Marsouins de France et d'outre-mer

Ce forum est dédié à tous les marsouins de France et d'Outre-mer, pour se retrouver, quelque soit le régiment duquel ils sont issus. Infanterie, Bigor, Cavalerie, parachutiste. et à tous nos frères d'armes.
 
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 les huit mois où le front s'est figé

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bruno
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Date d'inscription : 04/10/2009
Age : 58
Localisation : roquebrune var

MessageSujet: les huit mois où le front s'est figé   Sam 16 Jan - 22:28

1939-1940: le temps de la "Guerre blanche", les huit mois où le front s'est figé

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Après les quatre premiers mois de guerre, le fait le
plus saillant, celui qui étonne le plus les observateurs, c'est le rôle
insignifiant joué par les opérations militaires terrestres sur le front
occidental. Certains en concluent déjà que le conflit affectera une
forme nouvelle où les heurts sanglants et les batailles tiendront moins
de place que par le passé. D'autres aboliraient même volontiers les
grands mouvements d'armée pour leur substituer simplement l'attente
derrière de solides retranchements.

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"Rien à signaler. Etat des pertes: néant."
Sur l'ensemble du front, ces comptes rendus uniformes se répètent. La
guerre se dérobe. Le général Gamelin retire les 32 divisions qu'il
avait engagées jusqu'aux abords de la ligne "Siegfried". L'automne de
1939 est exécrable. Novembre a déchaîné des pluies torrentielles. Les
rivières se gonflent et les inondations transforment les plaines en
immenses obstacles antichars. Les sentinelles de la ligne Maginot,
trempées comme des chiens, clignotent des yeux devant un paysage noyé.

Sur les eaux grises et froides du Rhin qui fument par endroits, pas un
chaland, pas un remorqueur. Devant leurs petits postes avancés, les
"chleuhs" donnent aux Français l'aubade d'une Marseillaise sur leur phono, déploient de longues banderoles "Ne mourrons pas pour les Anglais" ou bien "Nous ne tirerons pas les premiers" et même une
étonnante pancarte: "Vive Daladier".
Une trêve des armes s'est installée. Un général va jusqu'à dépêcher un
planton pour avertir des soldats allemands qui flânent sur le pont de
Kehl que s'ils ne regagnent pas leur rive, il sera dans l'obligation de
leur faire tirer dessus. Etrange guerre. La pluie tombe à flots. Dans
leurs mauvais cantonnements d'Alsace ou des Ardennes, les hommes
courbent le dos sous l'averse qui ne cesse pas. Malades, rincés,
couchés dans la paille des granges qui pourrit, les chevaux
d'artillerie crèvent par milliers.

Le ciel s'est chargé d'ajourner l'offensive que la Wehrmacht devait
lancer le 7 novembre 1939 contre la France. Hitler exige du beau temps
pour que l'aviation et les blindés obtiennent un rendement digne de ce
qui fut dans l'éclatant été polonais. Sur les positions françaises,
l'intempérie est une bonne raison pour annuler les exercices.
Immobiles, désoeuvrés, les hommes s'ennuient. L'alcoolisme fait des
ravages. Les journaux sont rares et cette guerre qui ne se fait
pas devient incompréhensible. On voudrait combattre puisqu'on est
soldat, ou rentrer chez soi si l'on ne se bat pas.

Rien ne secoue, il est
vrai, l'immense paresse de l'armée anesthésiée. Inquiets, les chefs de
corps s'ingénient à sortir de ce vide. Ils organisent un foyer par
unité, distribuent les jeux de fléchettes, lancent une campagne de
<>, de création de jardins
potagers, des tournées du théâtre aux armées. Les hommes de troupes
vont aux séances de tir hebdomadaires brûler les cinq cartouches
réglementaires sur des cibles perdues dans le brouillard, ou attendent
l'arrêt des grosses pluies pour rejouer au football. Et toujours cette
bataille qui ne vient pas...

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L'hiver terrible qui enferme la terre dans un étau va décourager à
nouveau l'attaque allemande jusqu'au printemps. Les plateaux lorrains
enregistrent des pointes de -34°. Les routes sont gelées. Il est trop
souvent impossible de mettre un moteur en marche. Dans ces champs de
neige glacés, l'histoire se bloque parfois sur quelques visages
épiques: les héros des Corps francs du secteur de Forbach. Le
lieutenant Félix Agnely, six fois cité durant la Grande Guerre, père de
cinq enfants, engagé volontaire, qui revendique les missions les plus
périlleuses, sera tué lors d'une patrouille. Le lieutenant Joseph
Darnand, sept fois cité durant la Grande Guerre, déjà emprisonné deux
ans plus tôt comme "cagoulard", anti-communiste irrémédiable, futur
chef de la milice et fusillé à la Libération. Avec eux, un père
mariste, sous-lieutenant à la tête d'une poignée de sous-officiers
d'élite, s'avère un magnifique combattant. Mais leurs exploits sont si
isolés qu'ils relèvent presque de l'incroyable.

La France a une confiance absolue dans la Ligne Maginot. Une ceinture
de bastions hérissés de canons qui court sur trois cent cinquante
kilomètres de frontière, derrière sept ou huit rangs de rails enfoncés
dans le sol. La Ligne est profondément enterrée. On y a bâti dans le
plus grand secret, d'énormes cités souterraines blindées comme des
navires de guerre avec des ascenseurs, des cloisins étanches, de
lourdes portes d'acier qui pèsent jusqu'à sept tonnes, des chambres
froides, des salles d'opération en air surcompressé où tout fonctionne
électriquement. Des puits creusés à 80 m. Des vivres pour six mois. Et
des soldats uniquement désignés par numéro. << Colossal ! >> s'est exclamé Winston Churchill après une visite des lieux. <<
C'est ici qu'il faut amener l'Allemand à se battre et le casser >>.

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A l'abri de la Ligne Maginot, la France a mobilisé presque cinq
millions de ses citoyens et mis sur pied cent divisions, renforcées par
onze divisions et six cent chars britanniques. Combien de chars
français? 2 900 malheureusement éparpillés sur une trop grande partie
du territoire.

Le haut commandement ne croit pas aux
grandes unités mécaniques. Leur rôle, défini par l'instruction de 1930,
n'a pas été modifié. << Le
char ne peut être qu'un engin d'accompagnement. Les chars ne sont que
des moyens supplémentaires mis temporairement à la disposition de
l'infanterie. Ils renforcent considérablement l'action de celle-ci mais
ne la remplacent pas.
>> Les généraux croient aux champs de bataille fortifiés, aux nappes de feu, aux masses d'infanterie.

Le matériel anti-aérien est insuffisant bien qu'il comprenne le
meilleur canon antiaérien de l'époque, le 90. Le matériel de défense
contre les blindés compte deux pièces, un bon canon de 25 et un canon
de 47, la meilleure arme de sa catégorie. L'armement de l'infanterie
est satisfaisant. Un fusil démodé, un excellent fusil mitrailleur, une
bonne mitrailleuse lourde, deux types de mortiers efficaces. Mais pas
de pistolet mitrailleur, l'arme du combat rapproché, ni d'arme typique
de la défensive, la mine antipersonnel pourtant aussi facile à
fabriquer que les assiettes en fer.

L'Angleterre et la France disposent, en
additionnant leurs forces aériennes, de 3 450 avions dont 1 730 pour la
France contre 4 500 avions allemands. Mais l'addition est une opération
menteuse. La majeure partie des chasseurs britanniques, dont les fameux
"Spitfire", sont réservés à la défense du Royaume Uni. Du côté
français, les formations de bombardement sont très faibles, notamment
pour le bombaedement en piqué, auquel le commandement ne croit pas. Les
appareils capables d'exécuter ce type de mission n'existent qu'à l'état
d'échantillons... Sept bombardiers modernes seulement sont disponibles!!

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Georges Mandel, ministre des Colonies, qui a grandi politiquement en 1917 dans
l'ombre de Clemenceau, prédit des heures dramatiques: << Ces gens-là ne veulent pas se battre >> dit-il de Daladier et de Gamelin. << Je vous le dis, la Ligne
Maginot est vulnérable, elle sera percée ou
contournée quelque jours >> confie-t-il à Pertinax. Il se trompe. Elle restera invaincue.

Sous son impulsion, l'Empire est mobilisé. Du Tonkin à Madagascar, de
Dakar à la Nouvelle Calédonie, il apporte à la France ses énormes
réserves de matières premières et plus encore... ses enfants dont les
pères ont déjà prouvé la valeur en 1914-1918. Mandel, pugnace et
méthodique, s'érige en rassembleur de ces forces gigantesques. Il a
pris l'engagement public de porter les effectifs coloniaux de trois
cent mille à deux millions. Mais gronde avec colère: << La plus grande infériorité de notre armée réside dans la cervelle de ses généraux. Ils attendent
l'ennemi derrière leurs fortifications en espérant le
battre. >>

D'évidence, la confusion règne dans les états-majors, celui de George
le britannique, et de Gamelin le français ont divorcé, l'un restant à
la Ferté-sous-Jouarre, l'autre autour de Meaux. Le généralissime
Maurice Gamelin, commandant en chef des armées, s'est lui-même installé
dès les premiers jours du conflit au fort de Vincennes, aux portes de
Paris, près du gouvernement, du Parlement et des "salons politiques".
Un séjour lugubre et isolé. Le généralissime a établi son bureau dans
une casemate. C'est là qu'il travaille et consulte les premières
dépêches... apportées par les plantons.

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Car aussi stupéfiant que cela paraisse, le généralissime n'a ni poste
de radio récepteur-émetteur, ne reçoit aucune information directe des
théâtres d'opérations, ne capte pas les messages des armées. Pas même
un colombier pour accueillir un pigeon voyageur. Le jeune officier qui
propose l'utilisation d'un téléscripteur se fait seulement demander
s'il prend << les ordres militaires pour les résultats des courses! >>.

Gamelin est titré. Major de promotion à Saint-Cyr. Collaborateur
apprécié de Joffre. Commandant des troupes du Levant. Successeur de
Maxime Weygand. Il est depuis cinq ans l'homme de la politique
militaire française. Malgré toutes ses références, il n'en impose pas.
Certes, il fait digne avec son visage rond et ses yeux bleus <<
qui attendent >>. Il joue la sérénité d'un grand sage. Mais le
calme appliqué finit par créer un malaise.

Des jugements sévères se font entendre. Gamelin? << Un ruminant assis >>, << Un brave militaire totalement dépourvu d'imagination >>,
<< une tête rouillée par la routine >> et la phrase exécutive de Lord Gort, commandant le corps expéditionnaire britannique: << He is not a fightingman!
>> (littéralement: ce n'est pas un combattant!).

Quand se déclenche l'attaque allemande du 10 mai 1940, un tonnerre de
feu ébranle la France surprise et atterrée. La "guerre blanche" est
finie. La vraie guerre, brutale, sauvage, meurtrière, écrase et enfonce
tout. L'assaut des Panzers et de la Wehrmacht ne peut être une surprise
pour Gamelin: il a eu huit mois pour s'y préparer. N'avait-il pas
annoncé dès décembre 1939 que suivant les plus grandes probabilités le
choc se produirait précisément en mai? Il avait même déclaré à
l'attaché militaire italien, le général Visconti Prasca << qu'il était prêt à donner un
milliard aux Allemands s'ils lui faisaient le plaisir d'attaquer les premiers
>>.


























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MessageSujet: Re: les huit mois où le front s'est figé   Lun 25 Jan - 18:22

bonsoir bruno
sujet:"les huit mois où le front s'est figé"
on en apprend tous les jours,merci pour ton récit.
cordialement.

jacques :[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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MessageSujet: salut la colo   Lun 12 Nov - 11:00

Cette drôle de guerre a été un véritable fiasco pour l'armée française.
ce que l'on sait peu ou pas, l'armée française a gagnée une bataille et a failli faire tomber l’Allemagne en moins de 24 heures.
Effectivement le colonel De Gaule avec son régiment de chars a casser l'avancée des chars de Gudérian a montcornet , ( pas sur de l’orthographe) coupant les chars allemands de carburant, mais s'est un ordre del'état major qui a donné l'ordre a De Gaule de revenir sur ses positions libérant ainsi la seule route qui permettait aux chars de Gudérian d'être approvisionné en essence.

Un autre fait très peu connu, de mai a juin 1940, l'armée française a subie la perte de 120 000 morts et 65 000 blessés victimes des piqués des stukas, des bombardements massifs des bombardiers lourds accouplés a une poussée continue des chars de Gudérian suivis de l'infanterie, qui aussitôt occupait le terrain conquit.

la tactique allemande très simple mais efficace consistait a ravager par un bombardement massif les lignes ennemies par des vagues continuelles de bombardiers lourds, appuyé par des chasseurs bombardier en une seule et unique opération synchronisée avec une vague déferlante de chars appuyée par l'infanterie

Rien a voir avec le système de défense prévu et mis en place par l'armée française qui attendait de pied ferme les allemands sur la ligne Maginot, fortification colossale et a juste titre imprenable.

Personne n'a pensé que du seul fait de l'invulnérabilité de la ligne Maginot que l'ennemi passerait devant pour la contourner par une partie de son armée et que le reste foncerai vers la mer du nord pour couper les armées franco anglaises stationner plus au nord coupant ainsi toutes possibilités de ravitaillement tant en vivre qu'en munitions et carburant.

Le 151ème R.I positionné en bout (ouest) de la ligne Maginot était sensé recevoir le premier choc de l'armée allemande, mais il a vu passé devant lui les chars de Gudérian et a reçu sur la tête les bombes des bombardiers lourds de Koering, ce qui a obligé e 151 ème R.I a reculer pour ne pas se faire prendre a revers, ( toujours l'idée que l'armée allemande devait contourner la ligne Maginot pour foncer vers Verdun en passant par... Sedan,( bis répétita la guerre de 14..).
Le 151ème R.I a reculé jusqu'a Orléans ou le pont sur la Loire a sauté alors qu'un tiers des troupes du 151 ème était passé, ce qui restait des 143 R.I, le 6eme zouava, la 2 ème demi brigade blindée, et le 6 ème d'artillerie restaient bloqués sur la Loire.
En même temps les troupes franco anglaise, attaquées sur leurs flanc droit reculait devant les vagues continuelles des bombardiers lourds et la chasse allemande, complètement désorganisée les troupes françaises contrairement a ce qui est généralement admis on bien freinées l'avance des chars de Gudérian en se repliant très rapidement ver Dunkerque, ce qui a mis Gudérian dans l’embarras au point ou Gudérian a stoppé sa percée, craignant un piège ,( 31 mai, 1,2 juin 1940).

Sur le papier l'équipement de l'armée française était bien supérieur a l'armée allemande, nos blindés plus lourd, mieux armé que les chars allemands, notre artillerie, dont le fameux canon de 75 redouté par les allemands, nos mitrailleuses au tir plus rapide et plus précis.
Mais ce qui n'allait pas dans notre armée était un bis répétita de la guerre de 14, la charge de l'infanterie et sa répartition sur le dos des hommes.

Le ravitaillement de l'ordinaire était porté par les hommes, mais réparti co..ment,par compagnies et par sections, chaque hommes avait ses "gamelles", mais l'ordinaire était dispatché sur les hommes dela compagnie, a qui portait le pain, les conserves, cela allait jusqu'à séparer le café du sucre, les boites "d'entrée" du plat, de l'ouvre boite ( 1 par section de 120 hommes) des conserves, et même absurdité de l'absurde, la "popote" de l'époque était tout bonnement composée d'un chaudron, d'un tépied, et d'un lot de buches réglementaires.
s'est a dire qu'il suffisait qu'un homme ne soit pas présent et la " bouffe" devenait un problème pour toute la compagnie soit pour 120 hommes.

La compagnie du génie ou était affecté mon père (transport, conduite d'un camion) était du même lot d'absurdité, le carburant était réglementé, tant de litres d'essence pour tant de km, mais il n'était pas tenu compte ni de la charge transportée, ni du type de camion, donc de sa consommation spécifique et pire, la voiture de l'officier était sensée être approvisionnée non pas sur le carburant de la compagnie de transport mais sur la dotation régimentaire, ce qui obligeait l'officier a aller faire le plein a l'échelon régimentaire.

De plus la conso était calculé sur une vitesse réglementaire de 30km/h, vitesse qui permettait d'après les calculs des grands officiers sortis des grandes écoles de coordonner les différents mouvementst........ de troupes motorisés ou non.
S'est comme cela que mon père s'est retrouvé avec 2 bidons d'essence de 50 litres pour 2 camions, une moto, une voiture berline et un bidon de gas oil de 120 litre alors qu'aucun véhicule de son groupe de transport ne marchait au gas oil, ce qui a pour conséquence qu'il manquait 120 l de carburant au groupe pour effectuer ses missions de tranqports.

De plus le groupe de mon père est parti de Forbach avec la mission de se rendre a la mairie de telle commune ou il devait prendre ses ordres, et cela s'est répété de Forbach a Orléans sans qu'il ai vu une seule fois son officier. Pour parvenir jusqu’à Orléans, mon père a été obligé de récupérer de l'essence en crevant les réservoirs des voitures abandonnée ur le bas coté des routes pour pouvoir continuer a rouler avec son camion.

Et malgré tout cela, il est aujourd'hui reconnu que le soldat français s'est battu vaillamment et avec beaucoup d'efficacité a chaque fois qu' il a eu l'occasion de se battre, pour preuve, les français ses sont battus a 1 contre 10 a contre une armée bien équipée à Dunkerque et suffisamment de temps pour que les anglais et des français embarquent pour l’Angleterre, Gudérian lui même a reconnu en ses termes " Si le commandement français avait été confié a un simple soldat de Dunkerque la guerre n'aurait pas été ce qu'elle a été"

cela me fait penser a certains gradésque j'ai connu quand je me suis engagé en 69..... mais la s'est une toute autre histoire





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Jeanlouis

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MessageSujet: §§   Lun 12 Nov - 15:55

Merci à vous superbe post sur une page de l'histoire de notre très peu connu
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MessageSujet: Re: les huit mois où le front s'est figé   

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