Marsouins de France et d'outre-mer

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 QUI ETAIT L’ANCIEN LEGIONNAIRE BRUCKNER

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bruno
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bruno

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MessageSujet: QUI ETAIT L’ANCIEN LEGIONNAIRE BRUCKNER   QUI ETAIT L’ANCIEN LEGIONNAIRE BRUCKNER I_icon_minitimeJeu 25 Fév - 18:48

QUI ETAIT L’ANCIEN LEGIONNAIRE BRUCKNER

QUI ETAIT L’ANCIEN LEGIONNAIRE BRUCKNER ?
Engagé volontaire pour la durée de la guerre

Robert
Bruckner est né le 10 décembre 1915 à Vienne en Autriche , par la suite
ses parents résidèrent à Mulhouse dans le Haut Rhin. Ils avaient
certainement dû fuir l’Autriche à la suite de l’ « Anschluss » en 1938
pour se réfugier en France.
Robert Bruckner s’engagea le 6
septembre 1939 à l’Intendance de Belfort au titre de la Légion
étrangère pour la durée de la guerre. Il fut affecté au centre
d’instruction de la Valbonne dans l’Ain le 17 septembre, puis rejoignit
la 5e compagnie du 12e Régiment Etranger d’Infanterie.
Il participa
probablement à la défense de Soissons le 6 juin 1940 où son régiment
perdit au combat le tiers de son effectif et fut encerclé par l’ennemi
le 7 au soir. Pendant 12 jours, ce qui restait du 12e R.E.I. a mené le
combat dans sa retraite et le légionnaire Robert Bruckner fut fait
prisonnier à Gien dans le Loiret le 18 juin, mais il réussit à s’évader
deux jours plus tard .
Au cours de son affectation à la Légion,
Robert Bruckner fut cité à l’ordre du régiment N° 15 ce qui lui valut
la croix de guerre avec étoile de bronze.


Son arrestation à Lyon sous l’occupation
Ayant
été démobilisé, il s’était fixé à Lyon dans le courant de janvier 1942
et s’étant marié avec Mademoiselle Renée Pilaz , il ouvrit une
chemiserie au 83, rue Pierre Corneille.
D’après une enquête menée
par un officier de la sûreté urbaine de Lyon et datée du 31 mai 1956,
le couple fut arrêté le 4 août 1944 par la Milice et interné au fort de
Montluc dans la baraque dite « des juifs ». Une compagne de détention a
précisé que Madame Bruckner, le 17 août au matin, à travers la paroi de
la baraque où elle était détenue, avait entendu appeler le nom de son
mari et que cet appel renouvelé le 18 ne laissait aucun doute sur le
sort qui lui était réservé. [/size]


Les massacres des 18 et 20 août 1944
Les
internés de la baraque dite « des juifs » furent emmenés par les
Allemands le 17 août sur l’aérodrome de Bron pour réparer les dégâts
occasionnés par le bombardement aérien du 15 août. Il a été dit que
l’un des internés s’étant évadé, les Allemands annoncèrent qu’ils les
fusilleraient si l’évadé n’était pas retrouvé. Ce qu’ils firent après
la fin des travaux. Dans un document établi par un commissaire
divisionnaire, chef du service de Police Judiciaire, et daté du 14
septembre 1946, il est certifié que Monsieur Robert Bruckner a bien été
interné au Fort de Montluc par les autorités allemandes le 4 août 1944
et fusillé à Bron le 18 du même mois. Sur ce document figure le N° 91
qui doit être celui du cercueil. En outre le nom de Robert Bruckner est
inscrit aussi sur l’état des fusillés de confession israélite de la
baraque dite « des juifs » du Fort Montluc. C’est après la libération
de Lyon, sur l’aérodrome de Bron, dans le charnier E situé entre deux
hangars, que furent découverts 26 cadavres dont celui de Robert
Bruckner. Le corps de cet ancien légionnaire « Mort pour la France »
repose actuellement dans le cimetière de Caluire près de Lyon.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Trou
fait par une bombe devant le hangar du terrain d’aviation de Bron, dans
lequel fut découverte une partie des cadavres des fusillés du 18 août
1944. (Photo publiée avec l’autorisation de Mr Gabriel Véniat)

Son
épouse a été tuée le 20 août 1944 lors du massacre du fort de Côte
Lorette à Saint-Genis-Laval et c’est le lendemain, lorsqu’une
cinquantaine de corps à demi-calcinés ont pu être relevés, que seul
celui de Mme Héléne Bruckner a été identifié. Elle a été déclarée elle
aussi « Morte pour la France ».
Leur fille Hélène, née en 1943 à
Lyon, fut nommée en 1955 membre honoraire de l’Amicale des Anciens de
la Légion étrangère de la région lyonnaise, en même temps que le Frère
Benoît, bien connu des rescapés de Montluc.

Bibliographie : Documents de la Direction régionale des Anciens Combattants.

_________________
Et au Nom de Dieu, vive la coloniale.
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