ne peut pas tout, il y aura d'autres Stalingrad, d'autres Dien-Bien-Phu. Quand la logistique s'interrompt dans la durée, le pousse-cailloux n'a plus que ses attributs virils et son couteau, encore faut-il qu'il en ait un. Depuis un demi siècle, nous n'avons eu que des conflits sans grosses batailles de longue durée (un à plusieurs mois) face à des ennemis bien identifiés, ni un front fixé.

Autrefois, on reprochait le poids de nos équipements et de nos vêtements, ils étaient pourtant fiables malgré leurs défauts ou leur manque de côté pratique. Aujourd'hui plus qu'alors, le bidasse est peu ou prou contraint à s'équiper de ses deniers, s'il veut des matériels plus en rapport avec ses besoins. Quand j'étais sous les drapeaux, force me fut de déplorer la fragilité du treillis satin coton 300, parfait pour défiler, comparée à ceux, encore en dotation, en coton HBT (Herring Bones Twill tissu en arêtes de hareng) de nos anciens. C'est vrai, leurs coupes prêtaient à rire et aux moqueries, on pouvait mettre le bonhomme dans une seule jambe de pantalon. Quant à les retailler sans ordre, c'était 15 jours d'arrêt pour avoir « transformer ou retailler des effets militaires sans autorisation ». Aujourd'hui, il semble que ce soit encore plus léger.

Les G. I. se surnomment eux-mêmes des sapins de Noël, à cause des impedimenta portés par le combattant et ça ne va pas s'arranger, ce sera au détriment de la mobilité. Même si on se déplace de plus en plus en véhicules, il faut en descendre pour l'action et occuper le terrain. Celui qui a des difficultés à courir, entravé par son barda, est vite blessé ou tué. En plus, il n'osera pas « abîmer » ce qu'il a payé cher.

Le consumérisme effréné de notre époque, incite à acquérir de l'éphémère, nos institutions n'y échappent pas pour rester à la mode. S'il ne faut pas rejeter le progrès, il faut s'en servir avec sagacité car il n'est pas la panacée. De toutes façons, il est déjà obsolète quand il est mis en circulation.

Il sera ardu de revenir à quelques notions de rusticité.





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