Marsouins de France et d'outre-mer

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 LA 9ème DIVISION D'INFANTERIE COLONIALE de 1943 à la chute de l'Allemagne

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Jeanlouis

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Messages : 1079
Date d'inscription : 25/11/2009
Age : 48
Localisation : Grasse - Alpes Maritimes

MessageSujet: LA 9ème DIVISION D'INFANTERIE COLONIALE de 1943 à la chute de l'Allemagne   Sam 2 Mar - 15:25

LA 9ème DIVISION D'INFANTERIE COLONIALE


Le 16 juillet 1943, la 1ère Division Coloniale Mixte - 1ère D.C.M prend l’appellation de 9ème Division d'Infanterie Coloniale - 9ème D.I.C.

La 9ème D.I.C est encore dispersée entre Alger et Rabat au début d’août 1943.
Il faut attendre octobre pour que, son matériel perçu, elle se rassemble dans la région de
Mostaganem en Oranie où l’entraînement peut être entrepris avec l’aide de conseillers américains détachés dans les unités ou lors de stages au Fifth Army Invasion Training
Center en baie d’Arzew.

C’est à l’occasion de ceux-ci que sont constitués les groupements tactiques - un régiment d’infanterie, un groupe de 105, une compagnie du génie, une compagnie de ramassage - et que certains cadres s’initient au travail d’officier d’embarquement tandis que le gros de la troupe apprend à embarquer sur des bateaux et débarquer de vive force sur une plage.

Commandée par le Général Blaizot, la division est rattachée le 16 octobre au 2ème Corps d’Armée du Général de Larminat, lui-même à la disposition du Corps Expéditionnaire Français - C.E.F depuis le 25 septembre.

Elle comprend maintenant les éléments suivants :

 Etat-major (Lieutenant-Colonel Huard)
 QG avec détachement de garde et prévôté divisionnaire
 Compagnie de Quartier Général n°71 - C.Q.G n°71
 Commandement des transmissions (Chef de Bataillon Duleyrie) - Compagnie Mixte des Transmissions n° 71/84 - C.M.T n°71/84
 Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc - R.I.C.M (Lieutenant-Colonel Le Puloch)
 Infanterie divisionnaire (Général Duminy)
o 4ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais - 4ème R.T.S (Colonel Borgnis-Desbordes)
o 6ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais - 6ème R.T.S (Colonel Thiébaut)
o 13ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais - 13ème R.T.S (Colonel Chrétien),
 Commandement de l’Artillerie Divisionnaire (Général Claerebout) constituée autour du:
 Régiment d’Artillerie Coloniale du Maroc - R.A.C.M
 Commandement des FTA Divisionnaires (Lieutenant-Colonel Nougarède)
o 26ème Groupe Colonial de DCA11
 Commandement du Génie (Lieutenant-Colonel Claudel)
o 71ème Bataillon du Génie - 71ème B.G
 Commandement du Train (Chef d’Escadron Plas)
 Détachement de Circulation Routière
 171ème et 271ème Compagnies de Transport - 171ème et 271ème C.T
 Direction du Service de Santé (Médecin Colonel Cheneveau)
 25ème Bataillon Médical - 25ème B.M
 Direction du Service du Matériel (Lieutenant-Colonel Bellot)
 25ème Compagnie de Réparation Divisionnaire - 25ème C.R.D
 Direction du Service de l’Intendance (Intendant de 3ème classe de Villoutreys)
 25ème Groupe d’Exploitation Divisionnaire - 25ème G.E.D

Le 10 novembre, le général Blaizot reçoit sa quatrième étoile. Puis débute le séjour au
FAITC d’Arzew qui dure jusqu’au 5 décembre, suivi pour l’artillerie par une série d’écoles à feu dans la région de Mascara.

Janvier 1944 apporte de nouveaux changements pour la division.
Le Général Blaizot parti le 14, le Général Magnan arrive six jours plus tard.
Aux départs de Huard pour le Corps Léger d’Intervention à Philippeville, remplacé par le Lieutenant-Colonel Bourgund, de Claerebout par le Colonel Morel, de Claudel par le Lieutenant-Colonel Gazin, de Duleyrie par le Capitaine de Vathaire, viennent s’ajouter la prise des fonctions de Chef d’Etat-Major par
Borgnis-Desbordes, remplacé à la tête du 4ème R.T.S par le Colonel Cariou, et l’arrivée au cours du trimestre de l’Intendant Schwob et du Médecin Lieutenant-Colonel Brousté.

C’est dans ces conditions que la division est rattachée le 26 mars au 1er Corps d'Armée - 1er C.A, puis qu’elle est constituée en Regimental Combat Teams le 1er avril, regroupée à Oran et transportée vers la Corse du 3 avril au 10 mai.
sourcehttp://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/docs/341_debarquement.pdf

La campagne de l'île d'Elbe - 17-18-19 juin 1944

La 9ème D.IC se prépare pour l’opération BRASSARD, la conquête de l’île d’Elbe. Reportée à plusieurs reprises, l’opération est finalement déclenchée le 17 juin.

C’est le 13ème R.T.S qui débarque en première vague et subit de fortes pertes.
Le 4ème R.T.S suit et les deux régiments en liaison avec le Bataillon de Choc, les Commandos d’Afrique et les Goumiers Marocains achèvent le nettoyage de l’île le 20.

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En cinq jours, la division a perdu : 250 tués et disparus, 600 blessés.
En conséquence, deux compagnies du 18ème R.T.S sont dissoutes pour combler les vides.
Mais la capture de l’île fait d’autres victimes : à la suite d’incidents avec les civils, le commissaire à la Guerre relève les chefs de corps des 4ème et 13ème R.T.S et les remplace respectivement par Bourgund et Voillemin.

Avec le colonel Salan qui a pris le commandement du 13ème R.T.S le 1er juin, la 9ème D.I.C se trouve ainsi avec trois nouveaux chefs de corps.
Et comme ce dernier régiment n’a pas participé à l’assaut de l’île, c’est donc lui qui est désigné pour constituer le premier échelon de la division dans la prochaine opération baptisée ANVIL puis DRAGOON.

"Aux yeux du monde, il fallait confirmer la renaissance de l'Armée française après les campagnes de Lybie et d'Italie en neutralisant cette île d'Elbe qui était un point stratégique majeur pour les opérations en cours en Italie...
L'objectif était solidemment tenu par 3 000 Allemands et 400 Italiens, qui, par un feu nourri à partir des blockhaus bloquaient toute progression...Et pourtant, pendant trois heures entières de 4 à 7 heures à Marina di Campo, la 9ème D.I.C allait inexorablement gagner mètre par mètre, à travers les réseaux de barbelés, le terrain qui la séparait des premières défenses. Les pertes étaient lourdes, mais, le 17 au soir, la moitié de l'île était conquise.
Le 18 juin, puis le 19, dans un irrésistible élan, les marsouins bousculaient les derniers ennemis à Monte San Martino, au Rio Marino, à Elba...
Le 20, l'île était aux mains de la 9ème D.I.C.
"Elle avait perdu plus de 200 des siens mais fait plus de 2 300 prisonniers. Fière et forte de ce premier succès, elle était prête pour libérer la France.
L'Ancre d'or n° 251 - juillet-août 1989
Extrait du discours du Général Salaün commandant la 9ème D.I.Ma

NB "Chaque année, le 17 juin, le récit de la conquête de l'île d'Elbe par le 9ème D.I.C sera lu dans tous les régiments de la 9ème D.I.Ma".
source : http://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/docs/341_debarquement.pdf
http://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/fiches/pg000025.htm


Dragoon, Hyères et Toulon:

Le 15 août 1944, trois divisions américaines débarquent sur les côtes de Provence, entre Cavalaire et Anthéor.
Elles sont suivies le lendemain par les éléments de trois divisions françaises venant d’Algérie et d’Italie qui, une fois la tête de pont conquise, doivent relever les Américains sur le flanc ouest et s’emparer de Toulon puis de Marseille.

A partir du 7 août 1944, les éléments de la 1ère Division Motorisée d'Infanterie - 1ère D.M.I (cette 1ère D.M.I est en fait l’ex-1ère Division Française Libre -1ère D.F.L) commencent donc à embarquer à Tarente et à Brindisi.
Puis c’est la traversée de la Méditerranée et l’arrivée le 16 dans la baie de
Cavalaire.

Le 19, les Américains sont relevés sur le Gapeau tandis que le Groupement L, aux ordres du Général de Larminat, est constitué avec la division et la 9ème D.I.C dont les premiers éléments commencent arriver à Cavalaire.

D’autres formations coloniales sont dans l’affaire :
Le 8ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais - 8ème R.T.S
Le 2ème Bataillon du 18ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais - II / 18ème R.T.S qui occupera les îles d’Hyères et la presqu’île de Giens
Les deux groupes lourds du Régiment d'Artillerie Coloniale du Levant - R.A.C.L
Le Régiment Colonial de Chasseurs de Chars - R.C.C.C rattaché à la 9ème D.I.C
Le 2ème Groupe du RAC-AOF qui, à partir du 22, renforce l’AD/9 (Artillerie Divisionnaire de la 9ème D.I.C).

Le 17ème Régiment Coloniale du Génie - 17ème R.C.G arrive à ce moment-là et marche dans le sillage du G.D/9.

Puis le 25 est constitué sur place le 2ème Bataillon de Travailleurs Coloniaux Malgaches avec six compagnies du “Groupement d’Indigènes Coloniaux Rapatriables”.

Dans le secteur de la 1ère D.M.I, le Gapeau est franchi et Hyères nettoyée le 21.
Puis La Garde et Le Pradet sont occupés, ainsi que les forts à l’est de Toulon.
Sur sa droite, le 6ème R.T.S est engagé à Solliès-Pont le 21.
Il atteint La Valette le 23, puis pénètre dans Saint Jean du Var et réduit successivement les forts de Ste Catherine et d’Artigues, tandis que le 4ème R.T.S qui vient d’être engagé s’attaque au fort de Malbousquet.

A partir du 25, la 9ème D.I.C, tous moyens rassemblés, entreprend le nettoyage de la ville et du port qui s’achève le 28 par la reddition de la presqu’île de Saint Mandrier.
Sa chute achève la conquête de Toulon. La veille, la division défilait en pleine ville, en présence des ministres de la Guerre et de la Marine et du général d’armée de Lattre de Tassigny.
Au cours de ces premières opérations sur le sol de France, dix mille prisonniers et un matériel important sont capturés par la division. Le nombre des ennemis tués dépasse un millier.

Pour les deux divisions coloniales, les pertes sont encore lourdes :

• 1ère D.M.I :
229 tués dont 14 officiers
262 blessés dont 33 officiers pour six jours de combat
• 9ème D.I.C :
215 tués dont 10 officiers,
876 blessés dont 34 officiers pour huit jours de combat.

La poussée jusqu'au Rhin

Septembre 1944 : à peine regroupée, la Division reprend sa marche en avant.

Un premier bond la porte dans la région de Voiron.
Elle doit continuer vers Pontarlier et le Lomont, mais les mouvements sont retardés, parfois même arrêtés par le manque d'essence.
Les unités les plus avancées du R.I.C.M, auquel est venu se joindre le R.C.C.C, ont déjà repris le contact de l'ennemi dans le Doubs.

C'est seulement le 25 et le 26 septembre que les derniers éléments rejoignent le gros dans la boucle du Doubs où le manque d'essence et de munitions avait empêché de forcer la résistance de l'ennemi.
Le 27 septembre, la division étend son front et prend à son compte le secteur tenu à sa droite par la 3ème D.I.A jusqu'à la frontière suisse.
Elle est renforcée par deux bataillons de FFI, le Bataillon de la Grande-Chartreuse, remplacé plus tard par le Bataillon de Franche-Comté et le Bataillon de Cluny.

La vie de la division devient alors celle d'une grande unité en secteur : opérations locales, patrouilles, duels d'artillerie, tirs de harcèlement de part et d'autre.
La saison s'avance. Le froid et la pluie rendent inéluctable le remplacement des Sénégalais.
Or, la relève et la mise en réserve d'une grande unité, qu'exigerait normalement cette transformation, est un luxe que l’armée française ne peut se permettre.
C'est donc sur place que la division se transforme, se "blanchit" en remplaçant 9 000 Africains par des engagés volontaires.

Et c'est avec ces jeunes engagés dépourvus d'instruction militaire que la 9ème D.I.C poursuit la campagne.
L'instruction est donnée en ligne, au gré des circonstances et de la vie en secteur. La volonté des recrues et la valeur des cadres suppléent aux insuffisances.

Les 6ème, 21ème, et 23ème Régiments d’Infanterie Coloniale sont recréés successivement à partir des 4ème, 6ème et 13ème Régiments de Tirailleurs Sénégalais.

Le 14 novembre au matin, le général de Lattre de Tassigny, commandant la 1ere Armée Française, brusquant l'attaque, perce le dispositif ennemi.
C'est la 9ème D.I.C qui a cet honneur.

Son régiment de reconnaissance, le R.I.C.M., atteint le Rhin.
Fin novembre, l'ennemi est chassé du Sundgau et la division monte à Mulhouse qui devient un môle invulnérable.

Au début du mois de janvier 1945, les attaques allemandes s'amorcent sur tout le front; l'ennemi joue ses dernières cartes.

La 1ere Armée reprend son offensive le 20 janvier dans le secteur de Colmar.
La 9ème D.I.C s'empare alors de toutes les cités ouvrières de la banlieue nord de Mulhouse, combats acharnés et coûteux.

Le 6 février, l'Ill est franchi, Ensisheim enlevé et le 19 février, le Rhin de Chalampé est atteint.

Il s'agit alors de garder Strasbourg et de préparer la grande offensive contre l'Allemagne.

L'entrée en Allemagne

Déjà le 2ème Corps du Général de Monsabert a pénétré dans le Palatinat.
La division se dirige vers Lauterbourg et, le 2 avril au matin, un bataillon du 21ème R.I.C traverse le Rhin et occupe par surprise les blockhaus de Leimersheim.

Le 4, la moitié de la division saute sur Karlsruhe et sans perdre de temps, une colonne s'engage sur la route de Rastatt où elle se heurte vers Morsch -Neubourgweier à une bretelle de la ligne Siegfried.
Empruntant la route la plus longue et la plus dure, elle enlève successivement Durlach, Burlach, Gernsbach, enfouies dans des vallées étroites.
C'est ensuite Sessart et Volkensbach qui tombent.

Le 10 avril le pont de Kuppenheim, sur la Murg, est saisi.
Les blindés s'engouffrent dans la vallée et d'autres éléments occupent Baden-Baden et Rastatt.
Quatre jours plus tard, après avoir forcé Bühl et Achern, le 23e R.I.C. s'empare d'Oberkirch et ouvre la route de Wurtemberg au 1er Corps d'Armée.

La 9ème D.I.C. a été ainsi un des instruments déterminants de l'audacieuse manœuvre qui, après avoir porté des unités jusqu'au Neckar, foncera de Freudenstadt et prendra à revers le Jura souabe.
C'est alors la désagrégation du front allemand et le défilé rapide des villes conquises Fribourg, Ldrrach, Neustadt, Waldshut et le lac de Constance.
En vingt-neuf jours, la division a conquis en pays de Bade les trois quarts du massif montagneux réputé pour son impénétrabilité.
Elle s'est emparée de près de 200 villes ou villages, parcourant environ 300 kilomètres, anéantissant cinq divisions allemandes.

source: http://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/hist013.htm
http://www.troupesdemarine.org/traditions/histoire/docs/341_debarquement.pdf


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bruno
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MessageSujet: Re: LA 9ème DIVISION D'INFANTERIE COLONIALE de 1943 à la chute de l'Allemagne   Sam 2 Mar - 19:09

Bonsoirs les marsouins

Merci jeanlouis pour cette page d’histoire sur la 9e D.I.C

_________________
Et au Nom de Dieu, vive la coloniale.
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