Marsouins de France et d'outre-mer

Ce forum est dédié à tous les marsouins de France et d'Outre-mer, pour se retrouver, quelque soit le régiment duquel ils sont issus. Infanterie, Bigor, Cavalerie, parachutiste. et à tous nos frères d'armes.
 
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 Bataille de l’Ourcq

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bruno
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bruno

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Bataille de l’Ourcq Empty
MessageSujet: Bataille de l’Ourcq   Bataille de l’Ourcq I_icon_minitimeDim 3 Jan - 19:59

Bataille de l’Ourcq (5 - 10 septembre 1914)
La bataille de l’Ourcq constitue le déclenchement de l’offensive voulue
par Joffre pour mettre fin à la retraite qui dure depuis l’échec de la
bataille des frontières
.
Contexte de la bataille
La bataille de l’Ourcq est un épisode de la bataille de
la Marne qui met aux prises la VIe armée française, une partie de
l’armée anglaise et la Ie armée allemande.

La bataille des frontières ayant échoué, Joffre doit
prescrire la retraite jusqu’au moment où l’occasion se présentera
d’arrêter puis de refouler les armées allemandes. Il constitue à sa
gauche une masse importante qui tentera de déborder la droite
allemande : c’est la VIe armée, sous le commandement du général
Maunoury. Elle est formée de troupes prélevées sur les armées de l’est,
transportées par chemin de fer.

Entre temps, les armées allemandes poursuivent leur
marche inexorable, en particulier la Ie armée allemande qui cherche
depuis Mons à encercler les Anglais, mais ceux-ci se dérobent en
traversant la Marne.

Au lieu de marcher sur Paris, comme le prévoit le plan
Schlieffen, l’armée de von Kluck défile à l’est de Paris en talonnant
l’armée anglaise.

**Lien vers croquis**

Ce général ne se soucie pas du danger que peut
présenter pour le flanc de son armée une attaque venant de Paris. Il ne
dispose d’ailleurs d’aucun renseignement sur l’importance des troupes
qui stationnent dans la région parisienne.

L’O.H.L. (Obere Heeresleitung), consciente du danger,
prescrit à von Kluck d’assurer la couverture des armées allemandes en
restant en retrait d’une journée de marche par rapport aux autres
armées. Or, von Kluck est en avance d’une journée par rapport à son
voisin, von Bülow. Il devrait stationner deux journées, ce qu’il juge
inacceptable et il poursuit sa route, enfreignant les ordres du
commandement suprême. Il ne laisse face à Paris q’un C.A.R.

**Lien vers carte**c Michelin, d’après carte n° 56, édition 1937 - autorisation n° 05-B-18

Premiers indices du mouvement de la Ie armée allemande vers la Marne

Ils remontent au 31 août. Le capitaine Lepic,
commandant d’un escadron de cavalerie, est en observation sur la petite
crête au sud du hameau de Saint-Maur, à 500 mètres de la fourche des
nationales 17 et 35. La première est la route de Paris à Senlis, la
seconde se dirige vers Compiègne et, en la prolongeant, vers la Marne.
Neuf escadrons de cavalerie allemande défilent, puis deux sections de
mitrailleuses, des canons, puis, à quinze minutes d’intervalle, une
colonne d’infanterie, et enfin une masse d’infanterie à perte de vue.
Fourche des nationales 17 et 35

C Michelin, d’après carte n°56, édition 1937 - Autorisation n° 05-B-18

Le hameau de Saint-Maur est au sud sud ouest de Ressons

A 15h30, Lepic rédige son rapport : à la bifurcation,
la masse des troupes a pris à gauche, abandonnant la route de Paris,
une marche en direction du sud-est.

Quelques heures plus tard, le renseignement arrive au
2e bureau de la Ve armée, à Jonchery. Le renseignement est confirmé par
l’aviation britannique : de nombreuses colonnes marchent vers le sud et
l’est.

Le lendemain 1e septembre, les Français trouvent dans
la sacoche d’un officier allemand blessé les ordres de mouvement de la
Ie armée ellemande, établissant un changement de direction vers le
sud-est.

**Lien vers les positions au 1e septembre**

Le 2, en survolant l’Oise, un observateur voit un
énorme serpent gris traversant Verberie et suivant la vallée de
l’Automne, qui conduit vers le sud-est.

Les 3 et 4, la tête des armées allemandes commence à
franchir la Marne à Trilport. La poussée vers Paris a complètement
cessé. La route de Paris - Senlis est vide d’Allemands.

**Lien vers les positions au 3 septembre**

La réaction de Galliéni

Dès la matinée du 4, Galliéni fait part à Maunoury de
son intention « de se porter en avant, en liaison avec les troupes
anglaises ». Il demande au général Clergerie d’informer de G.Q.G. de sa
décision.

La décision de Joffre

Le G.Q.G. est à Bar-sur-Aube. Joffre se lève à 5h. Il
n’est pas encore 6h quand le 3e bureau se réunit autour de son chef, le
colonel Pont. Les renseignements ont été reportés sur une carte : Les
Ie et IIe armées allemandes s’engouffrent dans la nasse entre Paris et
Verdun. Le lieutenant-colonel Gamelin est le premier à réagir « nous
les tenons. Il faut attaquer dès demain ».

Toutefois, l’instruction n° 4 du 1e septembre indique
comme limite extrême du recul une ligne passant par Bray-sur-Seine -
Nogent-sur-Seine - Arcis-sur-Aube - Vitry-le-François et Bar-le-Duc. Le
général Berthelot, chef d’Etat-Major de Joffre est intraitable. Toutes
les dispositions sont prises pour un rétablissement sur la Seine : si
les Allemands se trouvent dans une position aventurée, ils seront
demain dans une position encore plus aventurée.

Joffre demande aux officiers de continuer leur discussion.
« L’occasion s’offre s’écrie Gamelin, si nous la laissons passer, nous ne sommes pas dignes de la victoire ».
Demain, le commandement allemand peut réparer l’imprudence...
Joffre se contente de dire « il faut demander à Franchet d’Esperey s’il peut se battre ».

Joffre fait répondre à Galliéni qu’il approuve le
mouvement ordonné à l’armée Maunoury pour le lendemain 5 septembre. Il
attend encore l’appréciation de Franchet d’Esperey.
La réponse arrive vers 20h. « mon armée n’est pas brillante mais elle
peut se battre ».

L’ordre est prêt. Gamelin l’a rédigé : une page dactylographiée et trois paragraphes.

Le premier dit : « il convient de profiter de la
situation aventurée de la Ie armée allemande pour concentrer sur elle
les efforts des armées alliées d’extrême gauche ».

Le second résume les fronts d’attaque de la VIe armée, de l’armée anglaise, des Ve et IXe armées.

Le troisième comporte une seule ligne : « l’offensive sera prise le 6 septembre dès le matin ».

Joffre aurait préféré que les Allemands s’enfoncent
dans la nasse pendant une journée de plus, mais Galliéni a déjà mis
l’action en branle et tous les collaborateurs de Joffre insistent, sauf
Berthelot, pour que l’action ait lieu sans délai.

Le 5, Joffre se rend auprès de French. L’entrevue a
lieu au château de Vaux-le-Pénil. Il explique pourquoi la situation est
devenue favorable et comment le concours britannique est indispensable,
mais French reste sceptique. Tout à coup, Joffre frappe brutalement sur
la table et dit « et puis, Monsieur le Maréchal, il y va de l’honneur
de l’Angleterre ». Le visage de French s’empourpre, puis les lèvres de
French remuent « I will do all my possible », ce que son adjoint Wilson
traduit par « Mon général, le maréchal a dit oui ».

Ordre de bataille de la VIe armée française, général Maunoury

Général Maunoury (VIe armée)
Collection privée

7e C.A. : (Besançon),général Vautier

14e division : général de Villaret
Unité Commandant Régiments
27e brigadeBerge44e R.I. (Lons-le-Saulnier)

60e R.I. (Besançon)
28e brigadeFaës35e R.I. (Belfort)

42e R.I. (Belfort)
Elements divisionnaires
11e régiment de chasseurs à cheval (un escadron - Vesoul)

47e R.A.C. (Héricourt)
41e division : général Superbie
Unité Commandant Régiments
81e brigadeBataille152e R.I. (Gerardmer)

5e bataillon de chasseurs (Besançon, Remiremont)

15e bataillon de chasseurs à pied (Montbéliard, Remiremont)
82e brigadeCoste23e R.I. (Bourg en Bresse)

133e R.I. (Belley)
Eléments divisionnaires
11e régiment de chasseurs à cheval (un escadron - Vesoul)

4e R.A.C. (Besançon)
Réserves
352e R.I. (Gerardmer)

45e bataillon de chasseurs à pied

55e bataillon de chasseurs à pied

11e régiment de chasseurs à cheval (Vesoul)

5e R.A.C. (Besançon)
5e groupe de divisions de réserve, général de Lamaze
Général de Lamaze (4e G.D.R.)
La guerre du droit

55e division d’infanterie de réserve : général Leguay
Unité Commandant Régiments
109e brigade d’infanterieArrivet204e R.I. (Auxerre)

282e R.I. (Montargis)

289e R.I. (Sens, Paris)
110e brigade d’infanterieMalubray231e R.I. (Melun, Paris)

246e R.I. (Fontainebleau, Paris)

276e R.I. (Coulommiers, Paris)

32e régiment de dragons (deux escadrons - Versailles)

13e R.A.C. (Vincennes)

30e R.A.C. (Orléans)

45e R.A.C. (Orléans)

56e division d’infanterie de réserve : général de Dartein
Unité Commandant Régiments
111e brigadeBonne294e R.I. (Bar-le-Duc)

354e R.I. (Nar-le-Duc, Lérouville)

355e R.I. (Châlons-sur-Marne, Commercy)
112e brigade d’infanterieCornille350e R.I. (Soissons, Saint-Mihiel)

361e R.I. (Cambrai, Saint-Mihiel)

13e régiment de hussards (un escadron - Dinan)

25e R.A.C. (un groupe - Châlons-sur-Marne)

32e R.A.C. (un groupe - Orléans, Fontainebleau)

40e R.A.C. (un groupe - Saint-Mihiel)
4e C.A. : (Le Mans), général Boëlle
Général Boëlle (4e C.A.)
La guerre du droit

Ce C.A., qui a déjà participé à la bataille de Longwy,
a été prélevé sur la IIIe armée par ordre de Joffre. Il a en outre été
renforcé de plusieurs régiments.

7e division : général de Trentinian
Unité Commandant Régiments
13e brigadede Favrot101e R.I. (Saint-Cloud)

102e R.I (Chartres, Paris)
14e brigadeFélineau103e R.I. (Alençon, Paris)

104 R.I. (Argentan, Paris)
Elements divisionnaires
14e régiment de hussards (un escadron - Alençon)

26e R.A.C. (trois groupes - Le Mans)
8e division : général de Lartigue
Unité Commandant Régiments
15e brigade
124e R.I. (Laval)

130e R.I. (Mayenne)
16e brigadeDesvaux115e R.I. (Mamers)

117e R.I. (Le Mans)
Elements divisionnaires
14e régiment de hussards (un escadron - Alençon)

31e R.A.C. (Le Mans)
Réserves
315e R.I. (Mamers)

317e R.I. (Le Mans)

44e R.A.. (Le Mans)
6e groupe de divisions de réserve, général Ebener

Ce groupe était, lors de la mobilisation, à la disposition du ministre.

61e division d’infanterie de réserve : général Deprez
Unité Commandant Régiments
121e brigadeDelarue264e R.I. (Ancenis)

265e R.I. (Nantes)

316e R.I. (Vannes)
122e brigadeTesson219e R.I. (Brest)

262e R.I. (Lorient)

318e R.I. (Quimper)

1e régiment de dragons (un escadron - Luçon)

28e R.A.C. (un groupe - Vannes)

35e R.A.C. (un groupe - Vannes)

51e R.A.C. (un groupe - Nantes)
62e division d’infanterie de réserve : général Ganeval
Unité Commandant Régiments
123e brigadePeyriague263e R.I. (Limoges)

278e R.I. (Guéret, Limoges)

338e R.I. (Magnac-Laval, Bellac)
124e brigadeNinous250e R.I. (Périgueux)

307e R.I. (Angoulème)

308e R.I. (Bergerac)

20e régiment de dragons (deux escadrons - Limoges)

21e R.A.C. (un groupe - Angoulême)

34e R.A.C. (un groupe - Périgueux)

52e R.A.C. (un groupe - Angoulême)
37e division d’infanterie, général Comby

Cette division, composé de troupes africaines, a été prélevé sur la Ve armée.
Unité Commandant Régiments
73e brigadeDegotrégiment marche du 2e zouaves (trois bataillons - Oran)

Régiment du marche du 2e tirailleurs (trois bataillons - Mostaganem)

Régiment de marche du 5e tirailleurs (deux bataillons - Rabat)

Régiment de marche du 6e tirailleurs (deux bataillons - Taourit)
74e brigadeLe BouhélecRégiment de marche du 5e zouaves (trois bataillons)

3e régiment de tirailleurs (trois bataillons - Constantine)

Régiment de marche du 7e tirailleurs (un bataillon - Constantine)

6e régiment de chasseurs d’Afrique (un escadron - Mascara)

3 groupes de 75 d’Afrique
45e division d’infanterie, général Drude
Général Drude (45e D.I.)
La guerre du droit

Unité Commandant Régiments
89e brigadeTraffordRégiment de marche du 1e zouaves (Alger)

régiment du 3e zouaves (Batna)
90e brigadeQuincandonrégiment de marche du 2e zouaves (Oran)

régiment de marche du 2e tirailleurs (Mostaganem)

1e régiment de chasseurs d’Afrique (Blida)

2e régiment de chasseurs d’Afrique (Tlemcen)

1e groupe d’artillerie d’Afrique

52e R.A.C. (Angoulême)
Brigade de chasseurs indigènes, général Ditte
Général Ditte (brigade de chasseurs indigènes)
La guerre du droit

1e et 2e régiments de chasseurs indigènes (Maroc)

1e C.C., général Sordet

1e division de cavalerie : général Buisson
Unité Commandant Régiments
2e brigade de cuirassiersLouvat1e régiment de cuirassiers (Paris)

2e régiment de cuirassiers (Paris)
5e brigade de dragonsSilvestre6e régiment de dragons (Vincennes)

23e régiment de dragons (Vincennes)
11e brigade de dragonsCorvisart27e régiment de dragons (Versailles)

32e régiments de dragons (Versailles)
Eléments divisionnaires
1e groupe cycliste du 26e bataillon de chasseurs à pied (Vincennes, Pont-à-Mousson)

13e R.A.C. (un groupe - Vincennes)
3e division de cavalerie : général Dor de Lastours
UnitéCommandantRégiments
4e brigade de cuirassiersGouzil4e régiment de cuirassiers (Valenciennes, Cambrai)

9e régiment de cuirassiers (Douai)
13e brigade de dragonsLéorat5e régiment de dragons (Compiègne)

7e régiment de dragons (Fontainebleau)
3e brigade de cavalerie légèrede la Villestreux3e régiment de hussards (Senlis)

8e régiment de hussards (Meaux)
Eléments divisionnaires
3e groupe cycliste du 18e bataillon de chasseurs à pied (Amiens)

42e R.A.C. (Stenay)
5e division de cavalerie : général Bridoux
UnitéCommandantRégiments
3e brigade de dragonsLallemand16e régiment de dragons (Reims)

22e régiment de dragons (Reims)
7e brigade de dragonsde Marcieux9e régiment de dragons (Epernay)

29e régiment de dragons (Provins)
5e brigade de cavalerie légèreCornulier-Lucinière5e régiment de chasseurs à cheval (Châlons-sur-Marne)

15e régiment de chasseurs à cheval (Châlons-sur-Marne)
Eléments divisionnaires
5e groupe cycliste du 29e bataillon de chasseurs à pied (Epernay, Saint-Mihiel)

61e R.A.C. (un groupe - Verdun)
Brigade de cavalerie Gillet.

Soit 9 divisions d’infanterie et 3 de cavalerie.

_________________
Et au Nom de Dieu, vive la coloniale.


Dernière édition par bruno le Dim 3 Jan - 20:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bataille de l’Ourcq   Bataille de l’Ourcq I_icon_minitimeDim 3 Jan - 20:50

Ordre de bataille de la Ie armée allemande, generaloberst von Kluck

Général von Kluck (Ie armée)

Remarquons que la Ie armée allemande s’est affaiblie
depuis la bataille de Mons : elle a perdu le 3e C.A.R. (von Beseler),
chargé d’investir la place forte d’Anvers.

4e C.A.R (Magdeburg) : général von Gronau
7e division d’infanterie de rés. : général von Schwerin

Unité Commandant Régiments
13.Reserve-Infanterie-Brigade
Magdeburgisches Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 27

Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 36
14.Reserve-Infanterie-Brigade
Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 66

Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 72

Reserve-Jäger-Bataillon Nr. 4
Cavalerie
Schweres Reserve-Reiter-Regiment Nr. 1
Artillerie
Reserve-Feldartillerie-Regiment Nr. 7

22e division d’infanterie de rés.
Unité Commandant Régiments
43.Reserve-Infanterie-Brigade
Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 71

Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 92
44.Reserve-Infanterie-Brigade
Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 32

Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 82

Reserve-Jäger-Bataillon Nr. 4
Cavalerie
Reserve-Jäger Regiment zu Pferde Nr. 1
Artillerie
Reserve-Feldartillerie-Regiment Nr. 22
2e C.A. : (Stettin), général von Linsingen

3e division d’infanterie : général von Trossel

Unité Commandant Régiments
5.Infanterie-Brigade
Grenadier-Regiment Nr. 2 (Stettin)

Colbergsches-Grenadier-Regiment Nr. 9 (Stagard)
6.Infanterie-Brigade
Füsilier-Regiment Nr. 34 (Stettin)

Infanterie-Regiment Nr. 42 Stralsund)
Cavalerie divisionnaire
Grenadier-Regiment zu Pferde Nr. 3
3.Feldartillerie-Brigade
1. Pommersches Feldartillerie-Regiment Nr. 2 (Kolberg)

Vorpommersches Feldartillerie-Regiment Nr. 38 (Stettin)
4e division d’infanterie : général von Pannewitz
Unité Commandant Régiments
7.Infanterie-Brigade
Infanterie-Regiment Nr. 14 (Bromberg)

6. Westpreußisches Infanterie-Regiment Nr. 149 (Schneidemühl)
8.Infanterie-Brigade
6. Pommersches Infanterie-Regiment Nr. 49 (Gnesen)

4. Westpreußisches Infanterie-Regiment Nr. 140 (Hohensalza)
Cavalerie divisionnaire
Dragoner-Regiment Nr. 12 (Gnesen)
4. Feldartillerie-Brigade
2. Pommersches Feldartillerie-Regiment Nr. 17 (Bromberg)

Hinterpommersches Feldartillerie-Regiment Nr. 53 (Bromberg)
3e C.A. : (Berlin), général von Lochow

5e division d’infanterie : général Wichura
Unité Commandant Régiments
9.Infanterie-Brigade
Leib-Grenadier-Regiment Nr. 8 (Frankfurt a.d.O.)

Infanterie-Regiment Nr. 48 (Cüstrin)
10.Infanterie-Brigade
Grenadier-Regiment Nr. 12 (Frankfurt a.d.O.)

Infanterie-Regiment Nr. 52 (Cottbus)

Brandenburgisches Jäger-Bataillon Nr. 3 (Lübben)
Cavalerie divisionnaire
"1/2" Husaren-Regiment von Zieten (Brandenburgisches) Nr. 3 (Rathenow)
5.Feldartillerie-Brigade
Feldartillerie-Regiment Nr. 18 (Frankfurt a.d.O.)

Neumärkisches Feldartillerie-Regiment Nr. 54 (Cüstrin)
6e division d’infanterie : général von Rohden
Unité Commandant Régiments
11.Infanterie-Brigade
Infanterie-Regiment Nr. 20 (Wittenberg)

Füsilier-Regiment Nr. 35 (Brandenburg a.H.)
12.Infanterie-Brigade
Infanterie-Regiment Nr. 24 (Neu-Ruppin)

Infanterie-Regiment Nr. 64 (Angermünde)

Brandenburgisches Jäger-Bataillon Nr. 3 (Lübben)
Cavalerie divisionnaire
"1/2" Husaren-Regiment von Zieten (Brandenburgisches) Nr. 3 (Rathenow)
6.Feldartillerie-Brigade
Feldartillerie-Regiment Nr. 3 (Brandenburg a.H.)

Kurmärkisches Feldartillerie-Regiment Nr. 39 (Perleberg)
4e C.A. : (Magdeburg), général Sixt von Arnim

7e division d’infanterie : général Riedel

Unité Commandant Régiments
13.Infanterie-Brigade
Infanterie-Regiment Nr. 26 (Magdeburg)

3. Magdeburgisches Infanterie-Regiment Nr. 66 (Magdeburg)
14.Infanterie-Brigade
Infanterie-Regiment Nr. 27 (Halberstadt)

5. Hannoversches Infanterie-Regiment Nr. 165 (Quedlimburg)
Cavalerie divisionnaire
"1/2" Magdeburgisches Husaren-Regiment Nr. 10 (Leobschütz)
7. Feldartillerie-Brigade
Feldartillerie-Regiment Nr. 4 (Magdeburg)

Altmärkisches Feldartillerie-Regiment Nr. 40 (Burg)
8e division d’infanterie : général Hildebrandt
Unité Commandant Régiments
15.Infanterie-Brigade
Füsilier-Regiment Nr. 36 (Halle a.S)

Anhaltisches Infanterie-Regiment Nr. 93 (Dessau)

Magdeburgisches Jäger-Bataillon Nr. 4 (Naumburg a.S.)
16.Infanterie-Brigade
4. Thüringisches Infanterie-Regiment Nr. 72 (Torgau)

8. Thüringisches Infanterie-Regiment Nr. 153 (Altenburg)
Cavalerie divisionnaire
"1/2" Magdeburgisches Husaren-Regiment Nr. 10 (Stendal)
8. Feldartillerie-Brigade
Torgauer Feldartillerie-Regiment Nr. 74 (Torgau)

Mansfelder Feldartillerie-Regiment Nr. 75 (Halle a.S.)
9e C.A. : (Altona), général von Quast

17e division d’infanterie : général von Bauer

Unité Commandant Régiments
33. Infanterie-Brigade
Infanterie-Regiment Nr. 75 (Bremen)

Infanterie-Regiment Nr. 76 (Hamburg)
34.Infanterie-Brigade
Großherzoglich Mecklenburgisches Grenadier-Regiment Nr. 89 (Schwerin)
Großherzoglich Mecklenburgisches Füsilier-Regiment Nr. 90 (Rostock)
Lauenburgisches Jäger-Bataillon Nr. 9 (Ratzeburg)
Cavalerie divisionnaire
Stab u. 3.Eskadron/2. Hannoversches Dragoner-Regiment Nr. 16 (Lüneburg)
17. Feldartillerie-Brigade
Holsteinisches Feldartillerie-Regiment Nr. 24 (Güstrow)

Großherzoglich Mecklenburgisches Feldartillerie-Regiment Nr. 60 (Schwerin)
18e division d’infanterie : général von Kluge
Unité Commandant Régiments
35. Infanterie-Brigade
Infanterie-Regiment Nr. 84 (Haldersleben)

Füsilier-Regiment Nr. 86 (Flensburg)
36. Infanterie-Brigade
Infanterie-Regiment Nr. 31 (Altona)

Infanterie-Regiment Nr. 85 (Rendsburg)
Cavalerie divisionnaire
3. Eskadron/2. Hannoversches Dragoner-Regiment Nr. 16 (Lüneburg)
18. Feldartillerie-Brigade
Feldartillerie-Regiment Nr. 9 (Itzehoe)

Lauenburgisches Feldartillerie-Regiment Nr. 45 (Altona)
9e C.A.R. : (Altona), général von Böhn

17e division de réserve : général Wagener

Unité Commandant Régiments
81. Infanterie-Brigade
Infanterie-Regiment Nr. 162

Schleswig-Holsteinisches Infanterie-Regiment Nr. 163
33. Reserve-Infanterie-Brigade
Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 75

Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 76
Cavalerie
Reserve-Husaren-Regiment Nr. 6
Artillerie
Reserve-Feldartillerie-Regiment Nr. 17
18e division de réserve : général Gronen
Unité Commandant Régiments
34. Reserve-Infanterie-Brigade
Hanseatisches Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 31

Großherzoglich Mecklenburgisches Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 90
35. Reserve-Infanterie-Brigade
Schleswigsches Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 84

Schleswigsches Reserve-Infanterie-Regiment Nr. 86

Reserve Jäger-Bataillon Nr. 9
Cavalerie
Reserve-Husaren-Regiment Nr. 7
Artillerie
Reserve-Feldartillerie-Regiment Nr. 18
1e C.C., general der Kavallerie von der Marwitz
2. D.C. : général von Krane

Unité Commandant Régiments
5. Kavallerie-Brigade
Dragoner-Regt. Nr 2 (Berlin)

Ulanen-Regt. Nr 3 (Potsdam)
8. Kavallerie-Brigade
Kürassier-Regt. Nr 7 (Halberstadt)

Husaren-Regt. Nr 12 (Torgau)
Leib-Husaren-Brigade
1. Leib-Husaren-Regt. Nr 1 (Danzig)

2. Leib-Husaren-Regt. Nr 2 (Danzig)


Bataillon du Feldartillerie-Regt. Nr 35 (Eylau)

MG. Abtg. Nr. 4 (Thorn)
4. D.C. : général von Garnier
Unité Commandant Régiments
3. Kavallerie-Brigade
Kürassier-Regt. Nr 2 (Pasewalk)

Ulanen-Regt. Nr 9 (Demmin)
17. Kavallerie-Brigade
Dragoner-Regt Nr 17 (Ludwigslust)

Dragoner-Regt Nr 18 (Parchim)
18. Kavallerie-Brigade
Husaren-Regt. Nr 15 (Wandsbek)

Husaren-Regt. Nr 16 (Schleswig)


Bataillon du Feldartillerie-Regt. Nr 3 (Brandenburg)

MG. Abtg. Nr. 2 (Trier)
9. D.C. : général von Schmettow
Unité Commandant Régiments
13. Kavallerie-Brigade
Kürassier-Regt. Nr 4 (Münster)

Husaren-Regt. Nr 8 (Paderborn)
14. Kavallerie-Brigade
Husaren-Regt Nr 11 (Crefeld)

Ulanen-Regt Nr 5 (Düsseldorf)
19. Kavallerie-Brigade
Dragoner-Regt. Nr 19 (Oldenburg)

Ulanen-Regt. Nr 13 (Hannover)


Bataillon du Feldartillerie-Regt. Nr 10 (Hannover)

MG. Abtg. Nr. 7 (Köln)
Position des armées la veille de la bataille

A l’extrême gauche du dispositif français, la VIe armée
française est déployée face à l’est, la droite à quatre kilomètres au
nord-ouest de Meaux, la gauche au sud de Senlis. Le C.C. Sordet est en
marche du sud de Paris vers Nanteuil-le-Haudouin pour la flanquer au
nord.
Le 4e C.A., provenant de la IIIe armée, est en cours de débarquement
dans le sud de Paris.

L’armée anglaise se trouve à une vingtaine de
kilomètres au sud de la Marne, à hauteur de la route Rozoy - Tournon,
face au nord-est.

Lors de sa conversion à travers la Belgique, la Ie
armée allemande a laissé son 3e C.A.R. en couverture face à Anvers et
la IIe armée son 7e C.A.R. devant Maubeuge : elle s’est affaiblie.

Quant au gros des armées, la directive de Moltke du 4 septembre avait prescrit que les Ie et IIe armées restent face à Paris :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La Ie entre Marne et Oise en tenant les ponts de la Marne à Château-Thierry et à l’ouest de cette localité

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La IIe entre Marne et Seine.

Von Kluck n’a pas exécuté immédiatement les
instructions de Moltke : il a poussé tous ses C.A. au sud de la Marne
sauf un en flanc-garde.
Position des armées le 4 septembre

5 septembre

Position des armées le 5 septembre

**Lien vers les positions au 5 septembre**

En matinée :

La VIe armée s’efforce de gagner la position assignée et prend contact avec le IVe C.A.R. allemand.

11h :

Le général von Gronau, commandant le 4e C.A.R. (flanc
garde de la Ie armée allemande face à Paris) est informé que des
colonnes d’infanterie française font route vers l’est, sur sa droite.

12h :

L’artillerie allemande tire des hauteurs de Monthyon sur l’artillerie française en train de se déployer.
Von Gronau donne l’ordre à ses divisions d’infanterie d’attaquer les Français et à sa D.C. de les déborder par le nord.

Les deux adversaires vont se disputer les lignes de crêtes qui suivent le cours de l’Ourcq.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Au
sud, la brigade Marocaine refoule les Allemands mais ne parvient pas à
s’emparer de la colline de Penchard. Elle subit de grosses pertes en
attaquant dans une plaine découverte, sous le feu de troupes allemandes
qui occupent une position dominante.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Au
centre, la 55e division de réserve se lance à l’assaut des hauteurs de
Monthyon en partant de la ligne Plessis-l’Evêque - Iverny - Villeroy.
Au nord, des combats se déroulent à Saint-Soupplets et les français ne
parviennent pas à s’emparer de la localité.

Dans l’après-midi :

Le lieutenant Charles Péguy, écrivain connu et servant
dans le 276e régiment d’infanterie, est tué, à Villeroy, d’une balle
dans la tête alors qu’il refusait de se coucher sur le sol.

A la nuit :

Craignant une menace sur leur flanc, les allemands se
replient sur des positions plus favorables : Saint-Soupplets,
Neufmontiers et Chauconin sont abandonnés et tombent dans les mains
françaises.

Le groupe de Lamaze passe la nuit sur la ligne Montgé - Iverny - Charny, le 7e C.A. à sa gauche.

24h :

Von Kluck est seulement averti de l’offensive française. Il confirme son ordre au 2e C.A. de remonter vers le nord.

6 septembre : offensive générale des armées françaises


Position des armées le 6 septembre

**Lien vers les positions au 6 septembre**

Le but de cette journée est pour la VIe armée l’attaque de front et le débordement par sa droite du IVe C.A.R allemand.

La proclamation historique de Joffre parvient aux armées :

« Au moment où s’engage une bataille dont dépend le
salut du Pays, il importe de rappeler à tous que le moment n’est plus
de regarder en arrière. Tous les efforts doivent être employés à
attaquer et repousser l’ennemi. Toute troupe qui ne peut avancer devra,
coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place
plutôt que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune
défaillance ne peut être tolérée ».

A l’aube :

La VIe armée relance l’offensive

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le 7e C.A. attaque les crêtes du Multien

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La 55e division de réserve s’empare de Monthyon

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La brigade marocaine s’empare des collines de Penchard

Vers Meaux, les Français s’emparent de Chambry, Barcy
et Marcilly, mais les barrages d’artillerie allemande empêchent les
troupes de progresser plus avant.
Combat de Barcy

9h :

Le groupe de Lamaze atteint le front de Chambry - Barcy - Oissery.
Chasseurs à Nanteuil-le-Haudouin


En milieu de matinée :

Von Linsingen (2e C.A.) engage la 3e division sur la
ligne Vareddes - Etrepilly et bloque le mouvement débordant par le nord
que doit effectuer le 7e C.A. français. La rencontre a lieu près
d’Etavigny.

Von Kluck cède à la IIe armée (von Bülow) les 9e et 3e
C.A. et décide de faire remonter vers l’Ourcq son 4e C.A. (von Arnim)
pour soutenir le 4e C.A.R. (von Gronau) et son 2e C.A. (von Linsingen).
Von Arnim doit pouvoir s’engager dès le 7 au matin.

Von Kluck transporte son PC à Vendrest-sur-Ourcq pour mieux suivre la bataille.

17h30 :

Le 4e C.A. allemand traverse la Marne à La
Ferté-sous-Jouarre. Il doit attaquer dès l’aube sur la ligne
Rosoy-en-Multien - Trocy.

**Lien vers croquis**

Au soir :

Galliéni se rend compte que les assauts frontaux contre
Torcy et Etrepilly ont été vains et il cherche à présent à manoeuvrer
vers le nord. Il attend pour cela l’arrivée du 4e C.A. (IIIe armée). La
8e division (de Lartigue) a été placée à la gauche des Anglais. Au nord
de Paris, il ne reste que la 7e division. Elle doit être transportée de
toute urgence vers Nanteuil-le-Haudouin et pour ce faire est embarquée
à bord de 600 taxis parisiens, réquisitionnés. Six autres bataillons
sont transportés par chemin de fer. La 7e division pourra marcher au
combat dès le début de la matinée du 7.

Les Français occupent la ligne Chambry - Marcilly - Puisieux - Acy-en-Multien.

L’armée anglaise atteint la ligne Crécy-en-Brie - Coulommiers - Choisy-en-Brie.

Le 9e C.A. allemand, dans la région d’Esternay prend
position à Sancy - Montceau afin de soutenir la IIe armée. Le 3e C.A.
couvre le flanc droit du 9e C.A.

22h :

Ordre est donné aux 3e et 9e C.A. de revenir sur la rive nord du Petit Morin.

7 septembre

Position des armées le 7 septembre

**Lien vers les positions au 7 septembre**

Dès le matin, les Français reprennent leur attaque mais
subissent le tir de l’artillerie lourde allemande à laquelle ils ne
peuvent pas répliquer avec leur canon de campagne de 75.

C’est au cours de la nuit du 6 au 7 que se déroule
l’épisode le plus connu et le plus symbolique de la bataille de la
Marne : le transport d’une partie de la 7e division en taxis.

02h :

L’Etat-major de von Kluck rallie la ferme de Beauval où s’est installé von Linsingen.

04h :

La VIe armée reprend son offensive. Le 7e C.A., la 5e
D.C. et la 61e division de réserve doivent entamer une manœuvre de
débordement par le nord, mais les Allemands répliquent en envoyant la
7e division du 4e C.A. (von Arnim) qui prend à partie la 61e division
du général Desprez. Les combats se déroulent dans le secteur de
Nanteuil-le-Haudouin, où les français sont bloqués.

En matinée :

Les Français poursuivent leur offensive mais ils
commencent à sentir les effets de l’artillerie lourde allemande établie
entre Vareddes et May-en-Multien, hors de portée de leurs 75.

Combat de Vareddes

Les combats se déroulent autour de Marcilly - Barcy -
Chambry. Au nord, le 7e C.A., prolongé par la 61e division de réserve,
a pris pied sur le plateau d’Etavigny.

Combat au cimetière de Chambry

La 8e division allemande vient renforcer les unités dans le secteur d’Etrepilly et de Torcy.

Acy-en-Multien et la ferme de Nogeon sont le théâtre d’affrontements très violents allant jusqu’au corps à corps.

A Fosse Martin, le colonel Nivelle empêche les français
de lâcher pied devant une attaque allemande en poussant ses batteries
devant l’infanterie et faisant feu sur les masses allemandes.

12h :

Von Linsingen, chef du 2e C.A., a sous son commandement :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Un groupe nord (Sixt von Arnim) sur la ligne Antilly - Acy-en-Multien

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Un groupe du centre (von Gronau), sur la ligne Vincy-Manœuvre, au nord-ouest de Trocy

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Un groupe sud (von Trossel) sur le front Trocy - Vareddes.

12h15 :

Von Linsingen ordonne l’attaque de la ligne Antilly -
Acy - Trocy. Son aile droite rejette les Français au-delà de
Villers-Saint-Genest - Bouillancy et la 22e division s’empare
d’Etrepilly.

**Lien vers mouvements des C.A. allemands**

13h15 :

Pour soulager l’aile gauche allemande, battue avec
violence par l’artillerie française, les 3e et 9e C.A. se portent
immédiatement en avant en soutien des 4e C.A.R. et 2e C.A.

21h15 :

Les 2e, 4e C.A. et le 4e C.A.R. sont sur la ligne Antilly - Puisieux - Vareddes.

En soirée :

Aucun des deux camps n’a remporté de succès vraiment significatif. Les affrontements à Chambry et Etrepilly restent indécis.
Infanterie française à Etrepilly

Le 4e C.A. allemand repasse la Marne et renforce les
deux C.A. déjà engagés (4e C.A.R. et 2e C.A.). Il va essayer de
déborder la gauche de la VIe armée française. Pour masquer le départ
des 2e et 4e C.A., Von Kluck a déployé trois D.C. appuyées par de
l’artillerie, qui lutteront avec opiniâtreté pour freiner l’avance
anglaise et permettre de battre la VIe armée française avant qu’ils ne
constituent une menace.

**Lien vers croquis**
Charge d’infanterie à Etrepilly


Les anglais occupent au soir la ligne Maisoncelles - Coulommiers - Choisy-en-Brie. Ils n’ont pratiquement pas progressé.

Von Kluck donne ses ordres pour le lendemain :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le 3e C.A. partira à 02h de Montreuil par Mareuil et de La Ferté-sous-Jouarre par Crouy pour attaquer au nord d’Antilly

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le 9e C.A. partira de Château-Thierry vers La Ferté-Milon.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le 2e C.C. couvrira le flanc gauche de l’armée vers le Grand Morin inférieur et Coulommiers.

8 septembre

Position des armées le 8 septembre

En matinée :

La 7e division prend place entre la 61e division et le
7e C.A. mais l’arrivée du 4e C.A. allemand neutralise l’effet de ce
renfort.

Sur tout le front, la lutte est acharnée : la 63e division et le 7e C.A. combattent autour d’Acy.

A droite, le groupe de Lamaze lance des attaques contre la ligne Etrepilly - Vareddes (45e division d’Afrique) mais sans succès.

Des forces alliées importantes marchent au nord du Grand Morin vers La Ferté-sous-Jouarre et Saint-Cyr.

11h20 :

Von Kluck prescrit au 9e C.A. d’assurer la protection
contre un mouvement de flanc des Anglais en occupant la ligne de la
Marne de La Ferté-sous-Jouarre à Nogent-l’Artaud et au 1e C.A. de
défendre la ligne La Ferté - Villeneuve.

**Lien vers croquis**

Dans l’après-midi :

L’armée anglaise refoule les arrière-gardes allemandes
après de vifs combats à La Trétoire et Signy-Signets, franchit le Petit
Morin et gagne le front La Ferté-sous-Jouarre - Vieils-Maisons. La 8e
division française atteint les environs de Trilport.

Dans la nuit :

Nanteuil-le-Haudouin tombe dans les mains allemandes.
Les quatre divisions des 3e et 9e C.A. sont lancées dans la bataille
après avoir marché soixante kilomètres. Von Kluck dispose d’une nette
supériorité sur l’Ourcq et il peut envisager le débordement de la VIe
armée.

Les ordres de von Kluck prescrivent que la Ie armée
sera maintenue sur la ligne de Cuvergnon jusqu’au coude de la Marne à
Congis.

9 septembre

Position des armées le 9 septembre

**Lien vers les positions au 9 septembre 1914**

Cette journée marque un renversement de situation :
grâce au transfert de ses C.A. vers l’Ourcq, von Kluck a acquis la
supériorité sur son adversaire, mais il a dégarni ses positions face
aux anglais. Ceux-ci franchissent la Marne et menacent de prendre
l’armée de von Kluck en tenaille.

En matinée :

La brigade Lepel, venue de Belgique, est prête à s’engager.
Von Kluck transporte son PC à Mareuil-sur-Ourcq.

Les Français perdent Villers-Saint-Genest, Boissy et
Fresnoy mais ils parviennent à se maintenir à Plessis-Belleville et
Silly-le-Long. Ils peuvent craindre d’être débordés.

Revers des 13e et 4e C.A. français

**Lien vers carte situation au 9 septembre**

9h :

L’aile droite du 9e C.A. avance au sud de Crépy-en-Valois pour tenter une attaque enveloppante.

10h30 :

Von der Marwitz a été attaqué par les Anglais qui ont
franchi la Marne entre Luzancy et Nogent-l’Artaud, mais a réussi à les
contenir.
11h :


La 5e division d’infanterie allemande se porte vers
Dhuisy à la rencontre des Anglais qui ont franchi la Marne. La Ie armée
allemande risque d’être prise en tenaille entre la VIe armée et l’armée
anglaise.

12h :

La situation de la Ie armée est favorable mais à ce
moment arrive le colonel Hentsch, envoyé par l’O.H.L. Il traite avec
von Kühl, chef d’E.M. de la Ie armée et demande de replier l’armée. En
effet, suite au déplacement du gros de l’armée de von Kluck vers le
front de l’Ourcq, une brèche s’est créée entre la Ie et la IIe armée
allemande.

Von Kluck donne l’ordre à l’armée de se retirer vers
Soissons afin de couvrir le flanc des armées allemandes, sur la ligne
Gondreville - Crépy-en-Valois - La Ferté-Milon et la ligne de l’Ourcq.

Infanterie prête à l’attaque à Lizy-sur-Ourcq

14h :

Etrepilly, Torcy et Vareddes sont évacués.

Alors qu’elles étaient prêtes à battre la VIe armée,
les troupes allemandes entament leur repli. Les Français tiennent la
ligne qui va de Chambry - Vareddes - Etrepilly - Puisieux -
Acy-en-Multien - Nanteuil-le-Haudouin. Ils sont surpris de cette
retraite.

10 septembre

Position des armées le 10 septembre

**Lien vers les positions au 10 septembre**

L’armée française entame la poursuite des armées allemandes en retraite vers Soissons.

En matinée :

Les 9e et 3e C.A. allemands refluent en direction de l’Aisne.

Le gros de la Ie armée s’arrête au nord des forêts de Villers-Cotterêts. L’arrière-garde est entre Crépy-en-Valois et Grumilly.

Conclusion
La bataille de la Marne est le sursaut d’une armée
battue sur les frontières et en retraite. Elle n’aurait pas été
possible si le plan Schlieffen avait été respecté par von Moltke et par
ses commandants d’armée. Ce plan prévoyait que la Ie armée passe à
l’ouest de Paris, en réalisant un immense mouvement d’enveloppement
autour des armées alliées. Au lieu de cela, von Kluck, qui rêvait d’en
découdre avec l’armée anglaise, l’a poursuivie depuis la frontière
belge et, espérant l’encercler, est passé à l’est de Paris.

Ce faisant, il a présenté son flanc droit aux troupes
de Paris et un esprit vif comme celui de Galliéni a immédiatement saisi
la chance qui s’offrait. Il fallait vite saisir cette opportunité, car
von Kluck avait donné l’ordre le 5 septembre à ses corps d’armée de
remonter vers le nord.

La bataille de l’Ourcq, qui a marqué un tournant dans la Grande Guerre a été possible :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Parce que les armées allemandes sont passées à l’est de Paris.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Parce
que von Kluck n’a pas obéi aux ordres de von Moltke de rester en
retrait d’un jour de marche par rapport aux armées voisines.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Parce
que Joffre, en rectifiant les erreurs initiales du plan XVII, a
transféré par voie de chemin de fer des corps d’armée vers l’ouest, en
les prélevant sur les armées de l’est pour constituer la VIe armée.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Parce que Joffre a été conseillé par Galliéni, qui a pu saisir l’opportunité qui se présentait.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Et
enfin parce-queles troupes françaises, épuisées par la retraite, ont
malgré tout pu attaquer. von Kluck a dit d’elles :
"Que des hommes ayant reculé pendant dix jours, que des hommes couchés
par terre et à demi-morts de fatigue puissent reprendre le fusil et
attaquer au son du clairon, c’est là une chose avec laquelle nous
n’avions jamais appris à compter".

Attaqué de flanc, von Kluck a dû faire remonter ses
C.A. vers le nord pour contrer la menace, créant une brèche entre son
armée et celle de von Bülow, brèche masquée par un rideau de cavalerie.

Les armées allemandes auraient pu être défaites et
reconduites à la frontière si l’armée anglaise et la Ve armée française
avaient franchi la Marne plus rapidement et exploité la brèche entre la
Ie et la IIe armée allemande. Les Allemands vont effectuer une retraite
planifiée vers des positions favorables et vont s’y retrancher. Ce sera
le début de la guerre de positions.

Souvenir de la bataille




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MessageSujet: Merci   Bataille de l’Ourcq I_icon_minitimeMar 5 Jan - 7:59

Très intéressant, ce qui impressionne se sont les forces françaises "déployées" maintenant on en est à des "micros brigades" scratch
En tous les cas merci pour le post Bataille de l’Ourcq 323285
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colmar

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MessageSujet: Re: Bataille de l’Ourcq   Bataille de l’Ourcq I_icon_minitimeMar 5 Jan - 19:42

bonsoir les marsouins
tres bon post
par contre je ne suis pas d'accord avec la conclusion complete : oui Gallieni a réagi rapidement oui il a saisi l'opportunité comme l'excellent général colonial qu'il était
non Joffre était une buse qui ne supportait pas Gallieni (qui entre parenthèse avait sa lettre de remplacement dans sa poche) il était depuis 1911 général en chef des armées et a complètement "oublié" l'artillerie lourde, en particulier Paris (cf mémoires de Galliéni qui jamais ne s'est permis de critiquer des décisions lamentables) il n'a jamais communiqué à l'avance le plan ,véridique!! confirmation apportée par le général Desmazes, 18 jours apres le declenchement de la guerre nos commandants d'armée sont toujours sans information sur le plan de bataille français, qui dira en 1919 pour son plan :" je ne puis répondre. je ne sais rien" archives nationales cote 7722 scéance du 4 juillet 1919.qui avait prévu 2400 coup par canon pour la durée de la guerre!!!!!!!! (à Verdun chaque 75 tirera 100 coups par jour)
désolé mais la Marne c'est le coup d'oeil et l'initiative de Gallieni, le coup de rein des généraux Foch, Maunoury et Franchet d'Esperey et de nos soldats impatients d'en découdre enfin un bon coup, à l'inverse de Joffre qui court se réfugier dans l'Yonne la veille, et QUI NOUS LAISSERA SON HERITIER EN 40 GAMELIN. Joffre c'est nos divisions coloniales massacrées à Rossignol, qui n'a rien compris à la manœuvre allemande en Belgique (GAMELIN n'ont plus bien planqué à Vincennes)
et ce général a eu les meilleurs formateurs : SERE DE RIVIERE, directeur du génie, qui en 1880 nous faisait gagner la guerre de 14, Laperrine, Bonnier, etc et n'a rien compris à leur contact non ce n'était pas un vrai colonial a la main sure et aux décisions rapides
désolé d'être aussi long et si véhément mais son nom me fait bouillir dans la suite de "mémoire d'un soldat" nous en reparlerons
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MessageSujet: Re: Bataille de l’Ourcq   Bataille de l’Ourcq I_icon_minitimeMer 6 Jan - 16:15

bonsoir les marsouins

Charles Delestraint (1879-1945)

Charles Delestraint est né à Biache-Saint-Vaaste (Pas-de-Calais) en 1879. Il est reçu en 1897 à l'école militaire de Saint-Cyr. Le 1er octobre 1900, jeune sous-lieutenant, il choisit le 16ème bataillon de chasseurs à pied.
En 1914, il prend une part brillante et remarquée aux premiers combats
de l'armée française en retraite. Le 30 août 1914, lors de l'attaque du
Chesnoy-Auboncourt, il est fait prisonnier. Il est interné durant 4 ans
au camp de Plasemburg. Il est libéré en décembre.
Il mène alors une brillante carrière militaire ; passionné par la
cavalerie lourde, il sera en 1930, commandant en second de l'école des
chars de combats de Versailles, promu colonel en 1932, il commandera le
505ème régiment de chars de Vannes ; général en 1936 il prendra la tête
de la troisième brigade de chars à Metz. Cadre de réserve, il est
rappelé à l'activité en septembre 1939 devant l'imminence de la guerre
et sera démobilisé en juillet 1940.

Refusant l'armistice et résistant à l'occupation, , c'est un farouche
opposant au nazisme ; sa foi chrétienne ne peut lui faire admettre ces
théories qui avilissent l'homme, racisme et antisémitisme. Il refuse de
croire la civilisation remplacée par la barbarie. Son combat sera donc
aussi philosophique et théologique. Cette opposition se concrétise en
1942.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Charles Delestraint Collection DMPA
Contacté par Jean Moulin
le 28 août 1942, il s'enten
d avec lui sur l'opportunité de séparer, au
sein de la résistance, le politique du militaire. Le 11 novembre 1942,
il devient sous le pseudonyme de Vidal, le chef de l'armée secrète qui
regroupe les éléments combattants des réseaux Combat, Libération et
Franc-Tireur.
Désormais il entre dans la clandestinité et s'installe à Lyon, près du
siège de la Gestapo. Il constitue l'état-major de l'armée secrète :
Frenay, le commandant Castaldo, le général Desmazes, Hardy, Aubrac,
Lassagne.

Au mois de février 1943, il se rend à Londres avec Jean Moulin afin de
coordonner l'action de l'Armée Secrète avec celles du commandant
inter-allié. De retour en France, il développe les maquis en
particulier celui du Vercors. Travaillant inlassablement à
l'unification et à la cohésion opérationnelle de ses troupes, VIDAL
privilégie la préparation du jour de préférence à l'action
démonstrative et ponctuelle.

Le 15 mars 1943 son état major est sévèrement décapité par une série d'arrestations.

Le mardi 9 juin 1943, le général Delestraint est arrêté par l'Abwehr au
métro Muette alors qu'il se rendait à un rendez-vous clandestin. Après
neuf mois d'instruction, durant lesquels il ne révèla aucune
information il est déféré devant le tribunal de Breslau et interné la
10 mars 1944, au camp de concentration de Natzweiler-Struthof sous le statut de Nacht und Nabel.

Devant l'avance des alliés, les prisonnier furent déplacés au camp de Dachau :il est froidement exécuté le 19 avril 1945.
Source MINDEF/SGA/DMPA

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MessageSujet: Re: Bataille de l’Ourcq   Bataille de l’Ourcq I_icon_minitimeMer 6 Jan - 21:43

bonsoir les marsouins
un grand général merci bruno
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