Marsouins de France et d'outre-mer

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 Vers une apocalypse budgétaire pour les armées

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L'Artilleur

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Messages : 1066
Date d'inscription : 10/03/2010
Localisation : A vos 12h00

MessageSujet: Vers une apocalypse budgétaire pour les armées   Ven 15 Mar - 5:48

Citation :
Vers une apocalypse budgétaire pour les armées

Le scénario noir prévoit la vente du Charles de Gaulle, la suppression de 30 régiments, l'arrêt des chaînes du Rafale et l'abandon de l'A400M. Une débâcle !


Les armées se préparent en secret à une apocalypse budgétaire. Avant même la publication du Livre blanc sur la défense qui doit intervenir dans quelques semaines, il n'existe qu'un sujet de préoccupation au ministère de la Défense : les options budgétaires de la future loi de programmation militaire. Pour simplifier, on peut dire que le Livre blanc définit une perspective stratégique globale, quand la loi de programmation militaire qui sera discutée ensuite, durant l'été, en tire les conclusions budgétaires. Or après des mois de tergiversations, François Hollande, chef des armées, annoncera ses choix financiers le 19 mars prochain lors d'un conseil de défense, avant de les préciser le 26 mars. Rappelons qu'un conseil de défense et de sécurité rassemble autour du président le Premier ministre (Jean-Marc Ayrault), les ministres de la Défense (Jean-Yves Le Drian), de l'Intérieur (Manuel Valls), de l'Économie (Pierre Moscovici), du Budget (Jérôme Cahuzac) et des Affaires étrangères (Laurent Fabius). Le chef d'état-major des armées, l'amiral Édouard Guillaud, est présent.

Projections apocalyptiques

Passons sur les épisodes précédents et sur les exercices budgétaires internes au ministère de la Défense, qui ont accompagné les travaux sur le Livre blanc. Fin décembre 2012, les problèmes sont apparus lorsque les prévisions budgétaires sont devenues franchement inquiétantes. Avec une croissance nulle ou presque, une situation économique gravement détériorée, il est alors devenu clair que le maintien de l'effort de défense actuel (1,56 % du produit intérieur brut en 2013, pour un budget de 31 milliard d'euros) ne pourrait pas être maintenu. Jean-Yves le Drian a toujours dit que la défense serait touchée en proportion des efforts consentis par les autres ministères, pas davantage. Sauf qu'aujourd'hui, les deux projections préparées pour le conseil de défense de mardi prochain sont désastreuses pour la première, apocalyptique pour la seconde.

Hypothèse Y

La première épure budgétaire, qualifiée à l'hôtel de Brienne - siège du ministère de la Défense -, d'hypothèse "de survie", est terrible. Il s'agirait pour la défense de continuer à faire tout ce qu'elle fait aujourd'hui, mais avec beaucoup moins de personnels et de moyens. Elle impliquerait la perte de 30 000 emplois dans les armées et de 15 000 autres dans l'industrie de défense. Dans ce schéma, toutes les armées perdraient des plumes, mais d'abord l'armée de terre qui verrait disparaître sa capacité de projection. En clair, et pour prendre un scénario on ne peut plus actuel : les forces spéciales qui perdureraient auraient été capables de stopper l'offensive des groupes djihadistes sur Bamako, début janvier. Mais projeter ensuite 4 000 hommes au Mali pour une mission de plusieurs semaines, il faudrait oublier.

Dans cette hypothèse, la question du maintien de la composante aérienne de la dissuasion est posée et de nombreux programmes d'équipements seraient retardés ou repoussés aux calendes grecques. Du côté de l'industrie de défense, ce serait également un massacre et l'éventualité de la disparition de l'industriel d'armement terrestre Nexter est explicitement évoquée. "On ne sait pas faire une telle réduction, qui vient après les 54 000 suppressions de poste du précédent quinquennat", dit un hiérarque connaissant le dossier. "Mais quand on en parle avec les gens du Budget, ils nous expliquent franchement que l'hypothèse Y n'est pas possible pour eux. Qu'il faut y aller plus fort !" Mais la défense va devoir contribuer pour un milliard à l'austérité en 2014, et pour deux milliards en 2015. En deux ans, avant même de trancher dans le vif, ce sont 10 % d'une annuité qui vont sauter ! Quant à l'hypothèse Z, c'est... l'apocalypse !

Une conflagration

François Hollande, chef des armées, est pris en tenaille ! D'une part l'hypothèse Y que nous venons de voir est déjà considérée comme inacceptable par Jean-Yves Le Drian. Le ministre de la Défense sait, même si c'est accessoire, quels sont ses risques personnels dans cette affaire, face à des militaires qui n'ont jamais jugé in fine leurs ministres qu'à la capacité de défendre leur budget. Mais, d'autre part, l'hypothèse Z est celle que défend Bercy avec ardeur, dès lors qu'elle est seule compatible avec la politique de rigueur décidée par... le chef de l'État ! Or, là, on ne parle plus de la même défense de la France. Cette éventualité implique en effet 50 000 suppressions d'emploi dans les armées (c'est l'effectif total de l'armée de l'air) et autant dans l'industrie de défense. Dans cette hypothèse, ce serait la fin de l'armée française telle que nous la connaissons, alors même que le monde devient de plus en incertain. Nous avons entendu évoquer la "mise sous cocon" du porte-avions Charles de Gaulle, ou sa vente au Brésil ou à l'Inde. "Ce serait une conflagration, estime un expert, un bateau qui porte ce nom, en plus ! Un nouveau paquebot France, en pire, une fierté nationale, alors que 66 % des Français pensent qu'il faut augmenter le budget militaire !" Mais ce n'est pas tout. Ces choix budgétaires consisteraient à ramener d'ici quelques années le budget de la défense d'environ 30 milliards à 20 milliards, à faire passer la part de la richesse nationale consacrée aux armées de 1,5 % du PIB à 1,1 %. Impensable ? Apparemment, non.

Économies à la hache...

La renonciation par la France à son groupe aéronaval n'empêcherait pas, dans cette hypothèse, la renonciation à l'avion-cargo A400M, synonyme de la fin du programme dans son ensemble, et la perte des 10 000 emplois d'Airbus Military. Oubliés aussi, les programmes Scorpion des nouveaux blindés de l'armée de terre, des commandes d'hélicoptères NH-90 et Tigre, comme sont envisagées la fin de la série des Rafale, celle d'une grande partie des frégates FREMM et des sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda. Les nouveaux ravitailleurs aériens MRTT, on oublie aussi... On évoque la dissolution d'une trentaine de régiments. "Nous sommes dans une situation de crise grave", admet-on sans finasser au ministère de la Défense, où l'on reconnaît à voix basse avoir secrètement lancé un groupe de travail sur l'abandon du transfert du ministère à Balard. "On va mesurer ce que coûteraient les dédits et un maintien dans nos taudis du boulevard Saint-Germain. On n'a plus le choix, on rabote et on passe tout à la paille de fer", lance un interlocuteur décontenancé. Un autre, moins mesuré, lance : "On prend le mur en pleine gueule. On a bien tenté de faire comme d'habitude, de repousser les problèmes après 2017 ! Mais ça n'a pas marché..."

Sortir de la crise

Évidemment, de telles perspectives font réfléchir. Avec la fin des capacités de projection et de maintien de la paix, mais aussi des ambitieuses capacités d'anticipation (satellites, renseignement technique, etc.), c'en serait fini des ambitions et de la puissance françaises : "On aurait l'armée du Benelux, la dissuasion en plus...", lance un homme au courant des débats internes, qui ne se résout pas à voir les armées se contenter d'un grand écart : Vigipirate et la bombe atomique, que François Hollande a promis de ne pas toucher. Il ne semble pourtant pas sérieux qu'un tel bond en arrière soit vraiment envisagé par le président de la République, au risque de voir la France abandonner son statut international.

Comment faire ? C'est la question qui sera posée au conseil de défense la semaine prochaine. Les militaires se prennent à rêver que le président fasse passer la défense au rang de priorité nationale, comme l'éducation ou la "sécurité", qui ne concerne curieusement à cette heure que le ministère de l'Intérieur. Mais soyons-en certains : les prochains jours seront chauds et les calculettes vont crépiter...


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J'espère que l'on ne va pas en arriver à ce qui est "annoncé" ... pale
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Guy



Messages : 482
Date d'inscription : 20/02/2010

MessageSujet: Re: Vers une apocalypse budgétaire pour les armées   Ven 15 Mar - 7:06

Salut l'Artilleur
ils ne vont pas se gêner!
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Désarmer la France et armer des étrangers, voilà qui colle parfaitement à leur profil.
Amitiés
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william.kessler



Messages : 69
Date d'inscription : 15/07/2012

MessageSujet: Tout a fait ...............normal   Ven 15 Mar - 8:49

La vente d'armes rapporte des sous et des sous on en a plus que besoin en France, on racle les fonds de tiroirs depuis pas mal de temps.
La pression fiscale est au maximum du supportable, alors vendre ses meubles est une des solutions en dernier recours.

Réduire les effectifs, s'est ne plus payer des soldes, réduire l'armement s'est réduire les dépenses, réduire l'utilisation des matériels, s'est réduire les dépenses d’entretien, de réparation etc.

Mais il n'y a pas si longtemps de cela, les simple troufion était déjà au régime sec, qui se rappelle lors de manœuvres, on avait 3 cartouches a blanc, 1 grenade à plâtre qu'il fallait rendre la veille du retour en caserne et on bouffait nos " boites a chaussures".
Mais en fin de manœuvre, s'était encore le simple troufion qui creusait la fosse a méchoui, tournait la broche et avait a peine le temps de bouffer sa"boite a chaussure" alors que les gradés se goinfrait de méchoui et nous balançaient des grandes a plâtre dans les tentes et tiraillaient dans tout les sens pour "bouffer" le quota de munitions.
Qui se rappelle les tours du camp avec les camions et autres véhicules pour bouffer le stock d'essence, a cette époque il n'y avait pas de crise et les gâchis y allaient plein pot.

Aujourd’hui l'armée porte le poids d'une dépense trop lourde et les budgets sont plus que serrés, alors on vend du matériel, on réduit les effectifs ais on envoie des hommes mal équipé ( ou équipé de dotation inadéquate ) avec du matériel a peine entretenu alors qu'en stock il y a tout ce qu'il faut, mais destiné a la vente pour rapporter des sous, ou tout simplement en stockage parce qu'en servir coute trop cher.

Dissoudre des régiment s'est virer les futurs soldats avant même qu'ils soient recrutés, et les soldats des régiments dissous remplacent les contrats non renouvelés dans d'autres régiments mais les gradés restent et se sont eux qui coute le plus cher en soldes et primes diverses.

On a jamais eu autant de généraux pour si peu de régiments, on a jamais eu autant d'encadrement pour si peut de soldat de base, mais le ministère de la défense n'a jamais eu autant de "bureaux d'études" pour tout et pour rien ou des hauts gradés arrivent de régiments dissous,.
Il n'y a jamais eu autant d'officiers supérieurs sortant des grandes écoles qui occupent des postes dans ces " bureaux d'études" et autres commissions "Tartempion".

Les premiers services a prendre les mesures de restriction en pleine g...sont ...le renseignement.... la reconnaissance et l'équipement de base du troufion sur le terrain.
On a des satellites capable de lire un journal ouvert sur la sol, mais on a encore un barda de 35 kg sur le dos pour crapahuter, des systèmes de communications Sol/Espace/Sol pesant 13 kg, mais des postes de communications de 3 Kg sur le dos du " radio" qui crapahute dans les montagnes a 40° a l'ombre alors qu'il existe des postes individuels de transmission satellitaire pesant moins de 800 g et couvrant une zone de 2 a 3 centaines de km, ( suivant la nature et la configuration du terrain)

Si des économie il a y a faire, s'est bien ailleurs que sur le dos de la défense et les moyens de prévoir les coups dur, mais s'est plus facile de parier sur ce qui va peut être " ne pas arriver " et de sous payer et sous équiper le personnel de base, que de virer un paquet de hauts gradés inutiles et aux soldes bien lourdes que de maintenir des effectifs suffisants pour pallier a des sales coups imaginés par nos spécialistes des commissions " Bidules" et bureaux " Tartempion" sans oublier les grandes écoles qui forment des hauts gradés qui servent a pas grand chose a part se la jouer dans les bureaux feutrés des ministères.
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bruno
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Messages : 3709
Date d'inscription : 04/10/2009
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MessageSujet: Re: Vers une apocalypse budgétaire pour les armées   Ven 15 Mar - 20:00

Bonsoir les marsouins

Pendant ces quatre ans l'armée française va être durement touchée par ces gens ce qu'il cherche ses d'abord une armée impuissante face a eux pour mieux vendre notre pays Twisted Evil

_________________
Et au Nom de Dieu, vive la coloniale.
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