Marsouins de France et d'outre-mer

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 Bref historique des TDM.

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Euvrard

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Date d'inscription : 02/08/2015

MessageSujet: Bref historique des TDM.   Mer 5 Aoû - 11:57

Tiré de mon dictionnaire marin (à paraître).

TROUPES DE MARINE. Cette subdivision de l’armée de terre réunit des unités d’infanterie (marsouins), d’artillerie (bigors) et de troupes aéroportées de marine (parachutistes). Quoique leur appellation comporte le mot marine, elles n’ont plus aucun lien organique avec la Marine nationale depuis 1900 (voir Infanterie de marine et Artillerie de marine). D’autres pays à tradition maritime alignent des troupes similaires : le Marine Corps aux États-Unis, véritable armée dans l’armée avec ses navires, son aéronavale, son administration ; les Royal Marines de Grande-Bretagne, le Koninklijke Nederlandse Korps Mariniers aux Pays-Bas, etc. Ces corps d’élite forment, entretiennent et entraînent des groupes ou des unités d’intervention spéciales.


ARTILLERIE DE MARINE. Des « lieutenants d’artillerie de la Marine » existaient depuis 1645. Deux « Compagnies de bombardiers de la Marine » furent créées le 16 février 1692, l’une à Brest, l’autre à Toulon ; le 10 décembre 1694, on en fonda une troisième à Rochefort. Il y avait en 1761 neuf brigades de l’artillerie de la Marine à terre. Une ordonnance du 24 septembre 1769 créa le « Corps royal de l’artillerie et de l’infanterie de Marine » à trois brigades. Il fut réorganisé par l’ordonnance du 18 juin 1772 et son appellation uniformisée en « Corps royal de la Marine ». Le « Corps royal des canonniers matelots », à neuf divisions rattachées aux neuf escadres de la Marine, apparut en 1786. Les régiments d’artillerie de Marine ont participé aux campagnes en mer et surtout à terre de la Révolution à nos jours. C’est durant la guerre de Crimée (1854-1856) que, pour la première fois, furent mises en lignes d’importantes forces d’artillerie et d’infanterie de Marine.


INFANTERIE DE MARINE. Héritiers des groupes d’épibates de l’Antiquité, les premiers soldats de marine apparurent en Espagne quand Charles Quint créa le Tercio Nuevo del Mar de Nápoles (27 février 1537), devenu Tercio de Armada del Mar Oceano en 1566. Charles II d’Angleterre créa le régiment de marine du duc d’York, premier régiment de Royal Marines, le 28 octobre 1664. Les Provinces-Unies l’imitèrent avec le Koninklijke Nederlandse Korps Mariniers (10 décembre 1665) à l’instigation de Jan de Witt (1625–1672) et Michel de Ruyter. Inspiré par Samuel Adams (1722–1803), le Congrès des États-Unis vota la création d’un corps de deux bataillons de Marines (USMC) le 10 novembre 1775.
En France, au Moyen Âge, l’emploi de compagnies armées sur les navires dépendait des circonstances. Le besoin de troupes permanentes pour garder les ports, aider aux conquêtes coloniales et assurer leur protection se fit sentir au XVIIe siècle. En 1624, Richelieu créa cent unités d’infanterie, dites compagnies ordinaires de la mer, regroupées en cinq régiments de la Marine en 1626 ; le domaine royal s’accroissant de nouvelles colonies, on en leva trois autres : les Régiments des Isles, des Galères et Royal des Vaisseaux (13 mars 1638), incorporés à l’armée de terre en 1643. Sur ordre de Louis XIV, Colbert recréa les Compagnies franches de la mer pour assurer les garnisons des vaisseaux, des ports et des colonies (1669). Dissoutes par Louvois, rétablies par Pontchartrain sous le nom de Compagnies indépendantes de la marine (16 décembre 1690), elles furent renforcées de Compagnies de bombardiers de la marine (16 février 1692), ancêtres des artilleurs de marine (bigors). En 1761, Choiseul supprima toutes ces compagnies alors qu’on recrutait les premières troupes indigènes : les Cipayes des Indes (1750), les Laptots de Gorée au Sénégal (1765), embryon de la future infanterie coloniale. Le 18 juin 1772, Louis XV fonda le Corps royal de marine qui compta huit régiments de ports sous Louis XVI : Bayonne, Bordeaux, Brest, Le Havre, Marseille, Rochefort, Saint-Malo, Toulon. Ils arboraient pour la première fois l’ancre de marine sur leurs drapeaux et uniformes. Huit régiments indigènes servaient aux colonies. L’Assemblée législative licencia ces derniers en 1792 et mua les régiments de la marine en unités d’infanterie de ligne. Ils furent rendus à la marine en 1795, notamment sept brigades d’artillerie de marine, réduites à quatre en 1804. La Restauration supprima ces régiments ou les versa dans les troupes coloniales en 1816, mais en recréa deux d’infanterie et un d’artillerie pour le service des arsenaux et des troupes à bord (1821-1828). Les deux régiments de marine furent reconstitués le 14 mai 1831. Créé en 1838, un 3e régiment apporta définitivement l’appellation infanterie de marine. En 1855, quatre régiments d’infanterie et un d’artillerie de marine gardaient les quatre ports militaires de France (Cherbourg, Brest, Rochefort, Toulon) et ceux d’outre-mer, relevant du ministère de la Marine, et portés progressivement à huit à la fin du XIXe siècle. Un bataillon d’instruction de fusiliers-marins fut créé le 5 juin 1856 pour assurer le service de mousqueterie de la flotte et fournir les compagnies de débarquement. L’infanterie de marine ne servit plus qu’à terre et la loi du 7 juillet 1900 la versa dans les troupes coloniales, laissant la protection des ports aux fusiliers-marins et à la gendarmerie maritime (elle dépendit désormais de l’armée de terre, sous le nom d’infanterie coloniale jusqu’au 1er décembre 1958, puis le 4 mai 1961, l'appellation Infanterie de Marine, fut reprise). L’insigne tissé ou métallique comporte une ancre dont le câble (ou orin) ne croise qu’une seule fois au-dessus de la verge, de sénestre en dextre, son extrémité venant croiser sur le bras sénestre près du diamant, l’ensemble inscrit dans un cercle.

Il est a préciser que c'est le Corps royal de Marine qui arbora le premier, comme insigne distinctif, une ancre de marine sur ses drapeaux et uniformes (boutons entre autres) le 18 juin 1772. Toutefois, elle ne fut réglementaire qu'au milieu de XIXe siècle. Elle n'apparut sur les bonnets de marins (bâchis) qu'en 1901. Pour la distinguer de celle des TDM, son orin croise la verge deux fois.

N. B. La lecture de l'insigne comme des blasons se fait par derrière, donc la droite (dextre) est sur la gauche de celui qui est devant.
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