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WITZ-Gilles

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MessageSujet: MALI   Lun 14 Jan - 18:06

Mali : l'armée française prête à une guerre d'usure contre les islamistes

Le Point.fr - Publié le 14/01/2013 à 17:36

Les forces françaises disposent de la maîtrise de l'espace aérien, mais il leur faudra occuper le terrain dans la durée et déployer des hommes et des moyens.

L'armée française a entrepris un travail d'usure pour repousser les combattants islamistes vers le nord du Mali, face à des hommes lourdement armés qui leur opposent une vive résistance. La situation "évolue favorablement", conformément aux orientations du président François Hollande, a assuré lundi Jean-Yves Le Drian à la sortie d'une nouvelle réunion de ministres à l'Élysée, au quatrième jour de l'opération militaire française. La progression des "groupes terroristes" a été "bloquée" dans l'est du Mali, où les islamistes se sont repliés vers la ville de Douentza, a-t-il indiqué.

La situation est plus difficile en revanche à l'ouest, où le ministre de la Défense a reconnu la persistance d'"un point difficile" pour les forces françaises, face à des "groupes extrêmement armés", et la prise par les islamistes de la ville de Diabali.

Occuper le terrain dans la durée
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La marine nationale française et l'armée de l'air sont engagées au Mali depuis vendredi. A Bamako, environ 650 hommes sont sur place, sans compter les forces spéciales.


Cette résistance confirme la capacité des djihadistes à conduire une opération structurée, coordonnée entre les différents groupes. "Ce ne sont pas des novices, ils ont un fin sens tactique et jouissent d'une très forte mobilité, avec des 4X4, ils ont des systèmes d'armement sol-air", souligne Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense. Les avions de combat français ont entrepris de neutraliser les colonnes de pick-up armés et de frapper les bases arrière des islamistes. À Gao, quartier général de la rébellion touareg, les camps d'entraînement et dépôts logistiques du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont ainsi été détruits dimanche par des raids de Rafale.

"Il va falloir frapper les bases arrière, les points logistiques", confirme Pascal Le Pautremat, pour qui les forces françaises bénéficient d'un atout majeur, le contrôle de l'espace aérien : "Mais si on s'en tient à la destruction de cibles militaires, il ne faut pas croire que la victoire sera acquise. Après, il faudra occuper le terrain dans la durée, donc déployer des hommes et des moyens."

Dès lors, la durée de l'opération est étroitement liée aux objectifs fixés. "Il faut se reporter à la déclaration politique du président de la République. Lorsqu'on dit d'emblée que cela durera le temps qu'il faudra' ça veut dire qu'on est prêt pour un engagement de longue durée si nécessaire", estime Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique. "C'était une manière de couper court à un éventuel débat sur l'enlisement, qui est un grand classique des débats sur les opérations", souligne-t-il.

Soutenir les contingents africains


Deux options sont aujourd'hui possibles : soit l'armée française se contente de bloquer l'avancée de groupes islamistes vers le sud, soit elle poursuit ses opérations pour reprendre le contrôle du nord du Mali. Dans le premier cas, "les opérations strictement offensives pourraient s'arrêter assez rapidement. On pourrait entrer ensuite dans un dispositif de plus longue durée", estime Bruno Tertrais. Si l'objectif est au contraire de reprendre le contrôle du nord, "on entrerait dans une logique d'opération de plus longue durée, mais pas forcément, pour ce qui concerne la France, de plus forte intensité", souligne-t-il.

L'évolution du conflit passe également par la mise en place de la Force internationale de soutien au Mali (Misma), la force africaine dont les premiers éléments, nigériens ou burkinabé, sont attendus dans le prochains jours au Mali. Mais les contingents africains devront encore être soutenus dans tous les domaines. "Difficile que ces bataillons soient opérationnels avant au moins un trimestre", estime le général Jean-Paul Thonier, qui a commandé la 1re mission européenne en Afrique, Artémis, en 2003 en République démocratique du Congo.

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Les jihadistes ont repris l'offensive au Mali, s'emparant lundi de la ville de Diabali, à 400 km au nord de Bamako, tout en menaçant de "frapper le coeur de la France", qui bombarde depuis quatre jours leurs colonnes et leurs positions, leur occasionnant de lourdes pertes.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir lundi après-midi, à l'initiative de la France, qui souhaite informer ses partenaires sur la situation au Mali et son intervention militaire.

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a confirmé la prise par les islamistes de Diabali, non loin de la frontière avec la Mauritanie.

"Nous savions qu'il y aurait une contre-offensive vers l'ouest, d'autant plus que là se trouvent les éléments déterminés, les plus structurés, les plus fanatiques (...). Ils ont pris Diabali, qui est une petite commune, après des combats importants et après une résistance de l'armée malienne qui était insuffisamment dotée à ce moment précis", a déclaré le ministre sur la chaîne BFM-TV.

L'attaque sur Diabali était dirigée par Abou Zeid, un des chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), selon une source sécuritaire régionale.

La France, se disant "en guerre contre le terrorisme" au Mali selon M. Le Drian, a bloqué vendredi la progression des groupes armés islamistes, qui contrôlent le nord du Mali depuis neuf mois, vers le centre du pays.

L'aviation française a bombardé pour la première fois dimanche leurs positions dans le nord, à Gao et Kidal, au coeur des territoires jihadistes.

Lundi, c'est le quartier général du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) à Douentza, à 800 km au nord de Bamako, qui a été visée, mais les combattants islamistes avaient déjà fui la ville, a-t-on appris de sources concordantes.

"La France a attaqué l'islam. Au nom d'Allah, nous allons frapper le coeur de la France. Partout. A Bamako, en Afrique et en Europe", a déclaré à l'AFP Abou Dardar, l'un des responsables du Mujao.

Jihadistes "au paradis"

A Bamako, le lycée français a été fermé lundi "par mesure de précaution", selon l'ambassadeur de France, Christian Rouyer, qui recommande la "vigilance" aux 6.000 ressortissants français vivant au Mali.

Des menaces pèsent aussi sur les sept otages détenus par des groupes islamistes au Sahel.

Le responsable du Mujao Abou Dardar a refusé de donner un bilan des raids français, se contentant d'affirmer que "tous les moudjahidine qui sont morts sont allés au paradis".

Mais plus de soixante jihadistes ont été tués dimanche dans la seule ville de Gao et sa périphérie, au cours de bombardements intenses, selon des habitants de la région.

"La nuit, les islamistes qui sont restés cachés dans les maisons sont sortis pour prendre les corps de leurs camarades", a déclaré à l'AFP un habitant de Gao.

"Ils ont perdu énormément en logistique et des hommes. Le chiffre de 60 victimes n'est pas du tout exagéré à Gao. Le bilan est même certainement plus élevé", a indiqué une source sécuritaire régionale.

"Plusieurs chefs jihadistes ont été tués ou blessés lors des raids de l'armée française", a ajouté cette source.

Les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) ont dit lundi être "prêts à aider" l'armée française à lutter contre les groupes islamistes armés du nord du Mali, en faisant "le travail au sol", fort de sa "connaissance du terrain et des populations".

Le MNLA avait lancé en janvier 2012 une offensive dans le nord du Mali, avant d'en être évincé peu après par les groupes islamistes armés. Très affaibli, il s'était engagé en décembre 2012 à cesser les hostilités et à négocier avec Bamako.

Gao, Kidal, et la ville historique de Tombouctou sont les trois principales villes du Nord malien, en majorité désertique, sous la coupe des islamistes depuis près de neuf mois. Les lapidations et amputations auxquelles ils se sont livrés, ainsi que les destructions de mausolées, ont suscité la réprobation générale.

Le président François Hollande s'est entretenu lundi avec son homologue nigérian, Goodluck Jonathan, dont le pays doit commander la force internationale militaire africaine au Mali, et avec le président Blaise Compaoré, qui avait déjà annoncé la participation du Burkina Faso. Il doit rencontrer mardi à Abu Dhabi le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

Mais la Chine ne l'a soutenue lundi que du bout des lèvres, en insistant sur le déploiement "aussi vite que possible" de la Force internationale de soutien au Mali (Misma) approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Les préparatifs s'accélèrent pour le déploiement de cette force ouest-africaine. Les premiers éléments promis par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) se mettent en place, sous la direction d'un général nigérian, Shehu Abdulkadir.

Le Nigeria doit fournir 600 hommes. Le Niger, le Burkina Faso, le Togo, et le Sénégal ont également annoncé l'envoi chacun d'environ 500 hommes, et le Bénin 300.

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Plusieurs centaines de militaires déployés

Quelques dizaines de soldats français ont été dépêchés dès jeudi pour sécuriser l'aéroport de Sévaré, dans le centre du Mali, qui sert de point d'appui aux forces françaises.

Environ 500 militaires ont été déployés simultanément à Bamako, selon les chiffres de la défense. Il s'agit de "marsouins" du 21e régiment d'infanterie de marine de Fréjus (21e RIMa) et de légionnaires du 1er Régiment étranger de cavalerie d'Orange (1er REC), basés habituellement à N'Djamena.

Une compagnie (environ 150 hommes) du 2e Régiment d'infanterie de marine (2è RIMa) stationnés à Auvours (Sarthe) a été dépêchée de France.

Les Forces spéciales ont également été engagées. La défense ne communique pas sur leur nombre, mais le pilote français tué vendredi appartenait au 4e Régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS) basé à Pau, qui relève du Commandement des opérations spéciales (COS). Ces unités d'élite, dont un détachement est prépositionné au Burkina Faso, sont en première ligne pour ce type d'opération.

Des chasseurs Rafale en alerte en France

Le nombre d'avions de combat basé à N'Djamena dans le cadre du détachement Epervier a été porté à huit : deux Mirage F1CR et six Mirage 2000D. Trois avions ravitailleurs C135 sont également mobilisés, en plus des appareils de transport. Des Rafales mis en état d'alerte peuvent intervenir directement depuis la France.

Des hélicoptères de combat, notamment des Gazelle équipés de missiles Hot et de canon de 20 mm, ont également été engagés dans la région de Konna.

Le dispositif de renseignement a été renforcé avant le début de l'opération. Un satellite européen d'observation de la Terre, Pléiades 1B, permettant de balayer les zones de crise et de conflit, est notamment en orbite depuis début décembre.

Des pays de l'Afrique de l'Ouest mobilisent leurs soldats

Les forces françaises opéraient encore seules dimanche 13 janvier au côté de l'armée malienne, mais plusieurs pays de l'ouest africain ont annoncé l'envoi de troupes dans le cadre de la force africaine qui doit aider les Maliens à reconquérir le nord du pays.

Le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Sénégal ont annoncé l'envoi chacun d'environ 500 hommes. Le Nigeria doit dépêcher environ 600 soldats. Le Bénin va en envoyer 300.

Les troupes ouest-africaines seront dirigées par un général nigérian, Shehu Abdulkadir, déjà arrivé au Mali avec des responsables de l'armée de l'Air du Nigeria, selon la présidence nigériane.

Le Tchad, pays d'Afrique centrale, n'a pas exclu l'envoi de troupes, mais souligne que les Maliens doivent dire "ce qu'ils veulent" et que la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) doit dire "quelle feuille de route" elle entend proposer.

Un soutien américain en question, du matériel britannique en route

L'armée américaine "étudie la possibilité de fournir des renseignements, du ravitaillement en vol et d'autres appuis aux forces françaises au Mali", selon un responsable sous couvert de l'anonymat. Elle envisage une batterie d'options, y compris un "appui logistique et l'intensification du partage des renseignements, ce qui impliquerait des drones américains de surveillance".

La Grande-Bretagne "fournira une assistance militaire logistique pour aider à transporter rapidement vers le Mali des troupes étrangères et des équipements", mais elle ne déploiera "aucun personnel britannique en situation de combat". Un premier C17 de la Royal Air force devait charger du matériel dimanche sur la base aérienne d'Evreux (Eure).




























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