Marsouins de France et d'outre-mer

Ce forum est dédié à tous les marsouins de France et d'Outre-mer, pour se retrouver, quelque soit le régiment duquel ils sont issus. Infanterie, Bigor, Cavalerie, parachutiste. et à tous nos frères d'armes.
 
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 L'ORGANISATION DE L'ARTILLERIE

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bruno
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bruno

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L'ORGANISATION DE L'ARTILLERIE Empty
MessageSujet: L'ORGANISATION DE L'ARTILLERIE   L'ORGANISATION DE L'ARTILLERIE I_icon_minitimeDim 20 Déc - 16:08

L'ORGANISATION DE L'ARTILLERIE
DE SES DÉBUTS À 1914


CHAPITRE 4
DU SECOND EMPIRE À LA GUERRE DE 1914-1918
Après le rétablissement de la Garde impériale le 1er
mai 1854, l'organisation de l'artillerie subit à nouveau de nombreuses
modifications dont beaucoup consistèrent au rétablissement de
décisions antérieures ou au renforcement des régiments.

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En 1860, le personnel de l'Artillerie était
organisé de la manière suivante :

Les Troupes du Corps Impérial de l'artillerie
- 1 État-major particulier de 371 officiers dont 32 colonels, 38 lieutenants-colonels,
84 Chefs d'escadron et 215 capitaines pour l'artillerie, 1 colonel, 1 lieutenant-colonel
pour le Train d'artillerie et 1.000 hommes,
Artillerie de la Garde Impériale
- 1 division d'artillerie à pied de la Garde à 1 batterie à
pied et 1 compagnie d'ouvriers-pontonniers commandée par un chef d'escadron,
- 1 régiment d'artillerie monté de la Garde avec 1 état-major,
1 peloton hors rang et 8 batteries montées, avec 920 chevaux
- 1 régiment d'artillerie à cheval de la Garde avec 1 état-major,
1 peloton hors rang et 6 batteries à cheval, avec 1.055 chevaux
- 1 escadron du train d'artillerie de la Garde avec 1 état-major et 2
compagnies pouvant être dédoublées en temps de guerre et
former des batteries mixtes avec les batteries à pied, disposant de 162
chevaux,
Artillerie de ligne
- 5 régiments d'artillerie à pied (n° 1 à 5) comprenant
chacun 1 état-major, 1 peloton hors rang, 16 batteries à pied

- 1 régiment d'artillerie-pontonniers (n°6) comprenant 1 état-major,
1 peloton hors rang, 12 compagnies de Canonniers-Pontonniers,
- 10 régiments d'artillerie montés (n°7 à 16) comprenant
chacun 1 état-major, 1 peloton hors rang, 10 batteries montées,
- 4 régiments d'artillerie à cheval (n°17 à 20) comprenant
chacun 1 état-major, 1 peloton hors rang, 8 batteries à cheval,
- 12 compagnies d'ouvriers,
- 2 compagnies d'armuriers,
- 6 escadrons du train d'artillerie comprenant chacun 1 état-major, 1
peloton hors rang et 5 compagnies pouvant être dédoublées
en temps de guerre et former des batteries mixtes avec les batteries à
pied.



Le nombre de chevaux nécessaires fut fixé
à 49.839
.

L'Uniforme
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Malgré le rétablissement des subdivisons d'arme (artillerie
à pied, montée ou à cheval), la tenue resta la même
pour tous les régiments de ligne. On sépara seulement de façon
très nette la grande tenue (habit, pantalon, shako) de la petite tenue
portée en service ordinaire ou en campagne (veste, pantalon, képi).
Pour la Garde impériale, la tenue comprenait :
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]- en grande tenue, le dolman bleu foncé à
tresses et distinctives écarlates, le pantalon bleu à double bande
écarlate, le talpack noir avec flamme écarlate et plumet droit
blanc,
- en petite tenue, la veste bleu à pattes de collet écarlates,
le pantalon, le talpack sans flamme, avec simple pompon.
Pour les officiers les tresses, les galons de grade et les bandes sont dorées
en grande tenue. Les tresses sont noires et le pompon est doré en
petite tenue.
Les officiers du Train d'artillerie portèrent la même tenue avec
galons et bouton argent.



Les Étendards
L'aigle impérial et les noms de bataille furent rétablis en 1851.
L'avers porte l'inscription "Louis Napoléon au....." et les
lettres LN et RF aux angles.

En 1852, les soies de 1851 furent incinérées
et remplacées par de nouvelles reprenant le modèle de 1812 avec
les mêmes broderies, l'inscription "L'Empereur Napoléon III
au..." à l'avers et les noms de victoires postérieures à
1792 au revers.

La défaite de 1871 provoqua la destruction ou la capture de la plus
grande partie des unités. Les hostilités terminées, il
fallut reconstituer une armée. Après des organisations provisoires
basées sur la transformation des anciens régiments, un premier
décret, du 20 avril 1872, porta le nombre des régiments à
30 à 11 batteries, créa treize commandements d'artillerie dont
un à Alger et déplaça l'École d'artillerie et du
génie à Fontainebleau.

En 1873, avec la création
des corps d'armée
, une brigade d'artillerie fut attribuée
à chacun d'entre eux. Pendant les dix années suivantes, l'artillerie,
comme l'armée, subit un train de réformes et de transformations
parmi lesquelles la création de l'artillerie des divisions de cavalerie,
de l'artillerie territoriale, du Train des équipages et la séparation
de l'artillerie de forteresse de l'artillerie de campagne.

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La loi du 23 juillet 1883, supprima définitivement
le train d'artillerie en incorporant ses effectifs dans ceux de l'artillerie.

L'artillerie comprenait :
Artillerie territoriale et services de l'artillerie
- une direction de l'artillerie au ministère de la guerre,
- 19 brigades d'artillerie (1 par région de corps d'armée)
- 30 directions d'artillerie (1 par place forte) subdivisées en arrondissements,[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
- 19 régiments d'artillerie territoriale
- 13 batteries territoriales en Algérie
- 19 écoles d'artillerie (1 par brigade)
Artillerie de campagne et de forteresse
- 19 régiments d'artillerie de campagne divisionnaire à 12 batteries
montées, chaque division devant être dotée de 6 batteries
à 6 pièces,
- 19 régiments de campagne de corps d'armée à 11 batteries,
8 batteries montées et 3 batteries à cheval à 6 pièces
chacune,
- 12 batteries bis, en surnombre dans les régiments et stationnées
en Algérie
- 16 bataillons d'artillerie de forteresse à 6 batteries à pied
- 2 régiments de pontonniers
- 10 compagnies d'ouvriers,
- 3 compagnies d'artificiers



En 1888, 12 batteries alpines de montagne furent
créées et rattachées aux 6ème et 19ème Régiments.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


En 1900, l'Artillerie de marine devient l'Artillerie coloniale qui passa sous l'autorité
du Ministère de la Guerre.
La fin du siècle vit les tensions internationales s'aggraver, la mise
en service du matériel de 75 qui permit de réduire le nombre de
pièces par batterie de 6 à 4 et la création de l'inspection
permanente des fabrications de l'artillerie.


En juillet 1914, la composition de
l'artillerie fut la suivante :
Service de l'artillerie :
- 21 parcs d'artillerie de corps d'armée venant de la dissolution des
directions,
- 229 parcs d'artillerie de place
- 4 compagnies d'ouvriers,
- 86 sections d'ouvriers attachés aux régiments
- des annexes et des établissements constructeurs ;
Artillerie de campagne
- 41 régiments d'artillerie de campagne divisionnaire à 3 groupes
de 3 batteries,
- 20 régiments d'artillerie de campagne de corps d'armée à
4 groupes de 3 batteries,
- 1 régiment d’école, de composition spéciale, mobilisable
comme régiment divisionnaire,
- 10 groupes d'artillerie à cheval à 3 batteries, rattachés
à des régiments mais autonomes pour emploi,
- 2 régiments d'artillerie de montagne à 7 batteries
- 9 régiments à pied de 6 à 13 batteries (anciens régiments
de forteresse)
- 5 régiments d'artillerie lourde à 4 groupes, 2 équipés
du 105 long et 2 du 155 court
- 10 groupes d'Afrique
- 3 régiments d'artillerie coloniale comprenant un nombre variable de
batteries (campagne, montagne, côte)



L'Uniforme
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Après la campagne de 1870-1871, l'artillerie adopte
comme tenues :
- en grande tenue, le dolman bleu à collet et parements écarlates,
brandebourg noirs, trèfles écarlates aux épaules, le pantalon
(basané pour les hommes montés) bleu à double bande écarlate,
et le shako bleu foncé à chevrons écarlates avec aigrette
tombante écarlate.
- en petite tenue, la veste bleue avec écussons du col écarlates,
le même pantalon bleu à
double bande écarlate et le képi bleu foncé à passepoil
écarlate. Le shako peut être porté avec le remplacement
du plumet par un pompon écarlate.
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L'artillerie de montagne porte la tenue particulière des troupes de
montagne, veste, pantalon avec bandes molletières, béret à
grenade tout en conservant les couleurs de l'artillerie.
L'artillerie coloniale porte la même tenue que l'artillerie métropolitaine
avec les attributs de l'arme dès lors qu'elle est stationnée en
métropole. Ceci rencontre quelques réticences et fut changé
après la guerre.

En 1902, les troupes à cheval sont dotées
d'un casque en acier noir à ornements de cuivre.

Dès 1915, l'artillerie reçoit
le
tenue "bleu-horizon" (tenue moutarde ou
kaki pour les troupes d'Afrique et coloniales), puis le casque Adrian.

Les Étendards
Comme tous les autres corps, les régiments d'artillerie reçoivent
en 1871 des emblèmes provisoires en laine, sans cravate ni franges, ne
portant que la désignation du régiment en lettres noires.
En 1878, le modèle adopté, qui est toujours en service, est remis
aux troupes le 14 juillet 1880. Le nombre de victoires inscrites au revers est
limité à quatre. Ce nombre est porté à six dont
deux pour la campagne 1914-1918 en 1922 avec l'ajout de la date de la victoire.
Les règles d'attribution restent inchangées, un étendard
par régiment. Les unités inférieures au régiment,
même formant corps, n'ont pas droit à l'étendard, mais un
étendard peut alors être attribué à l'ensemble d'une
subdivision d'arme comme cela fut le cas :
- des bataillons d'artillerie de forteresse devenus bataillons d'artillerie
à pied en 1893 qui reçurent un emblème unique,
- celui des bataillons de campagne et à pied d'Afrique,
- celui des artilleries à cheval des divisions de cavalerie.

Chapitre
1 Chapitre
2 Chapitre
3

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Et au Nom de Dieu, vive la coloniale.
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MessageSujet: Cool   L'ORGANISATION DE L'ARTILLERIE I_icon_minitimeDim 20 Déc - 18:29

Merci pour ce post très interressant L'ORGANISATION DE L'ARTILLERIE 323285 L'ORGANISATION DE L'ARTILLERIE 323285
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