Marsouins de France et d'outre-mer

Ce forum est dédié à tous les marsouins de France et d'Outre-mer, pour se retrouver, quelque soit le régiment duquel ils sont issus. Infanterie, Bigor, Cavalerie, parachutiste. et à tous nos frères d'armes.
 
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 Unités mixtes ou autochtones

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bruno
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bruno

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MessageSujet: Unités mixtes ou autochtones   Unités mixtes ou autochtones I_icon_minitimeSam 13 Fév - 18:29

bonsoir les marsouins


Unités mixtes ou autochtones

Supplétifs Militaires

En
1945 et 1946, les volontaires recrutés au gré des circonstances ont été
rassemblés en groupes. On cite les partisans du Haut Donnai, de Long
Dien près de Baria, de Muong Laï, les miliciens lao de Ban Koen et les
Nungs de la zone côtière. En 1947, des compagnies sont organisées. Dans
un premier temps, le commandement semble n'avoir qu'une connaissance
très approximative de ces formations. Ainsi lors de l'affaire de Dong
Khé le 18 septembre 1950, l'Etat-Major déclare "que le poste était tenu
par 200 légionnaires et 10 artilleurs" et ajoute "qu'il croit savoir
sans en être certain qu'une compagnie de partisans se trouvait dans la
bourgade". Par la suite, aucun communiqué ne cite ces Tonkinois.


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En
1951, le commandement avance le chiffre de 349 compagnies de supplétifs
pour les TFEO et de 497 pour les armées nationales. A cette époque
112.500 irréguliers sont soldés.

L'absence ou l'imprécision des archives rend difficile l'étude de ces unités, même région par région.
-
Au Tonkin :
Outre les Thaïs, les premiers ont été les 900 supplétifs emmenés en
mars 1946 par la 9ème DIC de Cochinchine à Haïphong en dépit des ordres
donnés. Ces hommes sont de retour à Saigon le 20 mars 1946. Ensuite, le
recrutement de Tonkinois est effectué. Ainsi lors du repli de la
garnison de Cao Bang en octobre 1950, deux compagnies supplétives
accompagnent la colonne Charton. Une de ces formations placée sous les
ordres du lieutenant Villard et "oubliée" à Qui Chanh reprend la cote
477. C'est un des très rares succès tactiques de cette catastrophique
opération. Les compagnies légères de supplétifs militaires du Tonkin
ont été numérotées de 1 à 500. Le plus souvent ces troupes n'ont jamais
opéré à un échelon supérieur à celui de la compagnie. Cependant, le
groupement des formations indochinoises du secteur de Cao Bang aligne
en 1948 cinq compagnies. En 1950, les partisans des Evêchés de Bui Chu
et de Phat Diêm sont rassemblés en groupements mobiles autonomes n°1 et
2, plus tard transformés en BVN 16 et 18. En 1951, le groupe de
supplétifs spéciaux n°1 est mis sur pied à Kiên An avec des effectifs
approchant ceux d'un bataillon. Cette formation a d'ailleurs été à
l'origine de la création, dans l'Armée Nationale Vietnamienne, des Tieu
Doan Kinh Quan ou bataillons légers. Enfin le 1er février 1953, le 1er
groupement mobile de partisans Thaïs fort de 24 compagnies voit le jour
à Laï Chau.
Parmi les plus
glorieuses CLSM tonkinoises on peut signaler la 11e de l'adjudant
Vandenberghe citée à l'ordre de l'Armée, la 150ème du lieutenant Nghiem
Xuan Toan, la 284ème de l'adjudant Peyrol qui, en octobre 1952, se
sacrifie à Muong Chen pour couvrir le repli du 6ème BCPC et enfin les
263ème et 264ème CLSM rattachées au BMI.
- En Annam : les compagnies de supplétifs sont répertoriées de 500 à 700, la plus célèbre étant la 610ème du capitaine Raphanaud.
- Au Laos :
où dès 1945 affluent les volontaires khas, laos et méos, les unités
d'irréguliers revêtent des aspects divers. Elles sont groupes de
partisans au début puis, en 1948, "soums", mot laotien signifiant
groupe, de 60 "soumiers". Ces troupes portent un numéro dont le chiffre
de la dizaine correspond au BCL de rattachement. Le 1er septembre 1950,
les "soums" deviennent compagnies légères supplétives laotiennes ou
compagnies de contre-guérilla. Il y a alors 17 CLSL identifiées de 101
à 117 puis de 851 à 867. En 1954 il y aura 19 compagnies de supplétifs
militaires, la première étant la 850ème et la dernière la 868ème.
- Au Cambodge : les unités de partisans sont numérotées dans une série débutant à 800.
- En Cochinchine : l'effort d'organisation des irréguliers est très tôt entrepris.

Ainsi
dès 1946, on peut noter l'existence de bureaux de supplétifs de zone et
de quartier destinés à l'administration de ces recrues. Ces dernières
sont incorporées en détachement de supplétifs de l'Armée Française
(DSAF) numérotés à partir de 1. Plus tard, il existe des détachements
de supplétifs de l'Armée Vietnamienne dont le plus célèbre est le
détachement de supplétifs spéciaux formé de 200 captifs viêt minh
libérés par Bao Dai. Ces hommes ont pour mission de neutraliser les
effets du Dich Van, service de propagande ennemi.
Le
28 janvier 1952, les CLSM sont créées et numérotées dans une suite
débutant à 700. Ces formations sont transformées en 91 compagnies FTEO
le 1er juin 1954. Il faut noter également au Sud Vietnam la présence de
55 brigades caodaïstes structurées en 26 dai doi (1) et de 8 compagnies
de la même secte identifiées de 1 à 63. Les Hoa Hao alignent 23 dai doi
répertoriés de 4 à 99, les trung doi (2) 107 et 108 et une brigade
d'amazones commandée par la redoutable Le Thi Cam épouse de Tran Van
Soai, grand chef de la confrérie (3). Les Binh Xuyen de Bay Vien sont
restés organisés en bandes. Les 80 Unités Mobiles de Défense des
Chrétientés équivalent à 38 CLSM ; incorporées dans l'Armée
Vietnamienne, elles ont formé entre autres le 17ème BVN. En 1952, il
existe un 1er Bataillon Mobile des UMDC ainsi qu'un groupe
d'intervention. Le journal "Tieng Ken", "la voix du clairon", présente
le chef d'état major de ces deux dernières formations comme un officier
"qui ne boit pas, ne fume pas, ne joue pas aux cartes et sait être
sévère ou généreux quand il le faut".

Les Commandos
Dès
le début des hostilités, des commandos entraînés aux Indes dans le
cadre de la Force 136 ou venus de Ceylan avec le 5ème RIC opèrent dans
la péninsule indochinoise. Ces formations comportent à l'origine un
certain nombre d'Indochinois. Parfois ceux-ci déçoivent, tels les
Annamites du SAS B3 qui, "contaminés par la propagande de marchandes de
légumes", déclarent le 7 octobre 1945 à Saigon ne pas vouloir combattre
leurs frères de race. Ces corps recrutent ensuite surtout des Laotiens
et des Montagnards. Ainsi sont constitués le 1er Commando
Franco-Laotien, le 2ème Commando de Chasseurs Laotiens, le 3ème
Commando Franco-Rhadé, les 4ème, 5ème et 6ème Commandos Franco-Laotiens
et le Commando de Cavaliers du Tran Ninh, tandis qu'en pays Thaï se
trouve le Commando Tho du Capitaine Cuq. Au Cambodge combattent le
Commando Blindé et les Commandos 3, 4 et 5, ce dernier étant à base de
Légionnaires, et ensuite le Commando n°8 transformé en 3ème puis lère
Compagnie. La moitié des effectifs de cette dernière sont des Khmers.
A
partir de 1948, on assiste à la naissance de multiples commandos, tels
ceux nommés Do Huu Vi, Ngo Quyen, Le Loi et Quang Trung en Annam. Le 15
janvier 1950, 23 commandos se trouvent au Sud Vietnam. Dans la majorité
des cas, les Européens et les Indochinois qui les forment, provenant de
CLSM transformées, n'ont pas reçu l'instruction adéquate à ce type de
formation. La Marine Nationale qui a engagé dans la péninsule des
unités de cette sorte s'insurge d'ailleurs contre ce manque de
compétence lorsqu'il s'agit de jaunir ses propres commandos. Elle fait
alors remarquer que les matelots français spécialisés ont été l'objet
en métropole et en Algérie d'un entraînement très complet de six mois,
alors que les marins auxiliaires locaux n'ont bénéficié que de trente
jours de mise en condition. En outre, l'Etat-Major s'élève à plusieurs
reprises contre la dévalorisation du terme commando ; par exemple début
1949 une compagnie commando existe au BM du Ier RIC.
Par
la suite, le Ier Bureau s'efforce de réguler la mise sur pied de ces
corps. Ainsi, le 2 juillet 1951, le général de Lattre de Tassigny
ordonne la création au Nord Vietnam de 8 commandos de supplétifs
encadrés par des personnels formés par les troupes aéroportées.
Quelques jours après, ce chiffre est porté à 30 puis à 45 unités, ayant
un effectif de 9 Français et de 120 Tonkinois. L'Annam est doté de 6
commandos. Ils sont dits de choc, de zone ou de débarquement. Il existe
aussi des commandos de l'Armée de Mer, dits commandos marins ou
compagnies légères d'accompagnement.
Les
commandos ainsi réglementairement constitués bénéficient de conditions
d?armement, d'encadrement, d'habillement, de solde et de souscription
de contrats plus favorables. Ils reçoivent des missions bien
déterminées. Une école de commandos fonctionne à Vatchay, administrée
par le Commando 45. Toutes ces unités sont numérotées dans une série
ininterrompue, ceux dits de débarquement l'étant à partir du numéro 60.
Parmi les plus connues de ces troupes, on peut citer :
Au Tonkin :
-
Le Commando 10 du 2ème BEP nommé également Commando de Préville voire
Commando Leyon, c'est-à-dire lion prononcé à la vietnamienne.
-
Le Commando 13 sous les ordres du capitaine Delayen puis du lieutenant
Bui Pho Chi dit Roger, deux fois cité à l'ordre de l'Armée.
- Le Commando 17 du lieutenant Henry, cité à l'ordre de l'Armée.
- Le Commando 20 à base de supplétifs Muong.
- Le Commando 23 formé d'Africains et de Tonkinois, sous les ordres du lieutenant Rusconi dit "Le Sanglier".
- Le Commando 24 de l'adjudant chef Vandenberghe, cité à l'ordre de l'Armée.
- Le Commando de débarquement 61 du lieutenant Forray, actuel Grand Chancelier de la Légion d'Honneur.
- Les Commandos Thaïs du lieutenant Wieme de Ruddere, ayant agi dans la cuvette de Diên Bien Phu en 1953 et 1954.
D'autres
unités semblent avoir été dépourvues de numéro, tel le Commando
Lasserre dit également Peloton de Reconnaissance de la Zone Ouest
opérant dans le Ha Dong, ou le Commando Robert.
En Annam :
- Le Commando Conti-Cavalerie du Ier REC.
- Le Commando Le Loi du Ier REC.
- Le Commando de Cu Lao Rê.
- Le Commando d'Annam Voisard.
- Le Commando 535.
-
En 1953, le 1er Groupe de Commandos supplétifs voit le jour. Beaucoup
de ses hommes sont issus des CLSM 525,534, 535 et 544. Sur les Hauts
Plateaux, les commandos nomades montagnards du capitaine Vitasse
opèrent avec le 19ème Goum du 8ème Tabor Marocain.
En Cochinchine :
4
commandos Hoa Hao sous les ordres du capitaine Charvet sont mis sur
pied le 4 novembre 1947. La plus ancienne et la plus célèbre unité
d'élite est le Commando Bergerol. On peut aussi citer le Commando Hoa
Hao Fransecur, le Groupement des Commandos Spécialisés de Thu Duc, les
Commandos des Plantations 23 P, 40 P, 43 P,47 P et 48 P ainsi que le
Commando 716 des UMDC.
Dans la
Marine, à partir de mai 1953, les Commandos Dominé, Jaubert, Montfort,
Ouragan, Sénée et Tempête ont été jaunis avec des partisans originaires
du Thanh Hoa et de Cu Lao Rê. Un groupement de commandos supplétifs de
la Marine a existé au Tonkin.
Pour
la petite histoire, il convient de préciser que des commandos
cynophiles ont été constitués et numérotés 5 au Laos et de 6 à 9 au
Tonkin. Les Indochinois maîtres de chien y sont dénommés
cyno-commandos. Un compte rendu établi par un officier du I/24ème RTS
reflète l'ébahissement du rédacteur en voyant débarquer dans son poste
"un vétérinaire de 46 ans uniquement occupé de la santé de ses
toutous". Le praticien annonce au lieutenant éberlué "que ses animaux
sont dépourvus de flair en climat humide". Comme la zone d'action est
constituée de rizières bordées par le Fleuve Rouge et les Rivières
Claire et Noire "les Médors amenés à grands frais n'ont plus qu'à
dormir".

Le Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés
Le
général de Lattre de Tasssigny ayant constaté "de sérieuses déficiences
dans le domaine des renseignements en Indochine", un service action
voit le jour le 7 avril 1951. Le 1er mai suivant, l'organisme
d'exécution de la formation est baptisé GCMA. La doctrine d'emploi
consiste tout d'abord en la mise sur pied de maquis thaïs et thos, sur
les arrières de l'ennemi. Le premier chef de corps est le
lieutenant-colonel Grall remplacé ensuite par le chef de bataillon
Trinquier. Au cours de son existence le GCMA a agi en zones nord-ouest
et côtière du Tonkin, au Laos, sur le littoral de l'Annam et les Hauts
Plateaux et dans une moindre mesure au Cambodge et en Cochinchine.
Devenu
Groupement Mixte d'Intervention le 1er décembre 1953, l'organisme, qui
comporte un état-major, une compagnie de commandement et trois sections
opérationnelles aériennes, est structuré en quatre représentations
régionales au Tonkin, au Centre et Sud Vietnam, ainsi qu'au Laos. En
outre, deux antennes fonctionnent à Phong Saly et sur les Hauts
Plateaux. Il dispose aussi de deux centres d'instruction à Ty Wan près
du Cap Saint-Jacques et à Cu Duong au Tonkin. En 1953, les effectifs
théoriques autochtones comprennent 2 officiers, le capitaine Ly Seo
Nung et le lieutenant Hoang Lung, 620 sous-officiers et tirailleurs
ainsi que 2.400 supplétifs. Lors de sa dissolution, le 21 juillet 1954,
il n'aligne plus que 36 réguliers, 25 irréguliers et 2 chiens de
guerre. Par contre, il anime et entretient 20.000 maquisards, le double
de cet effectif étant prévu à l'automne 1954.
Sur
le terrain, les hommes du GMI appartiennent à des centaines, des
cinquantaines et des trentaines. Au cours du 2ème trimestre 1953, ils
sont organisés en groupes de commandos numérotés dans la série 200 au
Laos, 500 sur les Hauts Plateaux, les 502ème et 503ème étant constitués
de Hrés. En Centre Annam, ces petites unités portent le numéro 300, 316
pour l'ethnie Dié, 400 au Cambodge et 600 au Sud Vietnam.
Par
définition, la structure d'un mouvement clandestin est difficile à
reconstituer. On peut cependant citer parmi les rassemblements le plus
souvent évoqués :
- Au Tonkin,
les maquis Chocolat du célèbre chef borgne Cho Quan Lo, Colibri, Aiglon
et Calamar installés dans les massifs de Long He et de Co Tonh entre Na
San et Diên Bien Phu. Cardamome à 50 kilomètres au nord de Lai Chau.
Ensuite viendront les rassemblements Pavot, Corail, dans la région de
Luc An Chau, Ibiscus, Banane et Potiron.
- Au Laos,
les missions Malo dans le secteur de Xieng Khouang, Servan près de Sam
Neua, Sangsue et Normandie en Pays Thaï rouge, Gascogne, Soja, Condor,
Vautour, Gamma, Aréquier et Rodeur.
Il
est arrivé que, pour des opérations ponctuelles, des unités du GMI
soient rassemblées. C'est notamment le cas en août 1953 d'un groupement
de 3.500 hommes qui a protégé le repli de Na San. Le 3 octobre 1953,
600 maquisards sous les ordres du lieutenant supplétif Se Co An
entreprennent l'opération Chau Quan Tin du nom du Ly Truong (4)
assassiné à Cha Pa par le Viêt Minh. Assisté d'un commando de 60 hommes
parachuté avec le lieutenant Pham Duc Long, les maquisards reprennent
Coc Leu près de Lao Kay, en tuant 150 adversaires.
Lors
du cessez-le-feu, certains maquis restent sur le terrain. En
particulier, ceux dont les membres ont formé, le 15 avril 1954, le
Comité de Libération du Haut Fleuve Rouge. Jusqu'au 27 juillet 1954,
date où ils sont abandonnés à leur sort, l'aviation française fait un
effort particulier pour les ravitailler en armes et munitions. Le GCMA
a été cité à l'Ordre de l'Armée.

Les Gardes et les Unités Paramilitaires
Certaines
de ces formations, encadrées par des militaires français, ont été
entretenues au sein des TFEO jusqu'en 1949, année où la plupart ont été
confiées aux gouvernements nationaux. C'est le cas des unités énumérées
ci-après :
- Garde des voies ferrées du Vietnam et du Cambodge.
- Autodéfense des exploitations industrielles du Tonkin.
- Milices administratives du Cambodge.
- Partisans civils laotiens.
- Garde Républicaine Cochinchinoise,au sein de laquelle servent des gendarmes de la Iére LMGR.
- Groupe d'Escadrons Cochinchinois et de la Garde Montagnarde, soutenu par la 2ème LMGR.
- Garde Frontière de l'Est et de l'Ouest Tonkinois encadrés par la 3ème LMGR.
Enfin, il faut préciser qu'en 1949 les autodéfenses des plantations et des villages armés représentent plus de 30.000 hommes.
Cette
longue énumération, non exhaustive, des corps de troupe mixtes ou
autochtones permet d'évaluer les très importants effectifs indochinois
présents dans les rangs des TFEO. Les natifs de la péninsule y servent
en arborant traditionnellement l'ancre des Troupes Coloniales ou la
grenade à sept flammes de la Légion Etrangère, mais aussi les insignes
de bataillons de marche d'infanterie métropolitaine, de régiments
nord-africains, de chasseurs à cheval, cuirassiers, dragons et spahis,
voire de chasseurs à pied parachutistes.
De
nos jours les vétérans indochinois n'ont pas oublié ces unités. Ainsi,
le 14 juillet 1989, 20 Khmers ayant servi dans l'Armée Française ont
été invités à une réception organisée au PC du bataillon français
détaché au Cambodge. D'après un témoin "les voix de ces hommes
retrouvaient un français hésitant. Quelquefois le corps cité n'avait
qu'un numéro mais le matricule fusait sans hésitation". L'un deux se
présente ainsi à l'adjudant-chef Antoine du 8ème RPIMA "Caporal Chao
Soun, matricule... 8ème bataillon. capitaine Touette" (5). Un peu plus
tard cet ancien gradé rescapé de la bataille de Diên Bien Phu met
prestement sur sa tête le béret rouge du sous-officier très ému et
refait sans hésitation les gestes du salut militaire, puis il ajoute :
"La France, pas moyen partir".

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Colonel Maurice RIVES

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Et au Nom de Dieu, vive la coloniale.
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