Marsouins de France et d'outre-mer

Ce forum est dédié à tous les marsouins de France et d'Outre-mer, pour se retrouver, quelque soit le régiment duquel ils sont issus. Infanterie, Bigor, Cavalerie, parachutiste. et à tous nos frères d'armes.
 
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 Il y a 50 ans déjà le Colonel Bastien-Thiry était fusillé par la République française

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Jeanlouis

Jeanlouis

Messages : 1079
Date d'inscription : 25/11/2009
Age : 49
Localisation : Grasse - Alpes Maritimes

Il y a 50 ans déjà le Colonel Bastien-Thiry était fusillé par la République française Empty
MessageSujet: Il y a 50 ans déjà le Colonel Bastien-Thiry était fusillé par la République française   Il y a 50 ans déjà le Colonel Bastien-Thiry était fusillé par la République française I_icon_minitimeSam 13 Avr - 10:23

Voilà 50 ans, le 11 mars 1963, que le Colonel Bastien-Thiry était fusillé (pour ne pas dire autre chose....)pour avoir été entre autre l'organisateur de l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle en août 1962.
Voici une biographie succinte de cet homme:

1O octobre 1927
Naissance, à Lunéville, de Jean, Marie Bastien-Thiry

Mars 1930
Décès de la mère de Jean, qui laisse trois enfants: Jean, Hubert et Françoise

Septembre 1931
Remariage de son père.

Décembre 1931 à juillet 1939
La famille Bastien-Thiry réside à Metz, où le père de Jean est officier. Jean fait ses études au collège Saint-Clément.

Octobre 1939
Jean est pensionnaire. Sa famille habite Baccarat.

Mai 1940
Mme Bastien-Thiry part avec ses neuf enfants

Octobre 1940
Retour en Lorraine, installation à Lunéville. Études au collège Saint-Pierre Fourier. Scoutisme.

Juin 1944
Jean est reçu aux Baccalauréats Math-Elem et Philo. Bombardements de Lunéville. Jean se porte comme secouriste.Octobre 1944
Entrée en mathématiques supérieures au lycée Poincaré de Nancy.

Octobre 1945
Entrée en mathématiques spéciales, pour la préparation à Polytechnique, à Sainte Geneviève de Versailles.

Juillet 1947
Jean est reçu au concours d'entrée à Polytechnique. (Promotion 1947)

Octobre 1947 à octobre 1948
Service militaire. (Artillerie) Poitiers, Draguignan, puis en Allemagne : Idar Oberstein et Wackenheim. (Observation aérienne)

Octobre 1948 à juillet 1950
École Polytechnique.

Octobre 1950 à juillet 1952
École Nationale Supérieure d'Aéronautique.

28 août 1952
Brevet de pilote.

Octobre 1952
Jean est affecté comme stagiaire au Centre d'Essais en vol de Brétigny. Entraînement intensif au pilotage. L'examen oculaire lui barre l'accès de l'École de Meknès.

Janvier 1953
Jean est détaché du C.E.V. de Brétigny au C.I.E.E.S. (Centre Interarmes d'Essais des Engins Spéciaux) à Colomb-Béchar.

Octobre 1953
Nommé ingénieur de 1re classe de l'Air.

Octobre 1954
Retour à Paris: Jean est nommé au Service Technique Aéronautique du Ministère de l'Air, comme ingénieur de marque des engins sol-sol (fusées téléguidées).

Février 1955
Mariage avec Geneviève Lamirand. Trois enfants naîtront de cette union : Hélène, Odile et Agnès.

D'octobre 1954 à septembre 1962
Jean donne une extrême impulsion à la création et à la mise en série des engins SS 10, SS 11, SS 12, dont la réussite est telle que l'étranger s'y intéresse vivement: missions aux U.S.A. en 1958 et en 1960.

Avril 1957
Nommé ingénieur principal de l'Air.

1960 à Alger
Journées des barricades (janvier). -Article de Jean dans "Forces Aériennes Françaises" sur l'utilisation du SS 11 en Algérie. -Articles parus dans Rivarol et Écrits de Paris sous un pseudonyme: "Sabotage des ailes françaises" et "L'aviation française à l'heure de la grandeur".

Janvier 1962
Nommé ingénieur en chef de 2e classe de l'Air. Jean a grade de lieutenant-colonel.

26 mars 1962
La fusillade de la rue d'Isly, à Alger.

8 avril 1962
Référendum qui approuve les accords d'Evian.

22 août 1962
Attentat du Petit-Clamart contre le Général de Gaulle - aucun blessé.

15 septembre 1962
Arrestation de Jean Bastien-Thiry.

28 janvier 1963
Ouverture du Procès, au Fort-Neuf de Vincennes: La Cour militaire de Justice, juridiction d'exception, juge sans appel: elle a déjà condamné à mort le lieutenant Degueldre, les légionnaires Piegts et Dovecar. Le procès ne s'achèvera que le 4 mars. Les camarades du colonel Bastien-Thiry, qui comparaissent à ses côtés, sont:
-Alain Bougrenet de la Tocnaye-36 ans- Lieutenant pendant la guerre d'Algérie.
-Jacques Prévost-32 ans-Electronicien- Un des rares parachutistes sortis vivants de la bataille de Dien-Bien-Phu.
- Gérard Buisines-Légionnaire, 36 ans.
-Alphonse Constantin-Légionnaire, 36 ans.
-Lazlo Varga-Hongrois, échappé de l'insurrection de Budapest, où il s'est battu à 14 ans: 20 ans.
-Pascal Berlin - En classe de préparation à Saint-Cyr: 20 ans.
-Pierre Magade - Jeune Pied-Noir sous les Drapeaux: 22 ans.

Les autres membres du commando, dont la plupart furent arrêtés par la suite, étaient: Georges Watin, Serge Bernier, Louis de Condé, Jean-Pierre Naudin, deux autres jeunes Hongrois: Lajos Marlon et Gyula Sari et Bernadette Praloran.

du 28 au 31 janvier
Les avocats mirent en cause la légalité du décret déférant les accusés à leurs juges et la composition de la Cour. Il fallut une loi, qui intervint en cours de procès (20 février 1963) pour proroger la Cour militaire de Justice, qui aurait dû être dessaisie au profit de la Cour de Sûreté de l'Etat, qui elle, autorisait un pourvoi en cassation.

du 31 janvier au 2 février
Interrogatoire et déclarations des accusés.

2 février 1963
Le colonel Bastien-Thiry fait une déclaration devant la Cour militaire.

du 12 au 23 février
Dépositions des témoins.
-12 témoins de l'accusation;
- 3 médecins psychiatres;
- 102 témoins de la défense, dont cinquante vinrent témoigner du drame de l'Algérie: pieds noirs, harkis, chefs musulmans, officiers, journalistes...

25 février
Réquisitoire de l'avocat général Gerthoffer. Demande la mort pour Bastien-Thiry, La Tocnaye et Buisines.

du 28 février au 4 mars
Plaidoiries. Ont plaidé successivement: Me Gibault, Me Fontaine, Me Cathala, Me Varaut, Me Szigeti, Me Prévost, Me Jacquet, Me Flécheux, Me Coudy, Me Labedan-Piussan, Me Louis François-Martin fils, Me François-Martin, Me Le Corroller, Me Wagner, Me Rambaud, Me Lemaignen, Me Engrand, Me Richard Dupuy, Me Tixier-Vignancour.
Une sanction avait malheureusement éliminé des débats Me Isorni, pour son audace courageuse.

4 mars 1963
Verdict de la Cour militaire: Trois condamnations à mort: Bastien-Thiry, la Tocnaye et Prévost.

8 mars
Les avocats des condamnés sont reçus à l'Elysée. (Alain de la Tocnaye et Jacques Prévost seront graciés.)
"Devant l'Histoire, devant nos concitoyens et devant nos enfants, nous proclamons notre innocence, car nous n'avons fait que mettre en pratique la grande et éternelle loi de solidarité entre les hommes."

Par cette phrase, le Colonel Jean Bastien-Thiry achève la déclaration qu'il a voulu prononcer devant ses juges le 2 février 1963, cinq jours après l'ouverture du procès du Petit-Clamart. Dans cette longue allocution, il ne cherche pas à se soustraire à la peine qu'il encourt. Son seul but est de faire comprendre à ses concitoyens les motifs de son action. Sans aucune complaisance, et avec une clairvoyance prophétique. il expose les raisons pour lesquelles il juge qu'"il n'est pas bon, il n'est pas moral, il n'est pas légal", que le personnage auquel il s'est attaqué "reste longtemps à la tête de la France". Dès lors, l'accusé n'est plus Bastien-Thiry mais De Gaulle.

Cela ne lui sera pas pardonné: la Cour militaire de Justice le condamnera à mort et la grâce présidentielle lui sera refusée.

Jean Bastien-Thiry est allé librement jusqu'au bout de ce que sa conscience lui dictait. Il est parti en paix: comme en témoigne Maître Le Corroller, présent à son exécution: "Lorsqu'il fut mort, après que la salve eut déchiré l'aube naissante. son visage était celui d'un enfant, doux et généreux".

Hélène Bastien-Thiry

11 mars
Jean Bastien-Thiry est exécuté au Fort d'Ivry.

source: http://www.bastien-thiry.fr/jean-bastien-thiry.htm



Comme pour beaucoup des membres de l'OAS on oubliera leurs faits d'armes pour la France et on mettra en lumières ceux pratiqués pour et avec l'OAS, certains décrieront ces faits d'autres avec le temps ou pendant cette période les comprendront, d'autres encore dans le soucis de leurs avancements ou pour d'autres raisons ne franchiront pas la ligne rouge, que l'opprobe ne leur soit pas faites chacun choisi son destin la morale reste à chacun, comme on dit souvent comprendre ne veut pas dire accepter, mais je pense que le rappel de l'existence de ces hommes et necessaire pour comprendre le fonctionnement de nos républiques et de leurs dirigants....
Toute politique étant à juste titre proscrite dans le forum nous garderons que le côté militaire de cet homme et les services qu'il aura rendu à la France le reste chacun est son propre juge
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L'Artilleur

L'Artilleur

Messages : 1071
Date d'inscription : 10/03/2010
Localisation : A vos 12h00

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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans déjà le Colonel Bastien-Thiry était fusillé par la République française   Il y a 50 ans déjà le Colonel Bastien-Thiry était fusillé par la République française I_icon_minitimeDim 14 Avr - 12:15

Je ne savais pas qu'à l'époque on fusillait nos soldats ...
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Il y a 50 ans déjà le Colonel Bastien-Thiry était fusillé par la République française
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