Marsouins de France et d'outre-mer

Ce forum est dédié à tous les marsouins de France et d'Outre-mer, pour se retrouver, quelque soit le régiment duquel ils sont issus. Infanterie, Bigor, Cavalerie, parachutiste. et à tous nos frères d'armes.
 
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 Colonel Chateau-Jobert

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bruno
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Age : 58
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MessageSujet: Colonel Chateau-Jobert   Mer 17 Mar - 19:58

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Jean Château-Jobert est né à Morlaix (« S'ils
te mordent, mords-les ! »), le 3 février 1912. Son
père tué au front en 1915, pupille de la nation, il fait
ses études à Morlaix, au collège Stanislas à
Paris et au collège Saint Charles de Saint-Brieuc où deux
pleurésies successives l'empêchent de préparer
l'Ecole Navale. Après son service militaire qu'il effectue en
1934-35, il reste dans l'armée et suit, comme sous-lieutenant,
les cours de l'Ecole d'Application de l'Artillerie à Fontainebleau.
Affecté au 154ème régiment d'artillerie, il suit
les cours de l'école d'observateurs en avion de Dinan. Blessé
durant la campagne de France, il rejoint l'Angleterre et s'engage dans
les Forces Françaises Libres, à Londres, le 1er juillet 1940,
sous le nom de Conan. Lieutenant à la 13ème Demi-Brigade
de Légion Etrangère (DBLE), il se bat en Erythrée,
en Syrie et en Libye où il est blessé en février
1942. Le 7 novembre 1942, capitaine, il prend le commandement du 3ème
Bataillon d'Infanterie de l'Air (SAS) qui devient, en juillet 1944,
le 3ème Régiment de Chasseurs Parachutistes (RCP). Le
3ème RCP opère sur les arrières de l'ennemi, par
petites unités, dans des régions non encore libérées
du territoire métropolitain, du Poitou à la Bourgogne.
Chef de bataillon en décembre 1944, il transmet le commandement
du régiment au lieutenant-colonel de Bollardière

crée, par la
suite, le Centre Ecole de Parachutisme Militaire, basé à
Lannion, puis à Pau-Idron. Adjoint du colonel de Bollardière,
puis commandant de la Demi-Brigade Coloniale de Commandos Parachutistes
SAS, il est engagé à la fin de 1947 et en 1948, au Cambodge,
en Cochinchine et en Annam. Après un séjour à Vannes-Meucon
où il commande en second la 1ère DBCCP auprès du
colonel Gilles, il retourne en Indochine en 1950, comme lieutenant-colonel,
à la tête de la 2ème DBCCP, pour se battre
au Tonkin et en Cochinchine jusqu'en avril 1952.

Après un passage
en métropole, il est affecté à l'état-major
des Forces terrestres, maritimes et aériennes à Alger
de 1953 à 1955, puis, en novembre 1955, au commandement du 2ème
Régiment de Parachutistes Coloniaux (RPC), devenu peu après
le 2ème RPIMa, à Constantine. Colonel, lors de l'affaire
de Suez, le 5 novembre 1956, il est parachuté au sud de Port-Saïd
à la tête d'une partie de son régiment renforcée
de commandos du 11ème Choc et y atteint tous ses objectifs jusqu'à
l'ordre du cessez-le-feu. En 1957, il commande à Bayonne la Brigade
de Parachutistes Coloniaux où il succède au général
Gracieux. Dans les semaines qui suivent le 13 mai 1958, il y est en
liaison avec des délégués d'Alger, tel le commandant
Vitasse. En 1959-60, il est auditeur à l'IHEDN et suit les cours
du CHEM (Centre des Hautes Etudes Militaires). Affecté au Niger
en février 1961, il se solidarise avec les officiers qui, le
22 avril 1961, autour du général Challe, ont saisi le
commandement à Alger, ce qui lui vaut plusieurs mois d'arrêts
de forteresse.

Le 13 janvier 1962, alors
qu'il est affecté à l'état-major de l'amiral préfet
maritime de Cherbourg, il rejoint clandestinement l'Algérie et
se met aux ordres du général Salan, chef de l'OAS. En
charge du Constantinois, il y retrouve le lieutenant Michel Alibert
et y noue, en vue de leur ralliement, de nombreux contacts avec des
officiers supérieurs et subalternes des régiments qui
y sont stationnés, 13ème Dragons, 6ème Cuirassiers
et 2ème REC (Le général Multrier, commandant de
la zone Est Constantinois dira : « l'OAS progresse vite dans
le Constantinois quand Château-Jobert en prend la tête »).
Désapprouvant les « Accords Susini -Mostefaï »,
il quitte l'Algérie le 30 juin 1962 à bord d'un cargo
qui le ramène en métropole. Clandestin, en
France
et en Espagne, il continue son combat; en 1965, il est condamné
à mort par contumace. Il réapparaît à Morlaix
le 3 novembre 1968, après la première amnistie de juin
1968. Il poursuit son action aux plans politique, social et spirituel
en publiant plusieurs ouvrages d'analyse et de réflexion.

Le 16 mai 2001, le PC du
2ème Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine à
l'île de la Réunion, héritier direct du 2ème
RPC, , est baptisé « PC Lieutenant-colonel Château-Jobert »

Pierre Château-Jobert est
commandeur de la Légion d'Honneur et Compagnon de la Libération.
Il est titulaire de la croix de guerre 1939-45 avec 11 citations
et de la croix du Distinguished Service Order (D.S.O

_________________
Et au Nom de Dieu, vive la coloniale.
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Jeanlouis

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MessageSujet: §§   Jeu 18 Mar - 14:14

Merci Bruno, là je dis chapeau bas et grand respect pour cet OFFICIER maintenant DCD, il fait partit de cette race d'officier qui sont très peu nombreux à l'heure actuelle.
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Jeanlouis

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Localisation : Grasse - Alpes Maritimes

MessageSujet: Insigne   Jeu 18 Mar - 14:25

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L’insigne du 2e RPIMA créé par le Colonel Château-Jobert, il symbolise :

Le parachute des troupes aéroportées
Les ailes égyptiennes du badge SAS britannique
Le poignard arme spéciale des commandos avec la devise SAS « Qui ose gagne «
L’ancre d’or des Troupes de Marines
Les trois couleurs de la France


LE 2E RPIMA

Le drapeau du 2e RPIMA porte 2 inscriptions :

Indochine : 1947-1953 et Port Saïd : 1955
Croix de Guerre des TOE avec 4 palmes (4 citations à l’ordre de l’armée : 1950-1952-1953-1958)
Fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire avec olive des TOE

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LE LONG CHEMIN DES BERETS ROUGES DU 2 :

Bien que les traditions des SAS aient été reprises par le 1er RPIMA, on peut quand même
faire remonter la filiation du 2e RPIMA au 2e RCP (4e SAS) formé en Angleterre à partir des Compagnies de l’Air.
Le 2e RCP sera largué dans la nuit du 7 au 8 avril 1945 sur la Hollande dans le cadre de l’opération « Amherst « pour y semer le trouble chez l’ennemi. La guerre terminée il sera dissous et défilera à Tarbes le 2 octobre avec le béret rouge devant le brigadier britannique Calvert et le Général Bonjour.

L’INDOCHINE DES 2E BCCP et 2 BPC :

Un bataillon du 2e RCP rejoint le Constantinois en Algérie, un détachement sous l’appellation
de 5e BPIC sous les ordres du commandant Dupuis, gagne l’Indochine pour renforcer la ½ brigade de Parachutistes SAS.
Dès son arrivée, en novembre 1947 il prend le nom de 2e BCCP.
De nombreuses opérations se succèderont jusqu’à ce 9 septembre 1948 où le commandant Dupuis et le capitaine Poirier trouvent la mort dans une embuscade.
C’est le capitaine Trinquier qui prend le commandement et qui le conduira avec panache durant toute l’année 1949, jusqu’à ce que le 2e BCCP soit retiré des opérations, ramené en France et dissous le 1er janvier 1950.

Il sera recréé à St Brieuc le 1er février 1950 et dès son arrivée en Cochinchine en novembre 1950, il prend le nom de 2e GCCP (Groupement Colonial de Commandos Parachutistes) et opère au Tonkin.
En 1951, ce groupement prend le nom de 2e BPC (Bataillon de Parachutistes Coloniaux)
Que ce soit sous les ordres du commandant Toce qui le conduit dans nombre combats, notamment la bataille de Hoa Binh, que sous les ordres du capitaine Lenoir, le bataillon se couvre de gloire jusqu’en 1953, année durant laquelle il sera une nouvelle fois dissous et embarque pour la France décoré de la Croix de Guerre des TOE avec 4 palmes et de la fourragère aux couleurs de cette dernière.

L’ALGERIE, SUEZ, BIZERTE :

Le 1er octobre 1955, le 2e RPC voit le jour en Algérie, composé d’appelés et constitué d’éléments des 5e et 8e BPC dits « Blizzard » et du 1er BPC (autre unité de mon oncle et du moins de ce qu’il en reste) et de retour d’Indochine dont le commandant Ferrano prend le commandement, dans l’attente de l’arrivée de son successeur le lieutenant-colonel Château-Jobert dit « Conan ».

En novembre 1956, en deux vagues, Conan et une partie du régiment sautent sur Port Saïd, tandis que son adjoint le lieutenant-colonel Fossey-François, saute sur Port Fouad lors de l’opération de Suez.
En janvier 1957, sous les commandements successifs des colonels Château-Jobert et Fossey-François, le 2e RPC est engagé victorieusement dans la bataille d’Alger avec pour mission de pacifier le secteur de Maison Carrée. Les colonels Le Mire (1958/1960), qui verra son unité prendre le nom de 2e RPIMA (Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine) et Toce (1960/1961) se succèderont ensuite à la tête du régiment.

Le 11 juillet 1961, le 2e RPIMA commandé par le chef de bataillon Mollo, est mis en alerte en vue d’une intervention sue la base stratégique de Bizerte que les forces tunisiennes menacent d’investir.

Le 19 juillet, à 16h14, les Nord 2501 décollent de Blida.
A 18h15 les 2e et 3e compagnies aux ordres respectifs des capitaines Besse et Subrégis
sautent sur Bizerte, à proximité du terrain d’aviation.

Le reste du régiment est aérotransporté ainsi que le 3e RPIMA .
Les combats font rage mais les français en sortent vainqueurs.

1962 voit la fin de la guerre d’Algérie
Le 15 juin, le 2e RPIMA quitte cette terre qui fut française, embarque à Bône et se trouve installé à Saint Avold où il est dissous une 4ème fois le 15 juillet.

Le 2e RPIMa est recréé le 1er janvier 1965 à Ivato (Madagascar) à partir du 5e bataillon parachutistes d'infanterie de marine.
Il rejoint La Réunion en 1973 où il intègre en son sein la 2e compagnie de Bourbon, compagnie de tradition de l'île et dont un grand ancêtre est le régiment des volontaires des Bourbons (1799). Depuis La Réunion, il participe à diverses opérations : Djibouti (1993/1994) Comores (1990) Rwanda (1994) Comores, opération Azalée (1995/1996).
Le 2e RPIMa fait la démonstration de ses savoir-faire lors de l’exercice inter-armées Bizerte 2008 sur la zone de sauts de L’Etang-Salé sur l'île de la Réunion.
Le 20 mai 2009, le 2e RPIMa effectue un saut en parachute au-dessus de la baie de Saint-Paul avec le GAM (Groupe d'assaut par mer).
Le 7 octobre 2009, le régiment participe à un exercice militaire de grande ampleur en baie de Saint-Paul .

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Insigne du 2ème B.C.C.P

Voila juste un petit complément en condensé de l'Historique de se prestigieux Régiment qui fut commandé par "CONAN"
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Euvrard

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Date d'inscription : 02/08/2015

MessageSujet: Re: Colonel Chateau-Jobert   Sam 12 Sep - 13:43


Décédé 29 décembre 2005 (à 93 ans) à Caumont-l'Éventé (Calvados).
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MessageSujet: Re: Colonel Chateau-Jobert   

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Colonel Chateau-Jobert
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